En récusant le Facilitateur: Tshisekedi refuse de s’assumer

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Étienne Tshisekedi, le président de l' UDPS. Ph.tiers
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*A l’analyse des faits, il apparaît clairement que l’explication donnée à l’appui de cette récusation ne constitue qu’une liste de fallacieux prétextes. Une fois de plus, Etienne Tshisekedi fait la démonstration de sa propension à éviter d’assumer les véritables responsabilités du pouvoir.  Ces tergiversations montrent clairement que l’objectif poursuivi par le Rassemblement ne concerne plus l’intérêt du peuple congolais, mais seulement l’avenir privé des membres de ce groupe

*L’extrémisme naïf d’Etienne Tshisekedi avait permis la prolongation du système dictatorial du Maréchal Mobutu. Si l’on n’y prend garde, ce nouvel épisode risque d’engendrer une longue période d’incertitudes dont le pays n’a absolument pas besoin.  Les élites congolaises, tant de la Majorité Présidentielle que de l’opposition, doivent prendre conscience que l’on n’atteint pas la perfection en un seul jet. Le progrès est le fruit d’une progression lente et graduée. Suivre le patriarche de Limete dans son leurre, suivant lequel la Rdc atteindra le nirvana (le paradis) le jour où chacun, dans ce pays, se soumettra à ses caprices, serait non pas une erreur, mais, une faute grave

L’opinion publique a été surprise d’apprendre que le « Rassemblement » qui unit certains opposants congolais, depuis Genval/Bruxelles, derrière M. Etienne Tshisekedi, récuse le Facilitateur Edem Kodjo proposé par l’Union africaine (UA).

Les raisons avancées pour cette récusation se résument au fait que le Facilitateur n’aurait pas pris en compte les points de vue du « Rassemblement ».  La divergence porte sur : la procédure à suivre pour la convocation du Comité préparatoire, la libération des prisonniers politiques,  la cessation de certaines poursuites judiciaires, la levée des mesures d’interdiction de certains médias privés de l’opposition et le moment de la convocation du Dialogue politique national inclusif.

A l’analyse des faits, il apparaît clairement que l’explication donnée à l’appui de cette récusation ne constitue qu’une liste de fallacieux prétextes. Une fois de plus, Etienne Tshisekedi fait la démonstration de sa propension à éviter d’assumer les véritables responsabilités du pouvoir.

Puisqu’on lui a donné le Facilitateur de la Communauté internationale qu’il voulait tant, il demande maintenant un peu plus. C’est-à-dire un groupe de Facilitateurs.  Qu’exigera-t-il demain ?

Comment comprendre qu’un groupe désireux d’arriver à un compromis, puisque tel est l’aboutissement logique de tout dialogue, présente à l’avance ses propres objectifs comme des conditions incontournables ? De plus, il affirme sans ambages son refus de venir si la partie en face ne se soumet pas à ses exigences. Le projet étant vidé de toute sa substance, que resterait-t-il alors à discuter ?

Ces tergiversations montrent clairement que l’objectif poursuivi par le Rassemblement ne concerne plus l’intérêt du peuple congolais, mais seulement l’avenir privé des membres de ce groupe.

Le processus qui devait conduire au Dialogue politique national inclusif arrive là au niveau prévu par un certain nombre d’observateurs, qui prévoyaient l’impossibilité d’aboutir à quoi que ce soit de constructif avec le leader de l’UDPS.  L’histoire  de la République démocratique du Congo est émaillée de plusieurs occasions ratées de consolider la démocratie à cause de l’étrange refus de celui qui  aime pourtant se présenter comme le père de ce système politique, à prendre les risques liées aux responsabilités d’Etat.

Aujourd’hui comme hier, des malfaiteurs connus utilisent la relative popularité de Monsieur Etienne Tshisekedi, pour se laver de leurs forfaitures.  Voulons-nous faire de la RDC un pays où les politiciens peuvent se permettre toutes les infractions sans le moindre risque de condamnation ? La démocratie peut-elle se confondre avec un état de non-droit ? C’est au peuple congolais de choisir.

L’extrémisme naïf de Monsieur Etienne Tshisekedi avait permis la prolongation du système dictatorial de Monsieur Mobutu. Si nous n’y prenons garde, ce nouvel épisode va nous plonger dans une longue période d’incertitudes dont le pays n’a absolument pas besoin.  Les élites congolaises, tant de la Majorité Présidentielle que de l’opposition, doivent prendre conscience que l’on n’atteint pas la perfection en un seul jet. Le progrès est le fruit d’une progression lente et graduée. Suivre le patriarche de Limete dans son leurre, suivant lequel la RDC atteindra le nirvana (le paradis) le jour où chacun, dans ce pays, se soumettra à ses caprices, serait non pas une erreur, mais, une faute grave.

Notre pays se trouve à un point historique extrêmement délicat. Le peuple congolais attend de chaque responsable des prises de position claires, non pas pour des projets individuels, mais pour la consolidation de la démocratie et de la construction de notre pays. Dans notre contexte, il n’existe qu’une seule voie pour atteindre ce noble objectif : c’est le dialogue.

Les assassins de l’espoir

Face à cette énième hésitation, ou manœuvre délibérée, du Président de l’UDPS, les démocrates congolais doivent privilégier l’avenir du pays et poursuivre sans hésitation la recherche des voies et moyens de donner à la République les institutions solides et porteuses d’espoir.  Les nouveaux pourfendeurs du Dialogue politique national inclusif sauront-ils se rendre compte qu’ils assassinent les espoirs qu’ils ont eux-mêmes suscités ?

Les points de divergence, à la base des contradictions qui existent au sein du microcosme politique congolais, sont connus de tous.  Un seul homme ou un groupe ne peut paralyser toute une nation et l’installer dans une attente perpétuelle.

Autour de nos différends, nombreux sont les groupes qui s’identifient à un camp ou à un autre et qui se montrent favorables à échanger pacifiquement autour de la table.  C’est avec ces personnalités désireuses de relancer la reconstruction de la nation et la consolidation de la démocratie que le débat doit être organisé.  Toute autre formule soumettant notre sort à la volonté des étrangers ou aux caprices d’un homme qui souhaite quitter un jour, la vie terrestre sans avoir commis de faute, puisque s’arrangeant à chaque fois à éviter les responsabilités humaines, serait d’une extraordinaire naïveté.

Les Congolais ont besoin de vivre, de construire leur pays, d’améliorer ce qui fonctionne moins bien, de corriger les erreurs pour se faire une meilleure place sur cette terre. Pour s’approcher de cette perspective, chacun devrait adhérer à un nouveau paradigme : afin que le Congo gagne, il ne devrait avoir parmi nous ni vainqueur ni vaincu.

 

L’Avenir

   

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