En Suisse: La banque UBS achète l’ex-domaine vaudois de Mobutu pour 5,5 millions d’euros

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A une époque, avec l’appui de certaines Ong, la Rd Congo s’était battue, sans succès, pour récupérer les avoirs de l’ancien président de la République, le Maréchal Mobutu, placés dans certaines banques en Suisse. Aujourd’hui encore, c’est un domaine immobilier qui échappe à la République au profit d’une banque, au moment où il manque au pays de l’argent pour financer ses élections. Voilà qui doit interpeller ceux-là qui pensent investir en cachant leurs richesses à l’étranger, pendant qu’ils peuvent conjuguer les efforts, afin d’impulser le développement au pays.

Le domaine de Savigny qui appartenait à l’ancien président de la RD Congo Mobutu Sese Seko a été vendu aux enchères mercredi à Cully, pour plus de 5.5 millions d’euros. Il était initialement estimé à plus de 16.5 millions d’euros.

Mercredi 15 juin, ils étaient une vingtaine dans la salle de vente de Cully, à l’ouest de la Suisse, quand est venu à l’ordre du jour la demeure de l’ancien président congolais Mobutu Sese Seko, à Savigny. L’Office des poursuites du district de Lavaux-Oron qui organisait cette vente, a décrit un domaine « grandiose », finalement remporté par le seul à avoir fait une offre : la banque UBS, qui a scellé la transaction pour 5,5 millions d’euros en moins de 30 minutes, selon le média suisse 24heures.ch.

« La demeure principale érigée en maison de maître comporte un vaste living avec revêtement de bois massif, le salon est lumineux et une imposante cheminée en pierre de marbre orne l’entier d’un pan de mur de la pièce », précise la description de l’ancien bien de Mobutu. Estimée à quelque 16,5 millions d’euros par l’Office suisse des immeubles, « cette luxueuse propriété bénéficie d’une situation exceptionnelle et privative », mais aussi de jardins qui « confèrent à l’ensemble une atmosphère très Versailles », correspondant au goût du luxe et de la démesure de Mobutu.

Située dans les hauteurs de Lausanne, la villa et le domaine avaient été vendus une première fois suite au décès de Mobutu au Maroc en 1997. Puis ils avaient été rachetés en 2001 par un couple pour environ 2,8 millions d’euros – une bouchée de pain -, avant d’être rénovés pour plusieurs millions d’euros. Mais les copropriétaires, divorcés depuis des années, étaient codébiteurs d’arriérés d’un montant de 6 millions de francs suisse d’hypothèques, en particulier envers l’UBS d’où la procédure de vente aux enchères. D’un montant sûrement très décevant pour les anciens propriétaires.

Il sied de souligner que les avoirs de Mobutu avaient été gelés après la mort la mort du Maréchal en 1997, afin d’éviter qu’ils finissent dans les mains de ses héritiers plutôt que dans celles du peuple congolais. De forts soupçons laissent, en effet, à penser que cet argent provenait des fonds publics. Nombreuses  n’ont pas été les initiatives congolaises, avec le concours de certaines organisations non gouvernementales internationale, pour permettre à ce pays pauvre de rentrer dans ses droits.

Mais la Rd Congo a été butée à un problème de procédures qui étaient de plus en plus longues et nombreuses à l’époque. Ce que la partie Suisse a vite qualifié de manque de collaboration du côté congolais. Ajouter à cela une lacune dans la législation suisse. Tout ce cocktail ne  pouvait pas cependant permettre de parvenir à une solution équitable. Suite à la décision du 14 juillet 2009 du Tribunal pénal fédéral, le gouvernement suisse a en effet été obligé de lever le blocage des fonds.

La seule initiative de la RDC, rappelle Linus von Castelmur, fut le dépôt d’une plainte pénale relative aux valeurs patrimoniales de Mobutu. Mais celle-ci n’est arrivée qu’après l’échéance du délai de prescription. Une fois de plus, voilà qui doit interpeller le politique congolais qui pense cacher son argent dans les Iles Caïmans et dans d’autres paradis fiscaux.

(JMNK)

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