En provinces, la marche s’est déroulée dans le calme

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Si à Kinshasa, la marche du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement s’est muée en une insurrection, entrainant les pillages et autres destructions des édifices publics, la population de Tshikapa a vaqué librement à ses occupations hier lundi 19 septembre 2016. Il est toutefois constaté qu’il y a eu de maigres appels de l’opposition à une marche et sit in. C’est tard dans la soirée que les enfants ont été utilisés par l’opposition pour descendre dans la rue et ils ont été dispersés par la Police.

A Kindu

Dans la province du Maniema, le Rassemblement des forces acquises au changement dans cette province a réitéré à cette occasion son ferme engagement pour le respect de la constitution ainsi que de la résolution 2277 du Conseil de sécurité des Nations Unies. De ce fait, il a exigé à la CENI la convocation sans condition du scrutin présidentiel conformément à l’article 73 de la constitution en vue d’assurer l’alternance pacifique et civilisé au sommet de l’Etat.

A Matadi

A Matadi, dans la province du Kongo Central, il était 10h45 minutes lorsqu’une panique généralisée a été observée hier au centre-ville de Matadi, suite à la répression par la Police nationale congolaise de la marche organisée au nom du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement par les partis politiques de l’opposition aux couleurs de l’UDPS, MPCR et l’ARECO/Kongo Central. Du coup, magasins, banques et boutiques et toutes les autres activités ont simultanément fermé leurs portes. Ce mouvement s’est aussi poursuivi auprès de vendeurs installés le long du centre-ville qui vidaient leurs étalages au risque de perdre leurs marchandises. La marche partie dans la partie sud au siège de l’UDPS dans la commune de Mvunzi a été dispersée à partir de la place Diskin dans la commune de Nzanza par la police à coup de gazes lacrymogènes.

Cet acte a été qualifié de provocation par Me Mankudila du Parti pour la renaissance du Kongo qui a fait savoir que nous ne sommes plus sous le régime d’autorisation, moins encore celui de la demande, mais plutôt d’information. Même si aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée lors de la vive tension au cours de laquelle les manifestants ont fait usage des jeux de pierres, signalons quelques blessés et arrestations libérées après. Du côté des autorités, on dit que la dite marche n’avait pas été autorisée par vice de forme dans la demande du président du comité fédéral de l’UDPS adressé au Maire de Matadi. C’est donc dans l’après-midi que quelques activités ont repris et le calme est revenu à la normale.

A Beni-Butembo

Dans les villes de Beni et Butembo, nous apprenons que la police a encadrés les marches de l’opposition et il n’y a pas eu des casses et des perturbations des activités scolaires et commerciales. Dans ces deux villes, les marches de la population ont été pacifiques, sans incidents. Les écoles, boutiques et banques ont fonctionné au même moment que la poignée des manifestants membres du Rassemblement. A Beni, la police a vite maitrisé la tentative du débordement de quelques mineurs considérés comme enfants de la rue. Le matin, l’ambiance était habituelle dans les deux villes. Les écoliers et les élèves se précipitent dans leurs écoles respectives, les employés dans leurs entreprises, les commerçants dans leurs boutiques et magasins, les taxis-bus et minibus de toutes les destinations embarquent les passagers. Entre 11 et 12, les manifestants se déversent dans les rues de ces deux villes, encadrées par la police.

A Lubero

Rien que pour le territoire de Lubero dans la province du Nord-Kivu, plus d’un million cinq cent enfants n’ont pas d’actes de naissance de l’Etat congolais, la même situation est vécue dans le territoire de Beni, les villes de Butembo et Béni. Pourtant, le gouverneur du Nord-Kivu avait déjà signé un arrêté depuis le mois de mars accordant un moratoire aux enfants de 90 jours à moins de 18 ans pour l’obtention d’un certificat d’indulgences. Ce moratoire d’une année expire en mars prochain, alors que les enfants ne sont pas encore enregistrés faute de moyens logistiques des juridictions compétentes, vu le nombre d enfants attendus. Le président des organisations de la société civile du territoire de Lubero crie et appel à la solidarité des ONG nationales et internationales pour un appui logistique en fin de sauver les enfants du Nord-Kivu avant l’expiration du moratoire du gouverneur du Nord-Kivu.

JMNK

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