En visite du 10 au 12 mai en Rdc

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La Directrice générale de la Banque mondiale visite les installations du Tribunal de commerce

En sa qualité de Directrice générale des opérations, Sri Mulyani Indrawati est responsable des opérations de l’Institution dans toutes les régions. Son agenda en Rdc prévoit la visite des installations du Tribunal de commerce de la Gombe réhabilité par la Banque mondiale. Elle sera aussi à Goma, dans la province du Nord-Kivu, dans le cadre de l’initiative Grands lacs. Ici, elle évaluera les progrès réalisés par son institution, ainsi que les défis qui restent à relever.

C’est hier dimanche 10 mai 2015 que la deuxième personnalité de la Banque mondiale a foulé le sol congolais. Visite qui s’inscrit dans l’implication du Groupe de la Banque mondiale dans la région des Grands lacs qui répond à un effort ambitieux pour s’occuper des facteurs régionaux de certains des conflits les plus difficiles à résoudre au monde, ainsi que de la pauvreté et des menaces locales et mondiales qu’ils entrainent.

Au cours de sa mission en République Démocratique du Congo, Mme Sri Mulyani s’entretiendra avec le Président de la République, Chef de l’Etat Joseph Kabila, le Premier ministre Matata Ponyo et les membres du Gouvernement sur les perspectives à long terme du développement du pays, mais aussi sur l’évolution de l’initiative pour la Région des Grands Lacs.

Cette visite, à en croire le communiqué de la Banque mondiale, confirme la continuité du soutien du Groupe de la Banque mondiale à cette initiative lancée à la suite de la visite conjointe en mai 2013, soit deux ans après, du Président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim et du Secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-Moon.

Peu avant de se rendre à Goma, souligne le communiqué cité ci-haut, Mme Sri Mulyani Indrawati va visiter les installations du Tribunal de commerce de la Gombe, qui règle les différends en matière commerciale, sans oublier l’amélioration du climat des affaires ce, en rapport avec l’Organisation pour harmonisation du droit des affaires en Afrique (Ohada).

Quid de l’initiative des pays des Grands Lacs

C’est pour une enveloppe d’un milliards de dollars que la Banque mondiale avait annoncé en mai 2013 sa volonté d’appuyer l’accord de paix signé le 24 février 2013 par 11 pays. Un programme de financement destiné à aider les pays de la région à fournir de meilleurs services de santé et éducation, puis accroître les échanges transfrontaliers et financer des projets hydroélectriques.

Notons que l’initiative des Pays des Grands Lacs a recentré l’agenda de la fragilité autour de la prévention et de la réponse, en augmentant considérablement les axes d’intervention et l’appui financier dans les domaines tels que les déplacements et la violence sexuelle basée sur le genre, et les infrastructures connectives clé pour améliorer les moyens de subsistance.

Il faut dire que des progrès réalisés sous l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération, conclu en février 2013 sont mitigés, à en croire les experts de la Banque mondiale et il semble que l’élan soit en cours de ralentissement. A ce sujet, il faille noter que des poches d’insécurité et de violence existent encore dans la partie orientale de la RDC en particulier ; puis divers groupes rebelles armés continuent à opérer et les violations des droits de l’homme persistent.

La situation humanitaire est alarmante du fait que la région abrite plus de 5 millions de réfugiés et de personnes déplacées à l’intérieur du pays. Bien que les FARDC ont d’ores et déjà lancé des actions militaires contre le FDLR, à l’est du pays, la perspective d’élections dans les pays-clés de la Région pourrait attirer plus d’attention sur les politiques internes que sur le processus de paix, et pourraient potentiellement accroître l’insécurité politique, s’inquiète la Banque mondiale.

Les projets approuvés en cours d’exécution

Trois projets attirent notre curiosité, à savoir le projet des chutes Rusumo, le projet central Africa Backbone-TIC RDC et le projet violence basée sur genre.

Le projet des chutes Rusumo dont le coût est de 340 millions de dollars, permettra de construire une centrale hydroélectrique au fil de l’eau avec une puissance installée de 80 Mw. Les résultats de ce projet permettront d’augmenter la capacité de la production, de l’électricité dans les réseaux électriques nationaux, réduction des coûts de l’électricité, promotion de l’énergie renouvelable, création d’emplois et coopération régionale en matièrede production d’électricité.

Le second projet central Africa Backbone-TIC RDC dont le coût est de 92 millions est conçu pour améliorer la connectivité de la Technologie de l’Information et de la Communication à l’intérieur de la RDC grâce à une nouvelle structure en fibre optique, et pour étendre la connectivité internationale grâce à des sous marins vers les réseaux des pays voisins et des câbles sous marins.

Et enfin le Projet Violence Basée sur le genre dont le coût est de 107 millions de dollars, approuvé le 26 juin 2014. Ce projet consiste à étendre la fourniture des services pour atténuer les effets à court et moyen termes de la violence sexuelle et basée sur le genre, étendre l’usage de mesures d’intervention sanitaires destinées aux femmes pauvres et vulnérables. Ce projet régional comprend le Burundi 15,15 millions de dollars ; RDC 73,86 millions pour le compte du Nord et Sud Kivu et le Rwanda enfin, 14,95 millions et la CIRGL 3 millions de dollars.

(Pius Romain Rolland)

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