Enjeux politiques de l’heure: La CENCO et les délégués appelés à la dépersonnalisation de l’Accord

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C’est le vœu qui a été formulé par les membres de la Société civile. Ces derniers, à l’issue de leur réunion tenue mercredi 11 janvier courant à Kinshasa, ont recommandé aux évêques et délégués aux pourparlers du Centre interdiocésain, entre autres, de veiller à la dépersonnalisation de l’Accord dans les discussions sur les arrangements particuliers. Ils ont également pris acte de l’Accord politique du 31 décembre dernier qu’ils ont analysé les forces et faiblesses.

Les acteurs de la Société civile ne se mettent pas à l’écart des enjeux politiques de l’heure. Ils sont également impliqués dans l’évolution de l’Accord politique du 31 décembre dernier, issu des discussions directes entre la classe politique congolaise sous l’égide de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO).

Voila pourquoi le mercredi 11 janvier 2017, les présidents provinciaux signataires de l’Accord du 18 octobre 2016 de la Cité de l’Union africaine et les présidentes provinciales de la Dynamique des femmes de la Société civile s’étaient réunis, pour analyser les forces et faiblesses de cet Accord politique du 31 décembre dont ils ont également pris acte.

A la suite de cette analyse critique, ils ont formulé des recommandations à la CENCO et aux délégués des pourparlers du Centre interdiocésain. Entre autres, de veiller à a dépersonnalisation de l’Accord dans les discussions sur les arrangements particuliers ; de renforcer les règles d’équité dans les partages de responsabilités entre les parties prenantes pendant la période pré-électorale et électorale ; d’activer un chronogramme réaliste et objectif de mise en œuvre de l’Accord.

« Comme précédemment affirmé expressément à l’article 19 de l’Accord politique du 18 octobre 2016, appuyé par notre déclaration faite à Kinshasa en date du 12 décembre 2016, la Société civile réaffirme son attachement à la stabilité de la CENI come seule gage de la tenue rapide des élections tant attendues en Rdc. A cet effet, elle réitère sa confiance ainsi que son soutien indéfectible à l’ensemble de ses délégués au sein de la CENI », rapporte la déclaration finale des participants à cette réunion de la Société civile du mercredi dernier.

La population appelée à l’enrôlement

Ces présidents provinciaux et présidentes de la Dynamique des femmes de la Société civile ont également recommandé aux évêques et délégués de considérer que les conclusions du Centre interdiocésain sont la continuité de l’Accord politique national signé à la Cité de l’Union africaine en date du 18 octobre 2016. Et de manière spécifique, que la CENCO puisse s’abstenir de faire partie des institutions issues de ces pourparlers politiques, « pour garantir sa neutralité et mériter la confiance de tous ».

Ils ont aussi formulé des recommandations à la Commission électorale nationale indépendante (CENI) ainsi qu’à toute la population congolaise. Ainsi, recommandent-ils à la CENI de poursuivre sans relâche les opérations d’identification et d’enrôlement des électeurs, « seule gage de la tenue des élections crédibles dans le meilleur délai ». Mais aussi, de mettre en place des stratégies qui pourront faciliter un enrôlement massif des femmes, des jeunes et des personnes vivant avec handicap.

Les membres de la Société civile demandent enfin à toute la population congolaise d’accompagner la mise en œuvre de l’Accord politique global et inclusif pour la paix et l’organisation des élections apaisées, libres, démocratiques et transparentes ; et de participer massivement aux opérations d’identification et d’enrôlement des électeurs.

Quid des faiblesses de l’Accord

Les présidents provinciaux et présidentes de la Dynamique des femmes de la Société civile ont indiqué, dans leur déclaration, que cet Accord du 31 décembre dernier souffre du manque d’inclusivité tant souhaitée. Ils considèrent que l’intitulé de cet Accord consacre l’annulation de l’Accord du 18 octobre 2016, au lieu d’en être un acte additif conformément à l’article 24 de l’Accord de la Cité de l’Union africaine.

Ils estiment aussi que cet Accord du Centre interdiocésain ne laisse nullement la possibilité aux autres acteurs politiques et sociaux n’ayant pas pris part aux assises d’y adhérer, et consacre la personnalisation de la gestion dans le partage des responsabilités pendant la période pré-électorale et électorale.

Toutefois, les présidents provinciaux et présidentes de la Dynamique des femmes de la Société civile ont reconnu les forces de cet Accord du Centre interdiocésain. Notamment le fait que tous les acteurs signataires dudit Accord aient manifesté leur volonté à conduire le pays vers les élections libres, transparentes, crédibles et apaisées. Et que la signature de cet Accord ait sensiblement contribué à l’apaisement du climat sociopolitique sur l’ensemble du territoire national.

Ils ont aussi retenu comme forces de cet Accord du 31 décembre dernier la limitation, dans le temps, de la période de cogestion de la République et la définition des mécanismes de cette cogestion, et l’acceptation par tous de la refonte totale du fichier électoral et de la poursuite des opérations d’identification et d’enrôlement des électeurs en cours par la CENI.

(Lepetit Baende)

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