En perspective du dialogue national inclusif

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La société civile dans toute sa diversité a conféré avec Edem Kodjo

*La DTP et le SET s’invitent au dialogue, mais la Ceni doit être restructurée

La lumière éclaire de plus en plus, l’ombre de l’obscurité s’efface quant à la tenue effective du dialogue national inclusif en République Démocratique du Congo. La délégation de la société civile dans toute sa diversité conduite par son porte-parole Kathy Kalanga, a été reçue en séance de travail par l’Envoyé spécial de l’Union africaine. Le Togolais Edem Kodjo qui a reçu plus de 60 représentants des différentes structures de la société civile en prélude du dialogue, a recueilli les propositions et la piste de solution de la société civile. Cette dernière tient à tout prix à aller au dialogue, en vue de baliser le chemin de la bonne tenue des élections pour ce cycle électoral de 2106.

A la sortie de cette séance de travail, la porte-parole Kathy Kalanga a déclaré notamment ce qui suit au Journal L’avenir : « Nous avons appris comme tout le monde que l’Union africaine avait dépêché ici en RDC son délégué, pour consulter les acteurs politiques et sociaux. Raison pour laquelle la société civile a été reçue aujourd’hui. La société civile a une seule position : dire la vérité à la population. Aujourd’hui, vu le temps qui court, la société civile dans toute sa diversité pense que là où la politique n’arrive pas à se concorder, elle doit se lever et parler d’une seule voix, elle ne veut pas le chaos parce qu’elle tient à ce que la paix puisse régner dans ce pays », a déclaré la porte-parole.

Tenant compte des divergences au sein de la classe politique congolaise sur le processus électoral, la Société civile s’interpose entre cette classe politique, question d’éviter à la population des troubles d’ordre politique. « Nous ne voulons pas qu’il y ait des troubles au pays, ni de bain de sang. Car la population congolaise a assez souffert. Pour ce faire, la classe politique doit savoir qu’un jour, il faudrait que les élections soient organisées, mais dans des conditions d’apaisement, dans un climat empreint de paix et non des élections susceptibles d’engendrer des violences, des guerres dans notre pays », a-t-elle renchéri.

Pour que cette paix soit effective, il faudrait que tous les acteurs politiques de la RDC, toutes tendances confondues se mettent autour d’une table, se parlent, discutent et trouvent des voies et moyens autour du consensus électoral. Ceci pour épargner la population des remous politiques. « Edem Kodjo a reçu l’essentiel de notre cahier de charge. Il est venu écouter tout le monde, à la fin, il aura une vue d’ensemble quant à la position des uns et des autres de participer au dialogue national inclusif », a-t-elle relevé. Elle croit en la voix du peuple qui est celle de Dieu et qui prime.

Jérôme Bonso et Martin Ekanda s’expriment

Pour sa part, Jérôme Bonso précise que la société civile a montré les aspects techniques liés à la problématique de l’organisation technique des élections en Rdc. « Nous, Organisations de la société civile dans toute sa diversité, avons fait voir les quatre défis majeurs sans lesquels on ne peut arriver à la tenue des élections. Il s’agit du défi politique qu’il faudrait dégager ; c’est le défi technique, trouver solution à la problématique du fichier électoral et lever l’option qui conviendrait pour faire le recensement et l’enrôlement global, afin de couvrir les 40 millions d’électeurs. Nous avons levé l’option de vide logistique. Nous organisons les élections dans un vide logistique où nous n’avons pas le matériel qu’il faudrait commander, et ça prendrait du temps. Nous avons fait voir aussi le défi financier. Il faut réunir les moyens financiers. Etant donné que nous sommes à quelques mois de l’organisation des élections dans le délai, mais techniquement nous sommes dans l’impossibilité de les faire, nous avons fait voir l’erreur commise en 2001 », a dit Jérôme Bonso.

Promoteur de l’Institut supérieur d’Informatique, Programmation et Analyse (ISIPA), Martin Ekanda est membre influent de la société civile. A ce titre, il n’est pas resté en marge de la rencontre avec Edem Kodjo Il a souligné ce qui suit : « Notre présence à ce rendez-vous, c’est pour exprimer le point de vue de la société civile qui souhaite qu’il y ait élections dans ce pays. Mais les élections dans quelles conditions ? Unanimement en échange, il est souhaité qu’au préalable, un dialogue puisse avoir lieu. Il ne sert à rien d’aller dans la précipitation pour les élections qui vont amener simplement de la confusion, l’écoulement du sang et autre chose », a-t-il fait savoir.

Et de préciser qu’il est logique de respecter le délai constitutionnel, mais techniquement, il est absurde de croire à l’organisation des élections dans le respect du délai constitutionnel. « Aujourd’hui, on ne sait pas contourner les obstacles qui se dressent devant nous. Donc, il faudrait que nous puissions prendre notre temps à réfléchir sur comment organiser les élections. Je pense que c’est par le dialogue qu’on aura à résoudre tous ces problèmes », a-t-il fait savoir.

La DTP et SET chez Kodjo

Il ne fait l’ombre d’aucun doute que la DTP conduite par Fortunat Kandanda, et Soutien Etienne Tshesekedi ont aussi conféré avec l’Envoyé spécial de l’UA. A en croire son porte-parole Pathy Katanga, la DTP et SET ne récusent pas la présence d’Edem Kodjo, fut-il envoyé de la communauté internationale selon l’Accord-Cadre d’Addis-Abeba. Du moins, ces structures veulent le voir et le juger à l’œuvre. La DTP et SET soutiennent que le dialogue est la seule alternative de décrisper la situation politique émaillée de contestations à l’approche de l’organisation des élections. Toutefois, la tenue des élections apaisées en RDC  est conditionnée par la mise en place de nouveaux animateurs de la CENI, dont les actuels.

(Pius Romain Rolland )

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