Enterrement forcé d’Etienne Tshisekedi: L’UDPS mise sur l’affrontement pour se réhabiliter

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La tendance qui se dégage des récentes actions de l’UDPS semble conforme à la séculaire stratégie de réhabilitation d’un mouvement en perte de vitesse, c’est-à-dire l’affrontement tous azimuts. Comment peut-on concilier la quête de l’état de droit dont se revendiquaient les fondateurs de ce parti et la violation constante des lois de la République qui sous-tend toutes les activités  de l’UDPS depuis la mort du sphinx de Limete ? L’ultime provocation de ceux qui profanent la noble lutte politique d’Etienne Tshisekedi tourne autour de ses obsèques que ces opportunistes veulent exécuter, en contradiction violente des dispositions claires de notre solide législation en la matière.

Dans une lettre adressée, le 28 avril 2017 au Gouverneur de la Ville de Kinshasa, l’UDPS, en des termes comminatoires, informe l’autorité de sa volonté d’enterrer son leader, Monsieur Etienne Tshisekedi, à une date et dans un lieu que ce parti a déterminés.

Nulle part au monde, et notamment dans les pays civilisés et démocratiques, personne ne peut décider de sa propre volonté de l’endroit et du moment où il veut ensevelir un cadavre humain, quel que soit ce qu’a été le défunt ou ce qu’il a pu faire dans sa vie.

Dans tous les pays organisés, l’action de porter à sa dernière demeure le commun des mortels, voire les plus grands méritants d’entre eux, s’organise par des lois et règlements que chacun est censé connaître. Car, depuis la nuit des temps, les hommes ont compris que leur dignité impose qu’ils soient mis en terre dans le respect de certains rites et dans la sérénité.

L’UDPS, parti prétendument démocratique, a, pour sa part, décidé de se singulariser en faisant fi du cadre légal prémentionné.

Et pourtant, le parti récemment vendu au plus offrant, s’est toujours vanté de bien connaître et de respecter les lois. Faut-il ici rappeler que pour ce qui concerne notre pays, l’Ordonnance du 14 février 1914, toujours en vigueur, relative au service des inhumations et à la police des cimetières stipule à son article 3, je cite : « Aucune inhumation ne pourra avoir lieu que dans les terrains affectés par l’autorité aux inhumations ». Bien plus, la loi précise, à son article 21, les distances à respecter entre les zones d’habitation et celles des tombes. Elle dit, en effet : « il ne peut être élevé aucune habitation ni creusé aucun puits à une distance inférieure à au moins 50 mètres des cimetières ».

Or, d’après la lettre signée par le Secrétaire général de l’UDPS, l’enterrement devrait avoir lieu au siège de cette organisation, dans la commune de Limete, soit dans un lieu complètement urbanisé et inapproprié pour des sépulcres. Dans cet environnement, il est pratiquement impossible de trouver un espace inoccupé présentant un dégagement de 50 mètres de chaque côté d’un futur sépulcre. Comment alors respecter les lois de la République ?

En guise de justification, comme dans ses habitudes, l’UDPS présente malhabilement quelques cas d’enterrement autorisés par l’autorité, par le passé, pour des raisons spécifiques comme des exemples devant faire jurisprudence. Cette tentative d’explication irrelevante n’est destinée qu’à manipuler la compréhension des esprits superficiels.

Ce qui étonne dans la nouvelle guerre de nerfs que l’UDPS veut imposer au Gouvernement et au peuple congolais réside dans son aspect absolument immoral, dès lors inacceptable, à savoir : l’utilisation d’un décès à des fins de provocation d’autres incidents graves, susceptibles, de fil en aiguille, de généraliser l’anarchie dans le pays, afin d’accéder, par cette voie macabre, au pouvoir.

A n’en point douter, tel est le piège dans lequel l’UDPS radicalisée du nouvel acquéreur veut entraîner le pays, après avoir échoué de prendre le pouvoir par un coup d’Etat soft, autour de la table des négociations de la CENCO.

Il s’ensuit que le peuple congolais doit se préparer à refuser ce chantage. Il va donc sans dire que si nous voulons avancer sur le chemin de la civilisation, du progrès et du développement, chacun dans ce pays doit apprendre à respecter l’Etat. Céder au chantage d’un parti politique qui a vendu son âme contre quelques millions de dollars, ouvrirait une période de grand péril pour notre démocratie, alors même que les paisibles citoyens sont dans l’attente de l’organisation des élections autour desquelles la classe politique et autres forces vives du pays discutent depuis un semestre.

Aussi est-il indiqué que le peuple tout comme le Gouvernement congolais s’emploie à contraindre l’UDPS à respecterla législation concernant l’ensevelissement des êtres humains. Seul le respect des lois nous permettra d’éviter que le parti de Félix Tshisekedi, en perte de vitesse, nous entraîne à des affrontements difficilement contrôlables.

Ce détournement malsain de l’émotion de tous ceux qui ont connu feu Etienne  Tshisekedi, plus particulièrement des militants de l’UDPS, est manifestement condamnable.

Un parti en perte de vitesse ne doit pas chercher à se réhabiliter par le recours aux affrontements. La RDC a besoin de paix, de stabilité et de dignité. Pour améliorer les conditions de vie de du peuple congolais, point n’est besoin d’embraser le pays.La démocratie appelle à une confrontation d’idées, de projets de société pour permettre au peuple d’effectuer le choix de ses dirigeants et de la politique à mener pour les prochaines années.

L’Avenir

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