Enjeux politiques et sociaux

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La problématique de la Construction de la laïcité dans le pays en développement

Hier mercredi 10 février 2016 au Centre Wallonie Bruxelles, il s’est tenue la conférence-débat, sous le thème «  comment construire la laïcité dans un pays de développement, enjeux politiques et sociaux »

Tour à tour, les trois orateurs venus de l’Université Libre de Bruxelles ont défilé, sous la modération du Professeur Bernard Lututala et pendant 15 minutes reparties à chacun, ils ont étalé leurs matières. Signalons que cette conférence est le fruit de la collaboration des anciens de l’ULB et de la maison de laïcité de Kinshasa. Avant de donner la parole au modérateur du jour, l’un des responsables de la maison de laïcité, a dit qu’il est important de parler de la laïcité au Congo, enfin que la société sache cette notion qui vaut sa peine car, dit-il, que la société regorge en son sein des nombreuses religions et que chaque groupe religieux doit jouir de liberté d’expression dans cette même société.

Partant, le Professeur Bernard Lututala, qui a assuré la modération, a évoqué le fait de laïcité, qui renvoi directement aux religions. Et qu’il y a entre les politiques et les religieux une certaine concurrence, car ce sont deux espaces des pouvoirs, ce qui revient à dire qu’il découle de la société le pouvoir politique et le pouvoir religieux, et qui entre souvent en communion de sorte que cette communion puisse façonner des structures de la société.

Le premier orateur qui a pris la parole est M. Hervé Hesquin. Il réalise qu’on peut parler longtemps de la laïcité, puisque chacun a sa façon

de définir ce concept de laïcité. Il évoque dans son exposé que la France est le modèle de la laïcité car elle a eu à inscrire cette notion dans sa constitution de 1946 et 1958. C’est à partir d’un catholique convaincu, en la personne de Charles de Gaules que cette notion a intégré la constitution française. Pour ce dernier, inscrire cette notion de laïcité, c’est apporter un élément protecteur, pour protéger les religieux contre l’anti religiosité qui s’était manifesté. Et la plupart des partisans de la laïcité étaient et sont des croyants pratiquants.

L’orateur Hervé a révélé dans son discours les trois principes fondamentaux, soutenant la notion de laïcité, ces principes sont censés être dans un Etat laïc. Ce sont des conditions nécessaires, à savoir : la séparation de l’Etat et de l’église ; l’intégration de la liberté fondamentale, autrement dit, la liberté de croire et de de ne pas croire et l’égalité et non-discrimination. L’orateur a ensuite montré qu’un Etat laïc se confond avec un Etat démocratique et pluraliste. Il épingle un aspect selon lequel il ne faut pas confondre la laïcité à l’anti religion, le combat contre une religion.

Le deuxième orateur, M. Baudouin Decharneux, est philosophe et historien des religions et professeur à l’ULB. Il a indiqué qu’avant de parler de laïcité, il faudrait parler d’abord de la religion. Ce qui fait que pour lui, ce terme religion a été mal enseigné. Ce qui fait qu’il ait d’intolérance dans des religions. Il donne la définition du philosophe Cicéron, qui stipule qu’une religion est une capacité qu’un individu à revivre sa propre traduction avec soin.

Et vu que chacun a sa propre traduction, la notion de la laïcité est évidente puisqu’il ne doit pas avoir de discrimination entre ses traductions. Par conséquent l’Etat a intérêt de fixer des principes qui ne dérangeraient pas l’une des traductions.

Il souligne, par ailleurs que pour construire une laïcité, une chose est vrai que l’enseignement doit être un instrument d’appui enfin d’amener les esprits à intégrer cette notion dans la vie pratique.

Enfin le troisième orateur, M. Jean-Philippe Schreiber, qui a paraphrasé ses prédécesseur a souligné qu’une laïcité ne peut être excluant, ni négative mais plutôt positive en favorisant la cohésion sociale. Il renchérit en disant qu’une lutte de laïcité ne peut pas être gagnée pas pour combattre la religion, plutôt favoriser la liberté d’expression de croyants et de non croyants. « La laïcité, il faut la construire, elle n’est pas acquise. Ce qui reste à faire c’est de prendre courage et s’engager dans ce vaste chantier », a-t-il fait savoir.

Il s’en est suivi d’une série de question réponse, dont celle de M. Bokete, médecin neurologue et professeur à l’université de Kinshasa, adressée à M. Hervé Hesquin, qui voulait être édifié sur la relation qui existe entre la laïcité et la franc maçonnerie.  A en croire le médecin, c’est paradoxal de constater que de nombreux chefs d’Etat sont des franc maçons et que la laïcité est un principe fort de la franc maçonnerie.

Selon la réponse de l’orateur Hervé, il n’y a pas de relation entre la franc- maçonnerie et la laïcité étant donné que chaque concept a sa propre connotation et des pratiques différentes.

(Mamie Ngondo  )        

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