En séjour au Sud Kivu: Justin Bitakwira sensibilise en faveur du dialogue et du processus électoral

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Sur son passage, il draine une foule immense de kivutiens dès sa descente d’avion qui le conduit dans son fief naturel l’Uvira. Justin Bitakwira qui s’interpose en force synthèse entre la Majorité présidentielle et l’opposition, attend jouer un rôle capital dans cet environnement politique caractérisé par l’épreuve de force. Des meeting en meeting tenus à Kinshasa du fait de la guerre de chiffre qui s’annonce, cependant, dans le Sud Kivu, personne ne conteste la popularité avérée de Justin Bitakwira. Dès son arrivée à Goma, il a tenu une conférence de presse, annonçant ses ambitions politiques.    

Après avoir tenu sa conférence de presse à Goma, l’élu d’Uvira dans le Sud Kivu reprend son bâton de pèlerin vers son fief naturel, Uvira. Dans cette partie de la République, le Président national de l’Alliance pour la République et la Conscience nationale entend faire un meeting dès aujourd’hui, en vue de sensibiliser d’une part la population à l’enrôlement, à la participation au dialogue politique national, et d’autre part, implanter son parti politique, ARCN.

A en croire nos sources à Goma, Justin Bitakwira n’attend plus laisser aux « fous » le monopole de détruire le peu qui reste à la République. Certains, dit-il, estiment que lorsqu’on devient opposant, l’on devient ispo facto blanc comme neige et que ceux qui sont au pouvoir demeurent du diable. C’est alors qu’il soutient ce qui suit : «  Dans ce pays, il n’y a pas un camp d’anges ; il n’y a pas de camp de diable. Quelqu’un dit : « c’est moi l’opposant ». Et que lorsqu’on devient opposant, ceux qui sont dans la Majorité sont des voleurs, des menteurs, des escrocs, etc… Et à l’opposition, il y a des saints. A  l’opposition tout comme et à la Majorité, il y a les anges et des diables », a-t-il relevé.

Et d’ajouter que l’Alliance pour la République et la Conscience nationale veut considérer que chaque camp à des qualités et des défauts. Cependant, au sein de son parti, Justin Bitakwira voudrait exploiter les qualités de tous les deux camps, et par voie de conséquence, de certaines personnalités politiques qui ont eu à gérer ce pays. « Nous voulons convaincre le citoyen congolais que  chacun de nous a des défauts et chacun de nous à des qualités. Chez nous à l’Alliance pour la République et la Conscience nationale, nous n’allons capitaliser que les qualités, puisque notre parti politique se considère comme la force synthèse de tous les dirigeants que nous avons connus »,  a-t-il fait savoir aux nombreux Kivutiens venus l’écouter.

Parmi les dirigeants connus, il y a lieu d’épingler la sincérité de Joseph Kasa Vubu. Ce dernier, après son séjour officiel dans une mission de service, a remis au trésor public, le reste des frais de sa mission. Le cas de Patrice Emery Lumumba, c’est son courage qui va constituer le fer de lance de l’ARCN. Il a mis à profit sa jeunesse au service de la République. C’est dont ARCN veut se faire prévaloir en invitant la jeunesse congolaise à plus de courage à s’engager dans la vie politique. Le cas du Maréchal Mobutu, poursuit Justin Bitakwira, c’est son sens élevé de l’unité du pays. Ce que l’ARCN compte exploiter. S’agissant M’Zée Laurent Désiré Kabila, le défunt président était animé d’un sens patriotique du Congo. Cet amour du Congo est la conséquence de sa mort, du fait qu’il ne voulait pas abdiquer sa mère patrie. Tandis que le cas de Joseph Kabila Kabange, précise-t-il, il a la capacité d’écoute extraordinaire. « Il peut écouter 40 personnes sans réagir. Il a une maitrise de soi hors du commun… »

Poursuivant son speech, le Président national de l’ARCN fustige le comportement peu onéreux de l’opposition congolaise qui s’accroche à l’extérieur au détriment de ses propres dirigeants. Le cas le plus récent est celui de Genval, en ce que le citoyen congolais a tendance à se comporter comme locataire dans son propre pays, alors qu’il en est le propriétaire. « Le Congo appartient aux Congolais ; la Belgique appartient aux Belges et la France aux Français » précise-t-il une fois de plus.  « Les gens se comportent comme locataire dans leur propre pays. Ils disent, vous allez entendre, nous allons demander à Bruxelles. Est-ce que la Belgique est propriétaire de ce pays ? Les propriétaires de ce pays s’appellent les congolais… » a-t-il dit.

Il faut dire que la même source nous renseigne qu’après la conférence de presse de Goma, Justin Bitakwira a rendez-vous avec les Uviriens, dans un meeting politique dit de sensibilisation. Laquelle sensibilisation consiste à mobiliser l’opinion quant au processus électoral, lequel processus commence par l’enrôlement et l’identification de nouveaux majeurs, du fait que la Commission électorale nationale indépendante dépourvue du corps électoral. Celui-ci, indique la centrale électorale ne peut être disposée que seize mois après. Ainsi, la guerre de l’organisation des élections pourrait se déclencher après la tenue du dialogue, susceptible d’apaiser le climat politique.

Cependant, Pour Justin Bitakwira, qu’il pleuve ou qu’il neige, les élections doivent commencer de la base au sommet. Lui en tant qu’élu du peuple en 2006 et 2011, n’attend pas aller à la sanction populaire pour la troisième fois, alors que certains y sont allés une seule fois. Il appelle cela « égalité de chance, égalité de droit ».

(Pius Romain Rolland)                     

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