En marge du dialogue national inclusif

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Mende précise : «  Le pays n’est pas en crise »

Face à la presse nationale et internationale hier mercredi dans son cabinet de travail, le porte-parole du Gouvernement a précisé que le pays n’est pas en crise, contrairement à ce que certains politiciens veulent faire croire à l’opinion nationale et que ce n’est pas pour cette raison que le chef de l’Etat a convoqué le dialogue politique national inclusif.

«  Le Président n’a pas annoncé une crise comme cause de la convocation du dialogue. Il a bien circonscrit les raisons pour lesquelles le dialogue   devra avoir lieu. Nous voulons éviter les crises dans lesquelles nous nous sommes trouvés plongés du fait de la gestion malencontreuse des élections de 2006 et des élections de 2011. Mais pour l’instant, on n’est pas en crise », a indiqué le ministre congolais des Médias et porte-parole du Gouvernement.

  1. Mende affirme que tout tourne normalement. Il n’y a pas vide de pouvoir pour parler de cette crise imaginaire qui n’existe que dans les esprits de certains, avant d’assurer l’opinion que les élections auront lieu. Même celles et surtout qui préoccupent le plus les gens, la présidentielle. Et ce, avant de souligner le souci du Chef de l’Etat, qui veut que toutes les précautions soient prises par les Congolais lors de ce forum national, afin de ne pas retomber dans ce sal trou d’incompréhensions, d’incidents post-électoraux de 2006 et 2011.

« Peut-être qu’il y a une crise dans les ambitions personnelles, dans les carnets de l’un ou de l’autre… on avait voulu être président, on ne l’est pas… crise dans la vie personnelle et non une crise dans le pays. Cela n’a rien à avoir avec le pays. Il ne faut pas confondre les individus avec le pays. Le pays tourne (…) le bon résultat en matière économique,…. Il faut maintenir cette stabilité, on a constaté qu’il y a une petite guerre en 2007 suite à une mauvaise gestion de résultat électoral. Alors les élections devant venir, on peut par mesure de précaution, projeter un dialogue. Et donc, ceci ne veut pas dire que nous sommes en crise », a ajouté le ministre.

Des élections moins couteuses

Voici l’un des objectifs du dialogue. Une gymnastique intellectuelle à laquelle les dialogueurs devront accorder toute l’attention afin de dégager une piste qui amènera à organiser des élections, mais à moindre frais. Ceci est possible et faisable au regard du contexte économique difficile dans lequel patauge le payas.

C’est un budget pharaonique qu’a présenté la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Les chiffres s’élèvent à un milliard deux cent million de dollars américain. Alors que le pays n’a pas que les élections à organiser. La vie de Congolais ne s’arrête pas seulement aux scrutins. La vie va bien au-delà.

D’où, pense le chef de l’Etat, que les dialogueurs y réfléchissent sur comment organiser des élections mais à moindre coût. « Les élections sont couteuses, qu’elles soient locales, provinciales, législatives, présidentielles, elles ont un coût. Le président a dit qu’il constate que le Gouvernement n’est pas au diapason des demandes de la Ceni. D’où, il va falloir réfléchir à la possibilité de faire en sorte que ce pays ait un système électoral moins couteux », a justifié le ministre, pour dire que contrairement aux intentions prêtées au Chef de l’Etat, il s’agit plutôt d’une invitation que Joseph Kabila a lancée à l’endroit de ces Congolais qui iront au dialogue, de voir comment contourner le budget de la Ceni, qui a demandé plus que ce que le pays peut donner.

Dans ces intentions prêtées, les Congolais sont allés très loin, jusqu’à voir ce que le Chef de l’Etat n’a pas vu, même pas en rêve, un changement électoral dans sa dernière déclaration télévisée. Un chapeau très gros qu’on veut lui faire porter. Ainsi, il faut encore le dire, le dialogue national se présente ici comme ce cadre idéal pour se fixer sur cette question.

Parachevant ce point, le porte-parole du Gouvernement a précisé à l’opinion sur l’importance des participants et que l’exécutif national serait inquiet si tout le monde ne participait pas. « Même le fait que les partis de l’opposition qui soient moins représentatifs, contestent leur participation au dialogue national, nous inquiète, parce qu’ils ne sont pas moins Congolais que les autres. Le dialogue national est voulu inclusif et s’il y a un groupe de Congolais qui estime qu’il n’a pas sa place, nous devrons prendre le temps de le convaincre de la nécessite de ce dialogue, à fortiori l’Udps, qui est un parti significatif, représentatif de l’opposition et pourquoi vous ne voulez pas que nous soyons inquiets ?Nous ne sommes pas de gens insensibles à l’avenir de notre pays, nous sommes conscients que l’avenir de notre pays dépend de cette union nationale que nous devrions avoir face à ces mauvaises pratiques. Nous devrions effacer ces pratiques », a fait savoir le ministre.

Cependant, souligne-t-il, «  si l’un d’entre nous ne souhaite pas aller à ce dialogue, cela ne nous laisse pas indifférents.   Cela ne nous empêchera pas d’aller aux élections puisque le pays n’appartient pas à celui qui refuse ».

L’Udps et le Gouvernement disent la même chose

Les deux camps disent la même chose, peut-être pas avec les mêmes mots. Mais l’idée et le souci restent les même si les causes ne se justifient toujours pas. Cependant, à un certain moment de l’histoire du pays, il faut se dépasser. C’est à cette conclusion justement que le Chef de l’Etat est certainement arrivé, afin de sauver le meuble.

« Je pense que si l’Udps estime que le dialogue doit comprendre une implication de la communauté internationale, il y a un point de jonction entre l’Udps et le Président de la République, qui n’a pas exclu l’implication de la communauté internationale (….). Le Chef de l’Etat avait déjà ouvert la voie à la communauté internationale lorsqu’il a parlé de la co-médiation internationale en cas de difficulté majeure. C’est une porte déjà grandement ouverte ».

Pas très chaud à cette démarche de se soumettre tout le temps à la communauté internationale, L. Mende, nationaliste avéré, estime ici que 55 ans après l’indépendance, les Congolais doivent à un moment donné de l’histoire se passer de cette fameuse communauté, pour se parler entre eux. Ainsi, le Chef de l’Etat a raison lorsqu’il dit que l’idée de cette médiation internationale ne peut pas être une cause à empêcher les Congolais allait à ce dialogue. Quoiqu’il en soit, a rassuré le ministre, la communauté internationale qui viendrait à ce dialogue, ne va pas se substituer au président Joseph Kabila.

(Yassa)

 

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