Enquête conjointe sur le Kasaï: La MONUSCO salue la décision du Gouvernement congolais

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Une vue de la conférence de presse hebdomadaire des Nations Unies à Kinshasa/Photo L. Baende
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La MONUSCO salue vivement la décision du Gouvernement congolais d’accepter de participer à l’enquête conjointe avec les Nations Unies sur les violences au Kasaï. Cependant, les discussions continuent entre le Gouvernement et les Nations Unies. En outre, la MONUSCO réitère son souhait pour l’application de l’Accord politique du 31 décembre 2016, et croit à un consensus sur la mise en place du Conseil national pour le suivi de l’Accord (CNSA) et à la tenue des élections à la fin de cette année.

Comme chaque mercredi, la MONUSCO a organisé hier la conférence de presse hebdomadaire des Nations Unies à Kinshasa. A laquelle ont participé, des journalistes de Kinshasa et ceux de Goma au Nord-Kivu, qui participent aussi par vidéoconférence à cette conférence de presse diffusée également en direct de la Radio Okapi.

Différentes informations relatives aux activités des composantes de la Monusco et de l’équipe-pays des Nations Unies en Rdc (notamment humanitaires) ainsi que sur la dernière situation sécuritaire en Rd Congo, leur ont été fournies. Au cours de cette rencontre de routine avec la presse, M. Théophane Kinda de la direction de l’Information publique de la Monusco, des réponses bien contrôlées ont été données à diverses préoccupations et questions posées par les journalistes.

Notamment, autour de l’actualité politique, de l’évolution du processus électoral avec l’appui de la Monusco, de la situation sécuritaire au Kasaï (avec l’enquête conjointe sur les violences en cours) et à l’Est de la République, plus précisément dans la région de Beni dans la province du Nord-Kivu avec la libération des otages par des rebelles ADF-Nalu, etc. La fidèle de cette conférence, Florence Marchal, la chargée de communication et coordonnatrice du Groupe de communication des Nations Unies (UNCG), était aussi là pour répondre à des questions d’ordre humanitaire.

Pour des élections avant la fin de l’année

Ainsi, dans ses éléments de réponse très prudents, M. Théophane Kinda a indiqué que les Nations Unies  souhaitent que l’Accord politique du 31 décembre 2016 soit appliqué et que les élections soient organisées d’ici la fin de l’année en cours, tel que stipulé dans ledit Accord de la Saint Sylvestre, dans la transparence et dans l’équité.

Il a ainsi fait savoir que le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies en RDC, M. Maman Sambo Sidikou n’arrête pas ses bons offices. Il rencontre à tout moment tous les acteurs de la scène politique congolaise « pour essayer de trouver justement un consensus sur la mise en place du Conseil national pour le suivi de l’Accord (CNSA) et permettre ainsi d’aller tranquillement vers des élections », a expliqué M. Kinda.

Il a aussi fait savoir que la MONUSCO salue vivement la décision du Gouvernement congolais d’accepter de participer à l’enquête conjointe avec les Nations Unies sur les violences au Kasaï. « Maintenant, comment nous réagissons ? Nous pensons que les discussions continuent entre le Gouvernement et les Nations Unies. Et, certainement qu’on trouvera un modus di vendis par rapport à cette question ».

La MONUSCO s’en tient à la Résolution 2348 et l’Accord du 31 décembre

Et à la question par rapport aux rumeurs sur le référendum, M. Stéphane Kinda très réservé, a rappelé  aux médias que les Nations Unies ne sont pas qualifiées pour commenter pas les propos d’un Chef de l’Etat. « Ce que nous pouvons dire, ce que, c’est réaffirmé, notre soutien est technique et logistique, tel que prévu par la Résolution 2348 du Conseil de sécurité des Nations Unies, et clairement indiqué dans l’Accord du 31 décembre 2016. Quant aux rumeurs dont ont fait allusion ici sur le référendum, nous ne sommes au courant d’aucune rumeur et nous refusons de faire des commentaires sur des rumeurs ».

Dans ses explications, M. Théophane Kinda a souligné que le soutien de la MONUSCO par rapport au processus électoral est logistique et technique. Parce que, a-t-il renchérit, c’est une Résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies qui donne ce mandat à la Mission onusienne.

Et dans ce sens, c’est un devoir pour la MONUSCO de soutenir logistiquement et techniquement le processus électoral en Rdc, a martelé M. Kinda. Il a aussi dit que la MONUSCO se repose sur l’Accord du 31 décembre qui a été clairement mentionné dans la Résolution 2348. Et c’est dans ce sens que la MONUSCO travaille et elle ne peut pas sortir hors de ce cadre.

(Lepetit Baende)

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