Entre injures et critiques en pleine campagne électorale: L’Opposition s’enfonce et perd toute crédibilité

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Deux candidats de l’Opposition Congolaise, dont Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo de la coalition Cap vers le Changement, et Martin Fayulu Madidi de la plateforme Lamuka, ont lancé leurs campagnes électorales dans l’Est de la République.

Président de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (Udps), et principal allié de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC) après l’accord de Nairobi, Félix Tshisekedi est arrivé mardi 4 décembre 2018 à Goma dans la province du Nord-Kivu et a tenu un meeting populaire au stade Afya. Hier mercredi 5 novembre, Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe son directeur de campagne, ont tenu un point de presse à Goma, avant la poursuite de leur tournée dans l’Est de la République. Pour sa part, Martin Fayulu Madidi, candidat commun de l’Opposition selon l’accord de Genève, s’est rendu hier dans la soirée à Beni dans la même province du Nord-Kivu.

De ce qui précède, il sied de signaler que malgré le lancement de leurs campagnes électorales, ces deux candidats ont choisi les critiques, parfois même les injures entre eux. Une façon de faire, qui ne rencontre ni les consignes des évêques de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO), ni même celui du chef de l’Etat et Garant de la Nation, Joseph Kabila Kabange. Ce dernier qui, lors de sa dernière réunion à Kingakati avec les membres du Front Commun pour le Congo (FCC), a demandé à tous de ne pas faire une campagne provocatrice, mais plutôt de demeurer pacifique même dans leurs propos.

Une leçon que l’Opposition ne veut même pas respecter, car Vital Kamerhe, directeur de campagne de Félix Tshilombo a lancé des critiques sur le candidat de Lamuka, Martin Fayulu.

D’abord, il dénonce un complot qui serait monté par Moïse Katumbi, Jean-Pierre Bemba, Martin Fayulu, Adolphe Muzito et Freddy Matungulu contre lui et Félix Tshisekedi. Ensuite, il traite le président de l’Ecidé de « dernier de la classe ». « A Goma, Kinshasa et partout ailleurs, les gens s’attendaient à une candidature de Félix ou de Vital. C’est impossible de prendre un dernier de la classe comme candidat dans une compétition interscolaire, il va échouer », a-t-il dit.

Fayulu s’attaque à Nangaa, ses militants saccagent un panneau de Shadary

De son côté, Martin Fayulu qui a tenu hier son meeting à Beni, a choisi de s’attaquer au président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), Corneille Nangaa, pour lui exiger de retirer la machine à voter pour le vote du 23 décembre, recommandant ainsi au peuple de venir avec les stylos le jour des scrutins.

« Au jour du 23 décembre, demandez les bulletins de vote (dans des bureaux de votes: ndlr). S’il n’y a pas des bulletins de vote, il n’y a pas de vote non plus. S’il n’y a pas bulletins, nous n’allons pas nous entendre avec Nangaa. La machine à voter est contre la loi. C’est-à-dire que tout le monde demande les élections à la date du 23 décembre, mais qu’ils viennent avec des papiers », a dit Martin Fayulu.

En outre lors de ce même meeting à Beni, les militants du candidat de Lamuka ont saccagé un panneau géant représentant Emmanuel Ramazani Shadary, candidat président de la République pour le compte du Front Commun pour le Congo (FCC). A la fin de l’adresse du candidat de Lamuka, les jeunes chantant contre le candidat de la coalition au pouvoir s’en sont pris à ce panneau d’environ 9 mètres de largeur situé au Rond-point du 30 juin, près de l’enclos de la société d’aviation civile TMK.

Des comportements condamnables, malheureusement principale arme de l’Opposition pour prétendre prendre le pouvoir de cette manière forcée.

Si hier un certain nombre des Congolais manipulés traitaient Ramazani Shadary de provocateur, ce dernier prouve le contraire à toute l’opinion. Ceci parce que depuis le lancement de sa campagne, Shadary ne veut même pas citer cette opposition dans sa bouche. Pour lui, il faut conquérir le Congo tout entier pour mieux gagner la présidentielle du 23 décembre. Non à la distraction au sein du FCC, et oui aux consignes de son initiateur, Joseph Kabila Kabange.

Bernetel Makambo

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