En vue d’attirer les investisseurs: L’ambassade de la Rdc en Chine se dote d’une branche économique

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A travers cette nouvelle branche qui sera basée à Qingdao, province de Shandong, l’ambition est de canaliser les investisseurs vers la République démocratique du Congo, et faire ainsi de celle-ci l’un  des partenaires économiques importants de la Chine. Et ce, en perspective de l’ouverture en septembre prochaine à Beijing  du Forum de coopération Chine-Afrique (FOCAC), où la Rdc veut jouer un rôle majeur.

Ce bureau inauguré avec pompe le lundi 2 juillet par l’ambassadeur de la Rdc en Chine, Jean-Charles Okoto Lolakombe, se veut une plateforme de conseils et d’orientations utiles aux potentiels investisseurs chinois. C’est un nouveau cap que l’ambassade de la Rdc vient de franchir dans le domaine économique, indique notre source.

A Qingdao, province du Shandong, le diplomate congolais a connu une intense activité diplomatique avec en toile de fond des échanges fructueux avec des investisseurs chinois présents à la cérémonie d’ouverture de ce bureau économique. Les responsables de «  Belt and Road collaborative innovation center (BRCIC), le centre qui abrite les locaux de cette branche économique, ont également honoré de leur présence à la cérémonie d’ouverture.

Le décor ainsi planté, l’ambassadeur Okoto prendra la parole. Son  discours clair et pragmatique  s’est résumé en une phrase : faire  de son pays l’un  des partenaires économiques importants de la Chine. Il revient de dire que son appel a fait l’unanimité au sein de la crème des crèmes des investisseurs chinois. De quoi avoir le cœur net quant à l’avenir économique radieux de ce grand pays de l’Afrique centrale au sol et sous-sol riches.

Le caractère urgent

Bien évidemment, les activités du Bureau économique de Qingdao s’inscrivent dans la durée, mais il y a lieu de souligner que l’un des aspects qui donnent à ce bureau le caractère urgent,  c’est l’ouverture prochaine en septembre à Beijing  du Forum de coopération Chine-Afrique (FOCAC).

Pour cette grand-messe de la coopération sino-africaine, insiste notre source, la Rdc s’amène avec des ambitions fortes, portées par l’élan d’un pays qui vise l’émergence d’ici à l’horizon 2030. Côté congolais, le dossier est bien ficelé. Rien n’a été laissé de côté. Tout est scruté au moindre détail.

Si la Rdc ne s’était contenté que d’un infime financement, faute de projets bancables, lors du précédent Focac qui s’est tenu en 2015 à Johannesburg, où la Chine avait débloqué la bagatelle de 60 milliards USD, cette année à Beijing, la Rdc n’entend pas être aux abonnés absents. C’est entre autres le travail de titan qu’est en train d’abattre la nouvelle branche économique de son ambassade à Qingdao.

L’idée consiste pour Jean-Charles Okoto, de faire bénéficier son pays d’une part importante des financements chinois lors du Forum de septembre. Et pour cela, l’itinérance de l’ambassadeur semble être sans fin. L’homme est toujours entre deux avions et plusieurs réunions.

L’Ogefrem, témoin de l’évènement

Egalement présent à cette cérémonie d’ouverture, le Directeur général de l’Office de gestion de frets maritimes (OGEFREM), Patient Sibaya Ntambwe, a jugé cette perspective tout à fait possible en pratique et n’a eu de cesse à la saluer. Le numéro un de l’OGEFREM a même fait la promesse à Okoto de revenir chaque mois à Qingdao pour se rendre compte lui-même de l’évolution du travail qu’abat la branche économique à travers ce projet, murement réfléchi, de l’ambassadeur Okoto.

Si les visites mensuelles du DG de l’OGEFREM peuvent s’avérer difficiles dans une certaine mesure, au fond, l’engament de numéro un de cette office a valeur de témoignage de ce qu’il a vu et aussi du soutien inconditionnel qu’il affiche à ce projet qui, selon lui, aura le mérite de booster l’économie de la RDC notamment dans les domaines minier et agricole.

Au personnel congolais affecté à ce bureau, l’ambassadeur Okoto leur a exhorté au sens élevé de lucidité dans la gestion des investisseurs chinois à la recherche des débouchées en RDC.

Pour le diplomate congolais, pas besoin de rester embrigadé dans des considérations tribalo-ethniques qui n’apportent rien au pays. « L’heure est venue où ce genre de pratiques doivent être bannies pour laisser place à l’intelligence et à la méritocratie », leur disait-il avec témoin en se servant de ses propres exemples lorsqu’il faisait encore ses débuts dans l’administration publique. De Rutshuru à certains districts du pays, partout où, il est passé, Jean-Charles Okoto, à l’époque encore trop jeune, a servi de modèle et incarné l’espoir de toute une génération. Un message profond qui aura sans nul doute galvanisé ses collaborateurs commis à cette tâche. De quoi s’attendre à de jours meilleurs.

(JMNK)

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