En séjour à Bruxelles en Belgique: Henry-Thomas Lokondo plaide pour la Rdc en paix

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Poignée des mains entre Didier Reynders et Henry Thomas Lokondo au ministère des Affaires étrangères belges. Respectivement vice-premier ministre et des affaires étrangères et coopération Belge et Député national MP, élu de Mbandaka. Ph/Presse Belge
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Le dialogue politique inclusif est la seule voie royale susceptible d’éviter à la République démocratique du Congo l’ombre de la mort. Nombre des sensibilités politiques y souscrivent, tandis qu’une frange traine encore le pas. Cependant, les Congolais ont du mal à distinguer un acteur politique à un homme d’Etat. Ce dernier ce préoccupe de l’intérêt supérieur de la nation, ayant le sens d’abnégation et du patriotisme,  alors que le premier  ne voit que ses ambitions personnelles.

A Bruxelles, l’élu de Mbandaka à l’Equateur a rencontré et plaidé la cause de la Rdc auprès de la Couronne Belge, à travers ses ministres et Vice-Premier ministre. C’est le cas de le dire  de sa rencontre avec Didier Reynders, patron de la diplomatie Belge ; Herman De Croo, ancien président de l’Assemblée nationale Belge, puis Koen Vervaeke, Envoyé Spécial de l’Union européenne pour la Région des Grands Lacs.

Ses rencontres avec les personnalités politiques belges avaient pour objectif de plaider en faveur de la Rdc, qui traverse un moment particulier de son histoire politique. Le pays du Maréchal Mobutu est confronté à la fois aux effets pervers de la chute des cours mondiaux des métaux précieux (Ndlr Or, cuivre, coltan, diamant, Zinc, Manganèse, étain etc.), puis confronté à une crise politique qui appel à l’arbre à palabre en vue d’éviter le pire, c’est-à-dire le chaos.

En chevronné en matière de relations internationales, aussi dans le domaine sécuritaire, Henry-Thomas Lokondo estime qu’il ne faille pas faire couler le sang, puis réparer les dégâts par la suite. Le mieux à faire, c’est de s’inscrire dans la logique de sage : « Mieux vaut prévenir que guérir ». C’est le sens de sa démarche auprès de la Couronne Belge, car la Rdc est en proie à une crise politique susceptible de la plonger dans le chaos, si les forces politiques et sociales en présence n’accordent pas leur violon, et prennent les mesures correctives à temps qui s’imposent, notamment par le Dialogue, plaide-t-il auprès de la Communauté internationale par le truchement de la Belgique. L’ancienne métropole est la conseillère technique de l’UE sur la question de la Rdc, puisqu’invitée même à appuyer le dialogue, qui a ouvert ses portes depuis le jeudi 01 septembre 2016.

Dialogue politique, la voie royale pour éviter le Gabon

Dès son retour au pays, le député national MP, connu pour son indépendance intellectuelle, n’a pas hésité d’éclairer la lanterne lorsqu’il précise en ces termes : « La Résolution 2277 a endossé l’Ordonnance du Président de la République convoquant le dialogue et, dès lors, j’ai prié la Belgique, qui a des liens historiques avec nous, d’accompagner la Rdc et faire son lobbying dans le concert des nations parce que, si Bruxelles est avec nous, je ne vois pas quel autre pays de l’Union Européenne hésiterait à nous apporter son concours », a-t-il expliqué. Et d’ajouter que si jamais le calendrier électoral n’est pas consensuel, la Rdc risque de se retrouver dans la situation actuelle du Gabon, ce dont il ne souhaite jamais. « Notre pays ne mérite pas d’être la rusée de tout le monde. Depuis la colonisation, en passant par l’indépendance et les différents régimes qui se sont succédé, la RDC n’a  jamais connu une paix durable, qui profite au développement du pays. Faire couler une fois du sang à cause des ambitions démesurées, est illogique. Voilà pourquoi, j’ai pris mon bâton de pèlerin pour plaider en faveur de l’aide bilatérale avec nos partenaires occidentaux », a-t-il renchéri.    

Par voie de conséquence, tous les officiels belges sont d’avis que les Congolais sont face à leur histoire. Ils doivent inscrire une page nouvelle, une page positive, pacifique. Tel est le chemin clairement qui se dessine pour choisir ce que les Congolais veulent et ce qu’ils cherchent. Il est évident que la Communauté internationale s’en tient au respect de la Constitution et de la démocratie, mais entre temps elle demande au peuple congolais d’échanger comme des personnes adultes, plein d’amour pour leur pays, en créant des conditions favorables pour la poursuite des travaux du dialogue politique inclusif. C’est le sens de cette communauté internationale qui tient à l’inclusivité, même si l’unanimité est impossible, du moins la représentativité de toutes les sensibilités politiques, notamment l’aile dure du Rassemblement avec Etienne Tshisekedi à prendre part aux travaux de la Cité de l’Union africaine.

Somme toute, à cause des effets exogènes dus à la baisse des prix des matières premières qui ont entrainé la baisse sensible de l’enveloppe  budgétaire du Gouvernement congolais, Henry-Thomas Lokondo a également sollicité l’appui de l’Union Européenne à travers l’aide  bilatérale. Cette dernière dépend de l’issue du dialogue, d’ici deux semaines à la Cité de l’UA. Soulignons que la question électorale a été également au menu des échanges.

(Pius Romain Rolland  )

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