Enseignement primaire et secondaire: Le phénomène ‘’N.P’’ décrié par l’UNESCO, une bombe à retardement

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Depuis une décennie, le phénomène ‘’N.P’’ alimente les conversations dans le secteur éducatif, et particulièrement dans les écoles officielles. Cela renvoie aux agents qui sont administrativement reconnus comme tels, mais ne sont pas encore comptabilisés pour recevoir leurs salaires mensuels.  Pour le commun des observateurs, en effet, cette situation ne s’explique pas, tant et si bien que pour relever la qualité de l’enseignement en RD Congo, mettre l’enseignant dans des conditions socioprofessionnelles acceptables est un préalable nécessaire. Il nous revient que les agents lésés qui se reconnaissent à cette forme de privation administrative, dépasseraient la barre de douze mille, rien que dans le contexte de la capitale. Comme on le comprend, le service de contrôle de la paie des enseignants, SECOPE devrait faire œuvre utile, en s’inspirant du docteur de la loi cité dans la Sainte Bible, Nicodème qui est allé voir le Christ nuitamment. Et pour toute exhortation, le Seigneur lui a recommandé de naître de nouveau. (Evangile de Jean 3 ; 20 ). En ce qui les concerne, des syndicalistes qui devraient élargir leur champ pour voir le mal dans une dimension nationale, seraient cloîtrés, non sans raison, dans un langage de bois. En adoptant pareille attitude, ils laissent se consumer en silence les ‘’N.P’’, loin des regards intéressés.

Le paradoxe de l’enseignement : métier noble, traitement méprisable    

Dans cet ordre d’idée, la journée internationale de l’enseignant, l’UNESCO n’a pas manqué d’exprimer ses inquiétudes, du fait de la baisse de prestige de ce métier par essence noble. « De nombreux enseignants continuent d’exercer leur métier avec des contrats inadéquats et pour un salaire inadapté. Leurs conditions de vie sont souvent difficiles. Leur formation initiale et continue est lacunaire et ils manquent d’un soutien constant. Ils sont parfois victimes de discrimination, voire d’agressions violentes », relève un communiqué du 5 octobre dernier, intitulé : « Valoriser les enseignants et améliorer leur condition ».

Pour sa part, M. Thieta Tshilanda Delphin, un directeur d’école primaire s’est inquiété en ces termes : « L’enseignant est insécurisé et dénié de toute part. Les parents ne croient pas, l’Etat (régulateur et le plus gros employeur) ne songe même pas à l’amélioration des conditions socioprofessionnelles. Un tel délaissement fait frissonner, pour l’avenir de la jeunesse. Même le mépris grandissant à l’égard de la section pédagogique appelle des mesures préventives appropriées. Car un pays qui pense à son développement, doit par ce fait, planifier la formation des éducateurs. Ce constat, le directeur du primaire du collège LLK, Thieta Tshilanda Delphin (photo ci-contre) l’a relevé au cours d’une interview.

Perspectives 24, 4 millions d’enseignants supplémentaires, selon l’UNESCO

Chaque année, à l’occasion de la Journée mondiale des enseignants, nous célébrons les contributions illimitées que nous devons aux éducateurs partout dans le monde. Jour pour jour, année après année, ces femmes et ces hommes dévoués guident et accompagnent leurs élèves dans l’univers de l’apprentissage, en les aidant à découvrir et à exploiter leur potentiel. Ce faisant, les enseignants non seulement contribuent à façonner l’avenir de millions d’enfants, mais ils contribuent aussi à façonner un monde meilleur pour tous.

Le Programme de développement durable à l’horizon 2030 établit ce lien primordial entre l’éducation et le développement. En adoptant l’Objectif de développement durable 4, les dirigeants du monde se sont engagés à « assurer l’accès de tous à une éducation de qualité, sur un pied d’égalité, et promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de a vie ». Cet objectif ne peut être atteint sans augmenter l’offre d’enseignants qualifiés à qui l’on donnera les moyens d’être les agents d’un changement éducatif dans la vie de leurs élèves.

Le temps presse. Nous avons besoin de 24, 4 millions d’enseignants supplémentaires pour assurer l’accès universel à l’enseignement primaire d’ici à 2030. Ce chiffre est encore plus important pour l’enseignement secondaire, les besoins s’élevant à 44,4 millions d’enseignants pour ce pays.

Comment trouver ces nouvelles recrues et les attirer vers la précieuse profession d’enseigner, quand partout dans le monde tellement d’enseignants ne sont pas suffisamment formés, rémunérés ni estimés à leur juste valeur ? (…)

L’enseignement pourrait être une profession attrayante et une vocation, si les enseignants étaient estimés à la hauteur de de l’immense service qu’ils rendent à nos enfants et si leur statut professionnel d’éducateurs était à l’image des énormes conséquences que leur profession a sur notre avenir commun.

Pour cela, il faut leur fournir une formation et un développement continus afin de les
soutenir dans leur rôle essentiel d’éducateurs de tous les enfants, de toutes conditions, y
compris les plus défavorisés, y compris les communautés les plus isolées et les plus en
crise. Pour cela, il faut leur verser une juste rémunération et leur procurer les outils dont
ils ont besoin pour exercer un métier qui est indispensable. Pour cela, il faut mettre en
place des politiques qui sauvegardent et renforcent le statut des enseignants, en
commençant par leur donner une place à la table des négociations et un rôle actif dans
les décisions qui affectent leur travail.

(LePa)

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