Enseigner en maternelle, Mme Katambiye : « un métier qui exige attention et une petite exagération d’amour »

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Le quotidien l’Avenir, dans son supplément dénommé l’Avenir Femme, dans le souci de ressortir les valeurs cachées de la femme pour l’aider à émerger, dit un mot, cette semaine, sur  la femme institutrice de la maternelle.

Elle est parfois moins considérée, et aussi oubliée, alors que c’est elle la donneuse de vie. Elle assure la continuité de l’éducation donnée en famille. Cette femme assure l’éducation de l’enfant, en portant le grand poids que ne font pas les parents.

L’enfant vient auprès de cette femme tout en étant vide, celle-ci le reçoit avec amour, et c’est en ce moment-là qu’elle débute  son travail. Elle lui apprend l’expression, les bonnes mœurs et l’aide à ressortir avec un bagage intellectuel lui permettant de quitter cette étape et d’aller en section primaire. Dès lors, l’enfant est pourvu de la capacité de savoir comment saluer, se comporter, compter, écrire, colorier et l’enfant quitte la maternelle tout en étant transformé.

En réalité, La nation doit beaucoup à cette héroïne parce que, jusque-là, elle a réussi sa mission en tant que femme éducatrice.

A ce propos, la parole a été accordée aux concernées 

En effet, Mme Katambiye Emanuelle est responsable de la section maternelle de l’école Kwini. Cet établissement d’enseignement est  situé sur l’avenue Bokoro, dans la commune de Ngaliema. « Ce métier n’a jamais été facile pour moi », a-t-elle témoigné. Et d’ajouter : « J’ai 27 ans de carrière dans mon métier, mon mari m’a toujours apporté son soutien. J’ai d’abord commencé par une formation, avant d’entamer mon métier d’institutrice. Au début ce n’était pas facile pour moi parce que, j’étais obligée de repartir mon temps, pour ne pas étouffer mon ménage.  Mais progressivement, j’ai pris l’habitude et je ne sentais plus la lourdeur de cette tâche, car je devenais de plus en plus amoureuse de mon travail. Mon ménage n’en souffrait pas au contraire, cela contribuait à l’épanouissement de ma famille. De fois, j’étais stressée, partant de la maison. Mais quand j’arrive à l’école, rien qu’à voir ces enfants, cela suffisait pour me déstresser et me rendre même joyeuse », a-t-elle confié.

Parlant des difficultés souvent rencontrées dans ce métier, l’oratrice continue en disant : « il y a beaucoup de difficultés que nous rencontrons, il y en a trop que je ne peux énumérer. Dans notre métier,  l’enfant que nous accueillons n’a pas de quotient intellectuel. Et moi, étant institutrice, j’ai la mission de le rendre intelligent en l’enseignant.  A ce niveau, nos enseignements doivent être  illustrés. Si je me laisse distraire, même un tout petit peu, je risque de donner lieu à quelque scandale. Par exemple, je vais hors de la classe, et j’entends un enfant qui crie, parce qu’il s’est fracturé. Dans un cas pareil, je serais la seule fautive, et tous mes bienfaits pourraient être oubliés. Donc, c’est un métier qui exige beaucoup d’attention ainsi qu’une petite exagération d’amour. Seulement, le comble c’est qu’on ne nous reconnaît pas assez, nous sommes souvent effacées et oubliées. Cela ne nous arrange pas du tout. Nous réclamons le respect et aussi la considération ».

Madame Ndona Sita Maguy, mère de six enfants et institutrice de la maternelle au Complexe Scolaire saint François, situé dans la commune de kintambo sur l’avenue Komoriko n°7, dit qu’elle est fière de parler de son école sur la qualité des enseignements dispensés. Elle poursuit en disant que la femme institutrice a réussi sa mission. Ceci parce qu’elle voit souvent les enfants qu’elle a  enseignée briller au primaire. Elle avoue que les difficultés qu’elle rencontre ne l’empêchent pas de travailler. Ceci parce qu’avant de commencer ce métier, démontre-elle, il faut suivre une formation. Et pendant cette période, l’on est préparé à faire face aux aléas du métier. Comme dit un adage : « un homme averti, en vaut deux ». « La femme institutrice tout en étant formée  ne fait pas attention aux difficultés, mais nous aimons notre métier », a-t-elle renchérit.

Pourquoi ces taxes sont très élevées ?

Madame Katambiye Emanuelle revient en disant que ça dépend d’une école à une autre. Elle rappelle qu’à Kwini, la maternelle, le primaire, ainsi que  d’autres sections ont les mêmes prix, soit 600 dollars américains.

« La maternelle du C.S saint François de Kintambo est la seule qui coûte moins chère comparée à d’autres écoles de la commune de Kintambo, parce que ça coûte 300 dollars. Cela n’équivaut pas à l’enseignement dispensé, mais c’est pour permettre à tous les enfants d’étudier », a conclu madame Ndona Sita Maguy.

(Kassa Ngoly Divine/stagiaire)

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