En vue du diagnostic précoce des cancers: Un nouveau test sanguin est mis en place

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Plus tôt la maladie est détectée, plus il y a de la chance pour le patient d’être guéri. En ce sens, des scientifiques américains ont mis au point une méthode qui pourrait révolutionner la prise en charge des cancers du côlon, du sein, du poumon ou de l’ovaire grâce à une simple prise de sang.

Diagnostiquer un cancer précoce grâce à un test sanguin, c’est la promesse d’une équipe de chercheurs américains qui a mis au point une nouvelle méthode pour séquencer l’ADN tumorale. Une petite révolution dans le monde médical, car la guérison d’un cancer est une véritable course contre la montre. La détection précoce offre l’espoir de barrer la route à ce que la Ligue contre le cancer qualifie de “fléau grandissant”. Près de 22 millions de personnes pourraient, en effet, être concernées par la maladie d’ici 2030, selon les projections de l’OMS.

Des cancers diagnostiqués au stade 1 et 2

La méthode de diagnostic développée par l’équipe de l’université John Hopkins Etats-Unis, dont les résultats prometteurs ont été publiés dans la revue Science

Translational Medicine, a été testée sur 200 patients. Grâce à un test baptisé ISET “Isolation by size of epithelial tumor cells”, traduisez “isolation par taille des cellules épithéliales tumorales”, ils ont pu repérer la présence de cellules tumorales dans le sang, porteuses de mutations caractéristiques. Ils sont ainsi parvenus à détecter 62 % en moyenne de cancers précoces. Pour le cancer de l’ovaire, ce chiffre monte à 67% au stade 1 et 75% au stade 2. Pour le cancer du poumon, 45% des patients ont pu être diagnostiqués au stade 1 et 72% au stade 2. Quant au cancer colorectal, 50% des malades ont été diagnostiqués au stade 1 et 89% au stade 2.

Cette étude montre qu’il est possible d’identifier le cancer à un stade précoce en utilisant les changements d’ADN dans le sang, et que notre méthode de séquençage de haute précision est une approche prometteuse pour y arriver”, se félicite le Pr Victor Velculescu, un auteur de l’étude. Le chercheur espère que la nouvelle méthode de dépistage pourrait à terme profiter à des populations à risques comme les fumeurs ou les femmes présentant des facteurs héréditaires comme des mutations de gènes les prédisposant à un risque de cancer de  sein ou de l’ovaire.

Alors que s’était tenu  le Congrès mondial contre le cancer à Paris, l’Organisation Mondiale de la Santé, OMS avait dressé un constat alarmant. Près de 8 millions de personnes sont victimes, chaque année, de la maladie à travers le monde, et le nombre de cas ne cesse d’augmenter.

Qualifié de “fléau grandissant” par la Ligue contre le cancer, la maladie continue sa triste ascension. C’était l’une des raisons de la tenue du Congrès Mondial contre le cancer dans la capitale française. Près de 3500 délégués issus de 110 pays s’étaient réuni du  lundi 31 septembre au jeudi 3 novembre 2016. “L’objectif était  de sonner la mobilisation générale de la société civile dans tous les pays”, avait précisé la présidente de la Ligue contre le cancer, le Pr Jacqueline Godet. Car voilà, si rien n’est fait, le nombre de nouveaux cas de cancer pourrait atteindre le triste record de 22 millions de personnes touchées en 2030. Parmi elles, 13 millions pourraient en mourir selon les projections du Centre international de recherche sur le cancer, Circ/larc, un organisme dépendant de l’OMS. En comparaison, la maladie concernait 14 millions de personnes en 2012 et en a tuées plus de 8 millions.

Dans les pays dits développés, les cancers ont tendance à se stabiliser. Mais la situation s’empire en Asie, en Afrique et en Amérique du Sud. Dans ces zones se concentrent

60% des nouveaux cas de cancers et 70% des décès dans le monde. A titre d’exemple, 600.000 nouveaux cas se déclarent chaque année en Afrique et 500.000 en décèdent.

Des chiffres pour le moins inquiétants et qui devraient connaître un “développement spectaculaire” dans les années à venir, regrette la Ligue contre le cancer.

Quelles stratégies pour demain

Une partie de la stratégie repose sur l’élimination des facteurs de risque : obésité, sédentarité, alcool, infections à virus, pollution ou encore tabac, beaucoup d’entre eux peuvent être éliminés. La cigarette représente ainsi la première cause de mortalité évitable. Mis à part la prévention, les intervenants aborderont aussi la question du dépistage et des nouveaux traitements. Lors de ce congrès, Jacqueline Godet avait indiqué : ” Nous disposons de tous les outils pour lancer cette lutte mondiale, mais il nous faut réveiller les consciences contre ce qui s’annonce comme un fléau, notamment en Afrique”.

 

(Mamie Ngondo)

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