En réponse à une question orale avec débat: Willy Makiashi révèle: «L’emploi a progressé de 66,8% en 5 ans »

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M.Willy Makiashi, Vice-Premier ministre et ministre de l’Emploi, Travail et Prévoyance sociale a, lors de la séance plénière de vendredi dernier, convaincu l’honorable Paul Muhindo qui, dans une question orale avec débat, avoulu savoir, vu le nombre des demandeurs d’emplois, soit 2.100.000 par année, combien de postes y afférents sont-ils crées annuellement et quels sont les mécanismes ainsi que les critères d’accès à ces postes ? Pour répondre à cette question, le VPM Willy Makiashi a rappelé les missions de son ministère, avant de donner le nombre d’emplois créés par branche d’activités de 2010 à 2015.

Citant les données de l’enquête 1-2-3 de l’Institut National de la Statistique (2012), sur l’ensemble d’emplois recensés en Rdc, 88,6% sont du secteur informel contre 11,4% du secteur formel. Et les jeunes âgés de 10 à 24 ans représentent 44,1% de la population en âge de travailler et 18,5% des actifs. Les inactifs d’au moins 10 ans sont environ 24 millions dont 21,3% estiment ne pas avoir besoin de travailler, tandis que 26,8% ne sont pas en âge de travailler et 30,2% ont choisi, selon la même en quête, de ne pas travailler pour d’autres raisons. En moyenne, les nouveaux diplômés de l’éducation nationale, tous secteurs réunis, représentent un effectif annuel de 200.000 personnes, selon l’annuaire statistique 2014 publié en 2015. Au sens du BIT, le taux de chômage est de 18,8%. Partant de là, on constate qu’en Rdc, 9 chômeurs sur 10 sont des chômeurs de longue durée (plus d’un an).

Combien d’emplois créés de 2010 à 2015 ?

Abordant la question relative aux branches d’activités à forte intensité de main d’œuvre, Willy Makiashi a cité les activités extractives où il a été créé 7161 nouveaux emplois en 2010, 7.459 en 2011, 7.771 en 2012, 7.784 en 2013, 11.050 en 2014 et 10/089 en 2015. Du côté des activités de fabrication, il a révélé que 2026 nouveaux emplois ont été créés en 2010, 2/125 en 2011, 2.153 en 2012, 2.586 en 2013, 3.240 en 2014 et 5.766 en 2015. Dans le secteur de la construction, il y a eu 2.070 nouveaux emplois en 2010, 7.951 en 2011, 3.782 en 2012, 2.203 en 2013, 8.063 en 2014 et 3.528 en 2015. Dans le commerce de gros et de détail, réparation de véhicules automobiles et de motocycles, 3.590 emplois en 2010, 3/701 en 2011, 3.820 en 2012, 3.939 en 2013, 5.162 en 2014 et 8.864 en 2015. Pour terminer avec le transport et entreposage, 4.326 nouveaux emplois ont été créés en 2010, pendant que 4.371 ont été créés en 2011, 4.419 en 2012, 4.463 en 2013, 5.057 en 2014 et 4.894 en 2015.

Au sujet des autres branches d’activités ayant connu une bonne progression, le Vice-Premier ministre et ministre de l’Emploi, Travail et Prévoyance sociale a parlé des activités d’hébergement et de restauration, dont 216 ont été créés en 2010, 255 en 2011, 259 en 2012, 263 en 2013, 402 en 2014 et 1.480 en 2015. Dans l’agriculture, sylviculture et pêche, c’est 1.793 qui ont été créés en 2010, 1.832 en 2011, 1.873 en 2012, 1.912 en 2013, 2059 en 2014 et 3.190 en 2015.

« Le reste de branches, exclues l’administration publique, l’éducation, la santé, les activités des ménages et celles des organisations et organismes extraterritoriaux, dont certaines informations sont manquantes, a également connu une progression positive, à plusieurs degrés », dit-il, avant d’ajouter qu’hormis les données incomplètes de branches citées ci-dessus, dont la récolte est en cours en vue de leur mise à jour, l’emploi a progressé de 66,8% en 5 ans. Et l’effectif de nouveaux emplois est passé à 34.660 en 2011 avant de baisser à 31.346 en 2012 et 29.943 en 2013 ; il s’est ensuite envolé à 42.169 nouveaux emplois créés en 2014 et 45.1718 en 2015.

En réponse aux préoccupations des élus du peuple, le VPM Willy Makiashi qui donnait des réponses par rapport aux critères d’accès, a épinglé trois canaux d’accès à l’emploi en Rdc. Il s’agit des réseaux familiaux, les autres réseaux et l’ONEM. Et d’après cette source, seulement 0,22% d’emplois sont obtenus via l’ONEM et 99,78% par ces autres réseaux. S’agissant de la protection de la main d’œuvre nationale contre la concurrence étrangère, le Code du travail est clair à cet effet et dispose ! « La priorité à l’embauche est réservée aux travailleurs nationaux pour tout emploi rémunéré. Aucun étranger ne peut occuper un emploi en vertu d’un contrat de travail s’il n’a préalablement pas obtenu une carte de travail ». Toutefois, précise le ministre, l’application stricte de cette disposition sur le terrain pose de nombreux problèmes et l’Inspecteur général du travail qui est sur terrain pour continuer à veiller à l’application des textes en rapport avec la protection de la main d’œuvre locale.

(Jean-Marie Nkambua)

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