En Tanzanie: DART met en place un mode de transport qui prend en compte l’aspect environnemental

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Dar es-Salaam, capitale de la Tanzanie, développe un mode de transport qui peut intéresser tous les autres Etats africains, dans la mesure où il est le fruit d’un partenariat public-privé, et qui prend en compte l’aspect environnemental, longtemps négligé dans beaucoup de plans d’urbanisation des villes. La République démocratique du Congo, surtout la ville province de Kinshasa qui a deux sociétés de transport en commun (Transco et Transkin), a de quoi s’inspirer du modèle des autres pour un moyen de transport pérenne et qui respecte les normes environnementales.

Sinon, à la manière où Transco a été constitué, il ne dégage pas une sérénité capable de rassurer quant à sa pérennisation. Service public de l’Etat certes, cette société a droit à une subvention comprenant le carburant et les matériels de rechange. Et ce, à condition pour lui d’offrir un transport pro-pauvre à la population. Cette volonté affichée et qui plait jusque-là aux Kinois, est ici contrecarrée par l’état de délabrement très avancé de certaines infrastructures routières, sans oublier les personnes généralement qualifiées de « faux têtes », c’est-à-dire, certains fonctionnaires de l’Etat, les policiers et militaires, les handicapés, qui eux ne payent rien une fois à bord de ce transport public.

C’est ainsi qu’intervient le modèle de Dar Rapid Transit Agency (DART), fruit du partenariat public-privé, où l’on trouve l’Etat tanzanien, la Banque mondiale, un opérateur immobilier et un autre privé en charge de la billetterie électronique. En effet, près de 140 bus parcourent environ 21 kilomètres pour transporter la population des banlieues vers le centre-ville, dans 40 minutes là où elle faisait 3 heures.  Mais avant d’y arriver, DART qui est le premier volet  de ce grand projet à eu à offrir 15 jours de gratuité à la population, pour lui permettre de s’habituer à ce nouveau mode de transport.

Pour être concret, force est de constater que DART est doté d’une ligne propre à lui et exonérée des instruisions intempestives des policiers de roulage, et d’autres transporteurs privés. Voilà aussi qui justifie sa rapidité, sans oublier qu’il met à la disposition de la population un prix du billet défiant toute concurrence. Comme pour dire qu’un billet électronique coûte moins de 1 dollars américain, pendant que les étudiants payent la moitié.

Soulignons que ce projet, contrairement à ce qui se passe dans beaucoup d’autres pays africains, a associé les opérateurs privés et demeure un modèle à dupliquer ailleurs.  Comme pour tout projet d’urbanisation, celui-ci a obligé le déplacement de la population, mieux leur indemnisation, pour leur permettre de s’installer ailleurs.  Avec des buts répondant au standard en la matière, les parties-prenantes ont pris en compte l’aspect environnemental, pour éviter ou diminuer les gaz à effet de serre.

A Kinshasa, une ville de près de 7 millions d’habitants (en attendant la fin de l’enrôlement des électeurs), exposée aux embouteillages et dégradations des infrastructures routières, les décideurs ont intérêt à partager cette expérience qui porte déjà des fruits dans la ville de Dar es-Salaam.

(Jean-Marie Nkambua)

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