En vue de préserver les biens publics de la RDC

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Justin Bitakwira met en place un échantillon de « ligoteurs »

Au cours de son point de presse animé en sa résidence surnommée « Kingakati II », Justin Bitakwira, leader de l’opposition citoyenne a mis en place un échantillon d’hommes épris de paix, qu’il appelle des « ligoteurs » (du verbe ligoter). « Ceux-ci ont pour mission de ligoter tout fou qui s’attaquerait aux biens publics de l’Etat, en raison des discours d’hommes politiques distillés à longueur de journée, soient-ils de la Majorité ou de l’opposition », a-t-il précisé.

« La République Démocratique du Congo est un bien très précieux ; c’est la mère patrie à chérir, et un don divin à conserver jalousement ». C’est par cette phrase que l’élu d’Uvira, dans le Sud Kivu a introduit ses propos devant la presse réunie en sa résidence. C’était en présence d’environ 60 personnes membres de l’opposition citoyenne dans le cadre du renouvellement de la classe politique. Justin Bitakwira, « propriétaire de la RDC », n’entend pas cautionner des propos de ceux-là qui font appel au locataire pour résoudre le problème des enfants d’une même maison, la Nation congolaise.

Investit d’une mission de préserver les biens publics de l’Etat, Justin Bitakwira invite ses membres à plus d’organisation dans cette nouvelle mission de terrain, conscientiser tout Congolais au respect des biens de l’Etat, tout en ligotant tout celui qui, d’une manière ou d’une autre, fut-il de la Majorité présidentielle ou de l’opposition, pour des raisons de convenance politique, s’emploierait à détruire le peu qui reste aux Congolais. Pour lui, la RDC vient de loin. C’est dans cette perspective qu’il prépare les tiens à affronter la vie de terrain. Pour ce faire, il a pris l’exemple d’une femme stérile. La tradition africaine, dans cet ordre d’idée, voudrait qu’à la mort de celle-ci, elle soit sortie par le petit trou au lieu de la faire sortir par la porte pour l’emmener en sa dernière demeure. Considérant ce parallélisme, Justin Bitakwira s’est engagé dans le combat politique parce que la RDC n’est pas cette femme stérile qu’il faudrait faire passer par le petit trou. Ceci dit, la RDC traverse une crise politique, et la solution ne peut qu’être politique. En écoutant des discours qui distillent le message de haine, d’insurrection, d’intolérance politique, d’incivisme, de pillage pour des fins politiques, Justin Bitakwira s’engage à défendre la République comme ce fut le cas en 1998, lorsque Kinshasa a été attaquée. Mains nues, il avait offert ses offices à l’Afdl pour épargner Kinshasa du carnage. Il n’attend pas rééditer l’exploit contre les politiques « fous politiques » sans discours et prêt à tout brûler de la RDC.

La jeunesse, victime de baliverne politique

« « Depuis 1990, les acteurs politiques se sont servis eux-mêmes. S’il y a une autre solution sans l’emploi, ceux qui appellent à l’insurrection se servent de la jeunesse qui est au chômage », a-t-il martelé.                  

Rien n’indique qu’avec les politiques sans base légale, ayant seulement la force de la télévision que le leader de l’opposition citoyenne va prendre du recul. Tout compte fait, pour éviter que la jeunesse soit prise en otage par ces pêcheurs en-eau-trouble, il en appelle au Président de la République, garant du bon fonctionnement des institutions, de pallier cette insuffisance par la création d’emploi en faveur de la jeunesse, surutilisée puisque n’ayant pas d’occupation.

Pour ce faire, il en appelle au renouvellement de la classe politique, étant donné que les politiques des années 90 ont offert et donné du temps à Mobutu de détruire le pays, ces acteurs politiques sont aujourd’hui du nombre de ceux qui distillent des discours contradictoires. Illustrant ses propos par de brillants joueurs de football tels le roi Pelé, Maradona, Michel Platini, Zinedine Zidane qui ont fait la pluie et le beau temps, qui se sont éclipsés pour laisser la place à la nouvelle génération conduite aujourd’hui par Lionel Messi, Christiano Ronaldo, Mputu Trésor, Meschak Elia, etc. Les vieux loups devraient, a en croire Justin Bitakwira, s’éclipser puisqu’ils ont fait leur époque, consacré par l’échec politique. Ils doivent rester comme « Patriarches », par leur expérience, prévenir la nouvelle génération de ne pas reproduire leurs erreurs du passé. « S’y accrocher, c’est de la mauvaise foi », souligne-t-il. Et d’insister que s’il cherche autre chose, il est malintentionné. D’où, chacun doit accepter son époque, ceux-là doivent rester des patriarches, des sages auprès de qui trouver conseil ou refuge,.

Répondant à la question de la transition politique, Justin Bitakwira précise que dans la coalition pro dialogue dont il est membre et qui comprend : Steve Mbikayi, Azarias Ruberwa, Arthur Zahidi Ngoma, Sylvanius Mushi Bonane et Ne Mwana Nsemi, chacun dispose de son cahier de charge qu’il va défendre au dialogue. Pour lui, il faut aider la classe politique à se renouveler et sur terrain, il y a plusieurs équipes et chaque prétendant fournit des efforts, il y a de l’émulation dans sa structure pour donner sa position. Seul, le dialogue va nettoyer et prendre en compte ce qui est digestif.

En somme, il invite tout le monde, à comprendre que les élections auront bel et bien lieu, malgré des querelles politiques. Ceci dit, les acteurs politiques de la télévision devraient se préparer aux élections, au lieu d’en appeler à l’incivisme et préparer le lit de la contestation. « Un coureur boiteux sur un chemin étroit, arrive avant un coureur égaré », dixit Max Weber.

(Pius Romain Rolland)

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