En réaction aux actes xénophobes en Afrique du Sud: Des députés exigent le boycott des produits sud-africains

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Et le Gouvernement s’indigne et se dit préoccupé du sort des Congolais

*Devant répondre à une question d’actualité hier à l’Assemblée nationale, le ministre des Affaires étrangères et Coopération internationale, Raymond Tshibanda a, concernant les ressortissants Congolais, signalé que tout a commencé le 14 mars 2015 avec le meurtre d’un Congolais, sauvagement brûlé vif à son lieu de travail à Durban par un groupe de jeunes Zulu. Curieusement, constate-t-il, malgré ce débordement, la police sud-africaine a fait montre d’une mollesse qui nous surprend tous et qui a fait fuir environ 200 congolais de leurs résidences pour se réfugier au poste de police d’Isipango à Durban

*Malgré les assurances de Raymond Tshibanda quant à sa volonté de poursuivre le dialogue avec le gouvernement sud-africain, les élus du peuple estiment qu’il faut non seulement des actions de sabotage contre les produits venant du pays de Nelson Mandela, mais aussi de suspendre le contrat du grand barrage Inga avec l’Afrique du Sud, puisqu’ayant touché le cœur et l’âme du Congolais

Invité à l’Assemblée nationale pour répondre à la question d’actualité relative aux atrocités que subissent les Congolais en Afrique du Sud, le ministre des Affaires étrangères et Coopération internationale a donné des éclaircissements à la représentation nationale sur les atrocités que sont en train de subir certains concitoyens en Afrique du Sud depuis quelques semaines. Sachant combien l’agenda de la Représentation nationale est surchargé, le ministre des Affaires étrangères s’est limité à brosser brièvement l’état de la situation, en expliquant ce que le gouvernement a fait quant à ce et où en est le gouvernement avec la crise pour le moment.

Il a expliqué que les violences xénophobes qui ont débuté à la mi-mars 2015 à Durban se sont multipliées rapidement à travers l’Afrique du Sud, notamment à Johannesburg et au Cap. En ce qui concerne les ressortissants congolais, il a précisé que tout a commencé le 14 mars 2015 avec le meurtre de M. Dintshiantshia Beya Noël, sauvagement brûlé vif à son lieu de travail à Durban par un groupe de jeunes Zulu. Il a succombé de ses brûlures le lendemain à l’hôpital. Plusieurs autres étrangers d’origine africaine ont été agressés et pillés par les Sud-Africains, parmi lesquels trois Congolais sont portés disparus dont un présumé tué. Curieusement, s’inquiète-t-il, malgré ce débordement, la police sud-africaine a fait montre d’une mollesse qui nous surprend tous. Et face à cette situation d’insécurité, environ 200 Congolais ont fui leurs résidences pour se réfugier au poste de police d’Isipango à Durban, où se trouvaient d’autres étrangers africains, et où, malgré la présence policière, ils continuent à être molestés.

« Ces actes de vandalisme à Durban, à Johannesburg et au Cap ont occasionné au moins 7 morts, plusieurs blessés et plus de 4.000 personnes déplacées », a déploré le ministre des Affaires étrangères de la RD Congo, pour dire combien cette situation a déterminé l’Ambassade de la RDC à Pretoria de saisir les autorités sud-africaines, sollicitant leur appui au profit de nos compatriotes.

Réactions du Gouvernement

Face à cette tragédie, le Gouvernement de la République a convoqué l’Ambassadeur de la République Sud-Africaine en RDC pour lui faire part de l’indignation du gouvernement de la RD Congo et de sa préoccupation quant au sort de nos compatriotes en Afrique du Sud. A cette occasion, il a été demandé à l’Ambassadeur de saisir son gouvernement, afin de communiquer les préoccupations de la RDC et demander que les ressortissants congolais soient protégés. «Dans l’entretemps, j’ai instruit notre Ambassadeur à Pretoria de saisir les autorités sud-africaines à ce sujet, de se rendre à Durban pour s’enquérir de la situation et rencontrer les autorités locales en vue de trouver ensemble une solution à la crise. Ce qui fut fait », a-t-il indiqué.

Suite à la détérioration de la situation, Raymond Tshibanda avait convoqué de nouveau l’Ambassadeur sud-africain en date du 16 avril 2015 pour réitérer les préoccupations du Gouvernement de la RD Congo toujours croissantes et lui signifier l’annulation de la visite que devait effectuer le Gouverneur de la province de Kwazulu Natal à Kinshasa, dans le cadre du projet de jumelage.

Depuis le début de cette crise jusqu’à ce jour, annonce Raymond Tshibanda, son ministère demeure en contact permanent avec l’Ambassadeur en Afrique du Sud qui exécute les instructions qui lui sont communiquées et tient informées les autorités de la République Démocratique du Congo de la situation au jour le jour. « Compte tenu de la gravité de cette situation, nous avons saisi le Premier ministre, Chef du Gouvernement, pour que le Vice-ministre des Congolais de l’Etranger puisse effectuer une mission ad hoc en Afrique du Sud depuis le 17 avril 2015, en vue d’aller consoler les compatriotes affligés et concourir à la résolution de la crise avec les autorités sud-africaines. Ce dont nous attendons la décision de la hiérarchie jusqu’à ce jour », déplore Raymond Tshibanda.

Au jour d’aujourd’hui, une accalmie relative à Durban et partout ailleurs est constaté suite au déploiement des unités des forces de défense sud-africaines dans les zones troublées depuis trois jours. Au-delà de ceci, le ministre des Affaires étrangères a informé la représentation nationale que le corps du compatriote brûlé et tué a été rapatrié puis inhumé dans les conditions humaines. Dans le même ordre d’idées, l’un des frères du défunt a été reçu à son ministère pour l’informer de l’ensemble des biens du défunt.

(Pius Romain Rolland)

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