Enjeux de l’heure

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Les partis issus des Accords de Goma pour l’aération des futurs mandats électoraux

Se prononçant à leur tour sur les enjeux de l’heure, ces anciens mouvements rebelles convertis en partis politiques, ainsi que leurs alliés, se disent favorables et sont d’accord pour le fameux dialogue politique avant des élections. Ainsi, exigent-ils des solutions au préalable sécuritaire avant les prochaines échéances électorales en RD Congo. Dans leur cahier de charges, les partis issus des Accord de Goma estiment selon eux, qu’il faudrait également résoudre divers problèmes, entre autres, celui de la porosité des frontières congolaises, de la maîtrise des données démographiques, etc., en vue « d’aérer les futurs mandats électoraux ».

Les consultations politiques lancées quelques temps autour du dialogue politique en vue des futures élections, ont causé un remue-ménage dans les états-majors des partis politiques. Après d’autres leaders de la scène politique congolaise, notamment ceux de l’UDPS, de l’UNC, du MLC, … vient le tour des anciens seigneurs de guerre et leurs alliés, convertis en partis politiques à l’issue des Accords de Goma, et organisés dans une même plate-forme, qui ont également apporté leur cahier de charges.

Mais à la différence de leurs prédécesseurs, ces derniersviennent avec une nouvelle donne. Loin des terrains de la politique politicienne et des débats qui auront déjà leurs solutions dans les deux chambres du Parlement (le calendrier global, le glissement ou prolongation de mandat du Chef de l’Etat, …), ces partis politiques soulèvent plutôt des questions sécuritaires comme préalables à la tenue des élections.

En plus de la question sécuritaire, ils estiment qu’il faudra aussi résoudre les problèmes de la porosité des frontières congolaises, de la maîtrise des données démographiques, … (voir leurs cahier des charges). Ce qui permettrait d’aérer le mandat des futurs élus afin qu’ils mettent en œuvre comme il se doit, leurs programmes d’action.

Ils analysent que dans la quête de convivialité politique et du décollage économique, plusieurs rencontres politiques se sont tenues pour la Rdc, partant de la Table-ronde de 1959 jusqu’aux Concertations nationales de 2014, en passant par la conférence nationale souveraine et le Dialogue Inter Congolais de 2003. En conséquence, indiquent-ils, la misère de la population demeure, et le développement socio-économique de la République n’est toujours pas au rendez- vous.

« Pour mettre fin à cette pratique qui a émaillée le régime précédant du tout puissant maréchal Mobutu, la population congolaise considérait que les élections de 2006 et celles de 2011 étaient une occasion qui pouvait mettre fin à cette approche, à garantir l’acceptabilité de l’un ou de l’autre à travers la sanction du scrutin et un processus électoral crédible, de rétablir la paix, la sécurité, la stabilité politique et institutionnelle conduisant ainsi à un développement socioéconomique durable et équitable ainsi que la justice sociale sur toute l’étendue de la République. Malheureusement, ces occasions ont eu pour corolaires : des contestations, des guerres, des soulèvements, la prolifération des groupes armés, bref l’instabilité totale de la République sur tous les plans, mettant en mal la poursuite des plans et programmes de développement du pays », expliquent-t-ils.

Ils se disent donc être conscients de ces tares qu’ils ont évoqués, et réclament leur volonté et leur esprit d’honorer le peuple dans ses aspirations de voir au sein de la République une démocratie apaisée, une stabilité politique et institutionnelle qui garantirait la sécurité des personnes et de biens, mais aussi de rétablir la République dans ses frontières héritées de la colonisation, tout en mettant fin à la porosité des frontières et à la prédation des immenses ressources qui ne profitent à rien à la population congolaise.

La nécessité d’une rencontre de haut niveau

Ainsi, estiment-ils qu’une rencontre politique de haut niveau serait nécessaire « en vue de rapprocher les points de vue des forces vives de la Nation dans l’objectif de construire un pays digne étant donné que les politiques publiques, plus de 50 ans après l’indépendance, n’ont pas su relever les défis.Défis qui consistent à réhabiliter le congolais dans sa dignité ainsi que la République dans sa grandeur en tant que levier du développement du continent ».

C’est pourquoi, à travers leur cahier de charges remis au concerné, ils pensent que cette occasion serait une opportunité non négligeable, une occasion de résipiscence collective devant permettre aux forces vives d’envisager des politiques publiques consensuelles, vis-à-vis des causes qui sont à la base des nombreux défis qui guettent la République (balkanisation, sécurité des personnes et des biens, retour des déplacés et réinstallation des réfugiés et déplacés des guerres, … tueries et autres).

Cette plateforme considère qu’il y a des préalables et/ou des conditions sine qua non, dont en amont leurs résolutions pourront non seulement garantir un processus démocratique participatif, transparent et crédible aboutissant à une alternance sanctionnant une cohésion entre tous, mais aussi et surtout, devront aérer les mandats électoraux à venir. De telle sorte que les dirigeants élus (les futurs candidats éligibles) pourront mettre en œuvre leurs programmes d’actionsans obstacles circonstanciels pouvant les conduire à une éventuelle révision Constitutionnelle au motif de s’éterniser au pouvoir.

Cependant, cette plateforme n’adhère pas au dialogue, si celui-ci, au terme de ses travaux, vise à ériger la République en un crématorium au profit des ambitions politiques individuelles et populistes, eu égard aux résultats des différentes rencontres politiques jadis organisées.

(Lepetit Baende)

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