En réaction aux conclusions de l’UE: La MP dénonce des allégations tendancieuses

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La Majorité Présidentielle, dans une déclaration politique signée par l’Ambassadeur André-Alain Atundu, porte-parole de cette famille politique, réagit coup sur coup aux allégations tendancieuses de l’Union européenne, qui foule au pied la souveraineté du pays et le droit international. Réuni hier pour auditionner le rapport de la mission de la Majorité Présidentielle dans le Haut-Katanga, conduite par son Secrétaire général, l’honorable Aubin Minaku, et sur instruction de l’Autorité morale de cette famille politique, le Bureau politique a reconnu la nécessité de mobiliser davantage tous ses membres en province, dans un esprit de cohésion et de solidarité, en vue de préparer efficacement et de remporter les prochaines élections à tous les niveaux. Au sujet des conclusions du Conseil de l’Union européenne concernant la situation en Rd Congo, le Bureau politique dénonce les allégations tendancieuses et les insinuations malveillantes faites dans le but de présenter la situation en Rd Congo comme échappant à l’autorité de l’Etat et du Président de la République, garant du bon fonctionnement des institutions. La goutte d’eau qui a fait déborder le vase, c’est cette provocation de l’UE qui se dit disposée à adopter de nouvelles mesures restrictives individuelles contre ceux qui seraient responsables de graves violations des droits de l’Homme, inciteraient à la violence ou qui feraient obstacle à une sortie de crise consensuelle, pacifique et respectueuse de l’aspiration du peuple congolais à élire ses représentants.  Cette façon de procéder pose manifestement un problème de respect des principes sacro-saints portés par la Charte des Nations Unies et par la Constitution de la République. Curieux, l’UE salue la récente nomination d’un nouveau président du Conseil des Sages du Rassemblement, qui remplira également la fonction de président du Conseil national de suivi de l’Accord (CNSA). Pour le Bureau politique  de la MP, le processus de désignation des membres du Conseil national de suivi est une question de souveraineté nationale, et aucune ingérence étrangère ne serait tolérée. La Majorité est revenue sur la nécessité d’un nouveau consensus de toutes les parties prenantes aux négociations, dans la  désignation du Président du Conseil National de Suivi.

(JMNK)

DECLARATION DU BUREAU POLITIQUE DE LA MAJORITE PRESIDENTIELLE

A l’issue d’une mission de la Majorité Présidentielle dans le Haut-Katanga, sur instruction de l’Autorité Morale et conduite par son Secrétaire Général, l’Honorable Aubin Minaku, le Bureau Politique a tenu ce jour, 07 mars 2017, une réunion pour auditionner le rapport de ladite mission.

A ce propos, le Bureau politique a reconnu la nécessité de mobiliser davantage tous ses membres en province, dans un esprit de cohésion et de solidarité, en vue de préparer efficacement et de remporter les prochaines élections à tous les niveaux.

A cette occasion, le Bureau politique a pris connaissance de conclusion du Conseil de l’Union européenne concernant la situation en République Démocratique du Congo. Pour éclairer adéquatement l’opinion publique, le bureau de la Majorité Présidentielle, tient à faire les observations suivantes:

  1. La lecture cursive des conclusions du Conseil de l’Union Européenne montre et démontre, de façon incontestable, l’importance stratégique de la République Démocratique du Congo dans les relations internationales. Cependant, l’orientation générale de ces conclusions pose manifestement un problème de respecte des principes sacro-saints portés par la Charte des Nations Unies et par la Constitution de la République.
  2. Le Bureau politique rappelle que le Dialogue Inclusif de la Cité de l’Union Africaine, l’Accord du Centre Interdiocésain et l’Arrangement particulier reposent sur un postulat réclamé et accepté sans réserve par toutes les parties prenantes, à savoir le respect intégral de la Constitution de la République telle que modifiée et complétée à ce jour, et qu’en tout état de cause, une clause généralement quelconque de ces accords, contraire aux pertinentes dispositions de la Constitution en vigueur, est nulle et de nul effet.
  3. Dans cet ordre d’idées, le Bureau politique dénonce les allégations tendancieuses et les insinuations malveillantes faites dans le but de présenter la situation en République Démocratique du Congo comme échappant à l’autorité de l’Etat et du Président de la République, garant du bon fonctionnement des institutions.
  4. Le Bureau politique rappelle à l’opinion et à tous nos partenaires que toutes les situations sécuritaires, d’atteintes aux droits de l’homme et d’appel à la xénophobie font l’objet d’une réaction appropriée de la part des autorités nationales compétentes conformément à leurs prérogatives constitutionnelles et légale.
  5. S’agissant particulièrement des cas de violation des droits de l’homme sur toute l’étendue de la République, les autorités civiles et militaires compétentes initient systématiquement des enquêtes pour la manifestation de la vérité et la répression des coupables selon la rigueur de la loi.

Et à l’état actuel des choses, il n’y a aucune nécessité impérieuse à recourir à une assistance particulière de nos partenaires internationaux.

  1. S’agissant de la CENCO, le Bureau politique tient à rappeler que la mission de bons offices lui avait été confiée par le Chef de l’Etat en lui accordant, chaque fois que de besoin, toute l’assistance et toute l’attention nécessaires pour lui permettre de mener sa mission à bonnes fins.
  2. Concernant le processus de désignation des membres du Conseil National de Suivi, le Bureau politique souligne que s’agissant d’une question de souveraineté nationale, aucune ingérence étrangère ne serait tolérée.
  3. Le Bureau politique fustige toute sorte d’intrusion tendant à briser la dynamique nationale en train de réaliser un consensus efficace autour des problèmes de la nation dans le but d’achever la normalisation en marche de notre processus démocratique.

Ainsi, la Majorité Présidentielle dénonce les manœuvres sordides visant à l’isoler de l’ensemble de la classe politique.

  1. Par souci de transparence, le Bureau politique rappelle que la désignation du Président du Conseil National de Suivi doit faire logiquement l’objet d’un nouveau consensus de toutes les parties prenantes aux négociations, pour respecter par ailleurs le parallélisme des formes.
  2. Il en est de même de la désignation du Premier Ministre qui doit respecter la procédure et la pratique en la matière.
  3. Le Bureau politique saisit cette occasion pour rendre hommage à nos forces de l’ordre et de sécurité, qui ont rétabli, en pleine journée dans la capitale, l’autorité de l’Etat sans traumatiser la population kinoise.

 

Fait à Kinshasa, le 07 mars 2017

Le Porte- parole de la Majorité  Présidentielle

Ambassadeur André Alain ATUNDU LIONGO

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