En marge des incidents du week-end dernier au STR

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Combattre le culte et la culture de la violence dans nos stades

Les incidents qui ont émaillé le week-end dernier les matches Shark XI-TP Mazembe et DCMP/K-SM Sanga Balende continuent à défrayer la chronique sportive. L’opinion a été scandalisée de voir, le dimanche à la tribune d’honneur, deux haut responsables politiques se lancer des chaises.

C’est pourquoi, nous proposons à l’autorité responsable des voies et moyens pour combattre le culte et la culture de la violence dans le chef de tous les sportifs.

La violence a la peau dure et se répète de façon cyclique au STR qui est en train de devenir le sanctuaire de l’intolérance, l’arène de la mort.

Depuis quelques temps, des scènes de violence à répétition y ont été vécues. Les supporters expriment souvent leur mécontentement sur l’arbitrage en cassant les chaises ou en jetant des projectiles sur les officiels de match voire sur les supporters de l’équipe adverse.

Bon nombre d’entre eux oublient que ce temple de sport a été réfectionné par une poignée de volontaires, principalement par le président de l’AS V.Club qui s’est investi pour rendre le stade admissible à abriter des rencontres de la CAN, selon les critères définis par l’organe faitière du football continental.

Ces spectacles désolants n’honorent pas le pays.

Les derbies V.Club-Dcmp en ligue nationale, les classico Renaissance-Arc-en-Ciel à l’Entente provinciale de football de Kinshasa drainent non seulement un monde fou mais suscitent des passions qui se terminent malheureusement par des affrontements, des bagarres rangées, la chasse-poursuite avec des jets de projectiles. Les dégâts matériels et humains importants qui s’en suivent ne sont pas de nature à encourager les personnes éprises de paix à venir assister aux matches de football. Encore moins à y amener leurs gosses ou leurs amis.

L’insécurité a pris corps au stade Tata Raphaël et dans ses alentours. Les personnes respectables ne veulent plus venir au stade.

En dehors du stade, les délinquants et les esprits haineux saccagent et détruisent avec méchanceté les voitures d’autrui.

A l’allure où vont les choses, on est en droit de craindre qu’un jour des troubles provenant du stade n’embrasent toute la ville. L’indépendance de la Rdc a eu pour déclencheur le mouvement des supporters partis du stade un certain 4 janvier 1959 à l’issue d’un match de football.

Le contexte crise qui frappe de plein fouet le pays, les jeunes désœuvrés guettent des occasions pareilles pour casser.

Les fortes concentrations du public ne permettent pas à la police aux effectifs limités d’assurer avec succès la sécurité des marées humaines évaluées au-delà de 50.000 spectateurs.

Comment mettre un terme à la recrudescence de la barbarie au stade ?

Il faudra réfléchir, déterminer les causes de cette violence afin d’en atténuer les effets. Parmi les causes figure en bonne place l’arbitrage partisan. Il faut donc sanctionner les arbitres qui refusent d’appliquer strictement les 17 lois de jeu. Des arbitres immoraux dont le comportement fait penser qu’ils ont monnayé leur sifflet. Ces arbitres communément appelés « kamikazes » doivent être sanctionnés avec rigueur. Il en est de même pour ceux qui les corrompent. Arbitres corrompus autant que les dirigeants corrupteurs méritent des sanctions exemplaires.

Viennent ensuite les supporters auteurs de casses et actes répréhensibles. Il faut les éduquer, les conscientiser sur les conséquences des actes qu’ils posent et qui coûtent cher aux clubs qui en payent les frais. Il convient de souligner les efforts déployés par certains grands clubs qui ont décidé de renforcer leurs grandes commissions chargées d’encadrement des supporters.

Vient ensuite la police qui devra prendre des dispositions utiles, notamment en plaçant des colonnes des policiers dans chaque tribune. Cette présence jouera un rôle dissuasif auprès des supporters.                                                                                                                                                                                                  Des campagnes de sensibilisation indispensables

Enfin, la presse devra mener des campagnes d’éducation et de sensibilisation en direction de ces supporters inciviques.

Face au sursaut des violences dans les installations sportives et aux incidents à répétition survenus dans nos stades, la Fédération devra réagir et convoquer une table ronde réunissant les Ligues provinciales, les Ententes urbaines, les clubs à grand public, ainsi que la presse sportive pour décortiquer le mal et étouffer dans l’œuf toute velléité dévastatrice des supporters.

 

(Fernand Mukaku Lalabi-Muke)

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