Environnement et hébergement

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Les déplacés de guerre de Maluku et Sicotra déplorent leurs conditions de vie

Ils sont plus de 300 personnes (femmes, hommes et enfants). Leur âge varie entre 18 et 75ans. Ce sont des femmes et des hommes qui ne savent plus aujourd’hui où donner de la tête afin de rentrer dans leur droit. Ce sont des déplacés de guerre en provenance du Soudan et de Kisangani par la province Orientale, de Goma (Nord Kivu), de Bukavu (Sud Kivu), de Karawa (Equateur), de Kotakoli (Equateur), de Basankusu (Equateur), de Gemena (Equateur), de Gbadolite (Equateur), de Businga (Equateur), de Lisala (Equateur), Kalemie (Katanga), de Lodja (Kasaï Oriental), etc. Ils se retrouvent à Kinshasa depuis 1999…

A leur arrivée progressive dans la capitale congolaise, en attendant leur réinsertion définitive, les autorités avaient jugé bon de les héberger d’abord à deux endroits précis dans la commune de la N’Sele aux sites « Sicotra » à Kinkole/Lokali ainsi qu’à Nganda Mosolo dans la commune de Maluku.

Au moment opportun, le gouvernement congolais, soucieux du bien-être de la population avait pris la résolution par le biais du Ministère des Affaires foncières, avait opté pour le lotissement de la Cité de la Paix du côté de Mokali dans la commune de Kimbanseke où des parcelles de terre devraient être attribuées aux déplacés de guerre recensés, mais hélas ! Tel n’a pas été le cas. Des Congolais ont commencé à vivre dans leur propre pays comme des immigrés à la recherche d’une terre d’asile pour les accueillir et nonobstant leurs nombreuses descentes au bureau du Comité des Déplacés de Guerre d’Agression, CDGA. Pour en savoir un peu plus sur leur situation et en avoir aussi une idée sur les travaux de construction qui se déroulent au site « Cité de la paix Cardinal Malula », ils se butent toujours à un point de non recevoir. Or, c’est en tant que structure d’encadrement des déplacés de la guerre d’agression se trouvant dans la ville de Kinshasa que le « CDGA » avait sollicité et obtenu pour le compte de ces déplacés le lotissement du site BONO pouvant couvrir 1.500 maisons. C’est en reconnaissance aux bienfaits de l’Eglise catholique à l’endroit de ces déplacés que ce comité avait baptisé ce site « Cité de la paix Cardinal Etshou ». C’est faisant dace aux difficultés de satisfaire aux frais inhérents à ce lotissement que le «CDGA » a sollicité un partenariat auprès de l’Abbé Oswald Bagaza Bala, administrateur directeur de l’ONG « Action pour la Solidarité et le Développement », ASODEV, qui avait signé en date du 13 décembre 2013 un Protocole d’Accord avec le « CDGA » allant dans le cadre de la préoccupation du déplorable sort des déplacés de guerre hébergés aux sites Sicotra et Nganda Mosolo. Malheureusement au terme de ce partenariat couronné par un Protocole d’Accord signé entre les deux parties le « CDGA » devrait céder à l’homme de Dieu des portions de terre afin d’y ériger des centres de santé et des écoles. Curieusement, depuis lors, l’Abbé Bagaza Bala, avec la passivité des membres de « CDGA », s’est révélé mal intentionné au point de détourner les prescrits de cet accord dont il se tangue aujourd’hui, non seulement d’en être l’initiateur mais aussi d’en changer unilatéralement la dénomination. Et comme si cela ne suffisait pas, il vient même d’oser opérer des morcellements sur ce site et de les vendre.

Voilà pourquoi, les efforts mener par les membres du comité de crise de déplacés de guerre avec leur tête MM Bakenga Selemani (président) et Lotika Loleka (1er Secrétaire), n’ayant apporté aucun fruit escompté et que l’Abbé Oswald Baga Bala, homme de l’Eglise censé protéger les déplacés dont des personnes vulnérables contre des abus, s’évertue à les nuire en détournant simplement le bien que le gouvernement a mis à la disposition de ces personnes démunies, après avoir toqué à toutes les portes sans succès pour revendiquer leur droit en tant que déplacés internes et face aux intempéries et autres calamités auxquelles ils sont exposés, ces derniers ont pris la résolution de contacter le camarade Kololo Makubi Mukangu Timothée (sur la photo aux côtés de Bakenga Selemani) , le président fédéral du RCD dans le Tshangu et président de l’ONG « Les Amis d’Azarias », « AAA » afin de plaider leur cause au niveau des instances supérieures. Dans l’ensemble, il y a plus de 300 familles de déplacés internes dont 118 sont en errance à Nganda Mosolo et 200 à « Sicotra ». Tous, dont de nombreux enfants, son abandonnés dans la nature. Devenus des clochards dans la ville de Kinshasa avec le risque d’en faire des « kuluna » puisque n’ayant aucun moyen de survie cette frustration les a rendus névrosés si bien que pour vivre il y a risque qu’ils recourent au viol, au vol, à la brutalité…

(Kingunza Kikim Afri  )

 

 

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