EPSP: L’ITP-Gombe en quête de bibliothèque scolaire

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L’Institut technique professionnel de la Gombe (ITP-Gombe) éprouve un manque criant de bibliothèque scolaire. Pour remédier à cette carence, le préfet de l’établissement, Mme Gabrielle Kalete lance un appel au Gouvernement de la République et aux partenaires au développement. Car, insiste-t-elle, ouvrir au sein de cet institut une bibliothèque scolaire adéquat, c’est amplement contribuer à l’amélioration qualitative de la formation d’environ huit-cents 800 élèves qui en constituent l’effectif. L’ITP-Gombe, pour rappel, est une école officielle (depuis 1987), établi sur l’avenue des Sciences, à Lingwala. Quatre options techniques y sont dispensées, en plus du secondaire général.

La bibliothèque scolaire offre l’avantage d’exposer des documents écrits, dont le livre, en un lieu accessible à un plus grand nombre, et de les rendre disponibles pour tous. Pour le personnel enseignant et pour les enseignés, la bibliothèque scolaire permet de trouver des précisions aux mots nouveaux. Et, en tant qu’outil, cela oriente les chercheurs grâce à la richesse des références des ouvrages et son accessibilité pour tous. A ce titre, la bibliothèque scolaire est une source de données pour quiconque y accède.

La conséquence directe du manque de cet outil est donc l’inefficacité relative du système éducatif congolais. Car, dépourvu de base de données et de références, l’enseignement sera quelque peu imprécis ou incorrect, et les recherches scientifiques par conséquent, inexistantes. En outre, le manque de bibliothèque scolaire est un frein au développement intellectuel, dû notamment à la disette de goût de la lecture.

Cela étant, il y a lieu d’encourager les promoteurs et gestionnaires d’écoles à s’inspirer de la politique mise en œuvre par le Gouvernement de la République, celle consistant à redonner vie à cet outil indispensable à l’encadrement des élèves. C’est donc le cas pour l’ITP-Gombe qui se veut une grande école technique à vocation continentale.

Avec un effectif de plus de 800 élèves, cette école à vocation technique a aujourd’hui plus que jamais, grandement besoin d’une bibliothèque scolaire, en plus de ses vingt-cinq (25) salles de classe. Puisqu’avec ses quatre (4) options techniques organisées : l’électricité, l’électronique, la mécanique générale et la mécanique automobile. Il est souhaitable que les élèves aient large vue des matières dispensées. Car ils sont appelés un jour à créer, pour être compétitifs dans la vie pratique. Plus on lit, plus on alimente la créativité et l’imagination, affirme-t-on en pédagogie.

Voilà pourquoi le préfet des études de l’ITP-Gombe, Mme Gabrielle Kalete sollicite du Gouvernement de la République et des partenaires au développement la mise en place d’une bibliothèque scolaire (voire numérique) au sein de cette école technique, devenue officielle depuis 1987 après avoir fonctionné sous statut privé, dès sa création en 1964.

L’internet ne remplace pas la bibliothèque

Au moment où l’Internet et les jeux vidéo occupent grandement le temps des enfants, la bibliothèque scolaire est malheureusement en perte de vitesse, en tant qu’entité intégrée à l’école. L’Internet est sans doute, l’une de ces principales innovations qui a rendu la planète plus petite, et a facilité le monde scientifique dans les domaines de recherches.

Cependant, en dépit de ses avantages multidimensionnels et multisectoriels, l’Internet est loin de se substituer à la bibliothèque scolaire. Un argumentaire permet de démontrer cette évidence : l’Internet n’est pas accessible à tous, suite à son coût élevé qui n’est pas à portée de toutes les bourses ; pour naviguer à l’Internet, cela nécessite de l’individu une formation supplémentaire, quel que soit son niveau d’instruction ; d’autres internautes se bornent aux réseaux sociaux dont notamment « Face book », aux sites pornographiques et à la découverte de stars.

En s’y attardant, ils ne saisissent guère l’opportunité d’acquérir de nouvelles connaissances.

L’amélioration de l’enseignement implique une politique d’initiatives

En RD Congo, l’éducation s’enfonce dans le ravin. Cette situation interpelle les acteurs politiques, pour qu’ils multiplient d’initiatives. L’on constate une détérioration criante de ce secteur pourtant-clé, pour l’avenir de la nation. « L’on devient homme que par l’éducation, l’homme est le reflet de ce que l’éducation a fait de lui », dixit Emmanuel Kant.

L’attention accordée à l’éducation en RD Congo s’avère encore géante, sa taille laisse à désirer. Il n’y a que désolation et regret quand on pense que le destin de tout un peuple se volatilise comme ça en toute légèreté. L’Etat congolais, n’envisage que peu de solutions quant à l’amélioration de la qualité de l’enseignement jugée en deçà du standard africain et la qualification de nombre d’enseignants.

Voilà pourquoi, dans la structure des écoles aujourd’hui en RD Congo, il n’y a pas de place pour des bibliothécaires qui soient payés en tant que tels. Ce qui pousse à affirmer que le concepteur du système éducatif congolais (postcolonial) ne l’a pas prévu du tout.

Dans de rares écoles de la capitale où l’on puisse la trouver, la présence d’une bibliothèque scolaire fait donc penser à une politique de partenariat entretenu par l’école, en vue de son rayonnement.

(Lepetit Baende)

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