Entretien, Omar Defunzu : « Pas facile d’organiser des événements en Afrique »

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Organisateur d’un Festival de l’humour de Libreville et humoriste, Omar Defunzu, lors de son passage à Kinshasa, s’est penché sur l’évolution des jeunes humoristes congolais, les péripéties rencontrées par les organisateurs des activités culturelles en Afrique et la part de l’humour dans l’intégration sociale.

Dans les lignes qui suivent, cet échange avec cette figure de proue de l’humour au Gabon.

Quelle image retenez-vous de ce Festival Toseka 2015 ?

Kinshasa avec son Festival Toseka, mobilise de plus en plus de monde. Puisque l’année dernière en 2013, il n’y avait pas cette influence qu’il y a eu cette fois-ci. Par la communication qui a commencé depuis un long moment sur Internet avec les ateliers organisés du festival Toseka, j’ai vu que ça va. Déjà, j’étais très content de savoir que la jeune génération d’humoristes montante était aussi sur l’affiche principale du festival.

Avant Kody Kim, vous êtes le premier à les avoir encadrés. Avez-vous apprécié la prestation de ces jeunes congolais ?

Oui, il y a eu une nette amélioration parce que l’objectif d’un être humain, c’est de pouvoir d’avancer. Pour moi, c’est un vrai plaisir d’avoir contribué à l’éclosion de nouveaux talents qui sont les jeunes humoristes congolais.

Vous êtes opérateur culturel au Gabon. Est-il facile là-bas d’organiser un festival surtout de l’humour ?

Bon, tous les évènements ne sont pas faciles à organiser. Le plus important, c’est d’avoir des partenaires qui vont vous permettre de réaliser vos projets. Et C’est ça le gros problème en Afrique. Mais je suis très heureux de savoir qu’ici à Kinshasa, le partenariat est un peu plus avancé qu’au Gabon. Pour ma part, le festival international de l’humour de Libreville, c’est peut-être à cette quatrième édition que nous allons avoir des partenaires qui nous suivent. Je les comprends, parce que dès le début, il fallait qu’ils sachent d’abord à quel niveau nous pouvons organiser les choses. Mais je crois qu’il faut féliciter les partenaires qui mettent leurs moyens, qui donnent de leurs temps et leurs infrastructures, pour accueillir les festivals.

Est-ce que l’humour véhicule une bonne image de l’Afrique ?

L’humour est vecteur d’intégration sociale. 12 pays étaient réunis à Kinshasa pour partager le rire, la bonne humeur, échanger et donner un autre regard de la société où l’on vit.

Nous connaissons tous les problèmes qu’il y a entre la RDC et le Rwanda, entre la RDC et le Congo Brazza, mais pendant les prestations des artistes qui sont venus de ces deux pays, avez-vous entendu la manière dont ils ont dédramatisé les choses ? On a rigolé. Mais ce sont des sujets, dans la rue lorsqu’on les évoque, ça ramène à la colère, à la haine ou à la violence. Mais aujourd’hui, les humoristes apportent un autre regard par rapport à cette situation des choses et tout le monde a rigolé lors de leurs prestations. Donc, il faut utiliser l’humour pour pouvoir sensibiliser, surtout avec ses vertus thérapeutiques. L’humour, c’est le signe d’une société qui se porte bien, parce que lorsqu’on rit, c’est que ça va bien.

(Onassis Mutombo)

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