En janvier 2018: Le Trésor public a enregistré un excédent de 11,5 milliards de CDF

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Selon le Comité de politique monétaire (CPM), la croissance mondiale demeure exposée à des facteurs de risque, à savoir le durcissement prématuré des conditions financières, les tensions inflationnistes plus fortes conjuguées à un durcissement de la politique monétaire américaine, ainsi que l’absence de mesures correctrices quant aux anticipations des marchés financiers. Voilà pourquoi il est demandé au Gouvernement congolais d’accroître les réformes visant à assurer la résilience de l’économie nationale et à promouvoir une croissance véritablement inclusive.

  1. Déogratias Mutombo Mwana Nyembo, Gouverneur de la Banque centrale du Congo a présidé, le 07 février dernier la première réunion de l’année du Comité de politique monétaire. Comme d’habitude, cette réunion a fait une analyse des développements économiques récents au plan extérieur et intérieur et les facteurs de risque à court terme, le comportement des instruments de politique monétaire au mois de janvier ainsi que la décision du Comité de politique monétaire ad hoc.

Il se dégage, au plan extérieure, que les perspectives de l’économie mondiale du mois de janvier 2018, publiées par le Fonds monétaire international (FMI) indiquent un raffermissement de la croissance mondiale, attesté par un taux de 3,9% en 2018 contre 3,7% en 2017. Cette évolution, qui résulte de la mise en œuvre des politiques macroéconomiques accommodantes, est tirée principalement par le dynamisme des économies avancées, sur fond notamment de la hausse des investissements. Dans cet élan, les économies avancées devraient maintenir leur croissance au-dessus de 2,0% sur fond de l’amélioration des conditions financières mondiales et de la confiance des marchés quant aux perspectives économiques de court terme. Les économies émergentes et en développement devraient afficher une croissance autour de 4,9%, portée par les pays exportateurs des matières premières sur fond du redressement de cours de ces produits.

Le communiqué de presse publié à cet effet renseigne que s’agissant des cours des matières premières exportées par la Rdc, ils ont globalement affiché des hausses mensuelles. Il conviendrait de mentionner particulièrement la progression de 6,0% du cours du cobalt, s’établissant à 75.772,63 Usd/la tonne. Les informations du début du mois de février indiquent un renchérissement du cours au-delà de 80.000, 00 Usd la tonne. Quant au cours du cuivre, il a enregistré une hausse mensuelle de 4,3%.

Les hommes d’affaires satisfaits de l’évolution favorables des cours mondiaux

A en croire le même document publié à l’issue de cette réunion, selon les estimations faites sur base des données de production à fin septembre 2017, la croissance du PIB réel en 2017 se situerait à 3,5% contre une réalisation de 2,4% en 2016. Au niveau de l’offre, le secteur primaire serait le principal moteur de la croissance, avec une contribution de 2,1 points contre 0,4 point de pourcentage en 2016. Selon l’approche du PIB par la dépense, la croissance serait essentiellement tirée par la demande extérieure nette, avec une contribution de 3,2 points de pourcentage contre 1,4 point une année plus tôt.

Par ailleurs, après trois mois consécutifs de détérioration, le solde global d’opinions des chefs d’entreprises s’est redressé en janvier 2018. Ce solde s’est établi à +12,5% au cours de ka période sous analyse, contre -14,3% en décembre 2017, influencé principalement par le comportement favorable des cours mondiaux des produits miniers et, dans une moindre mesure, par les perspectives d’amélioration de la desserte en énergie.

Sur le marché des biens et services, il a été noté une stabilité du rythme de formation des prix intérieurs au mois de janvier. En effet, l’inflation au cours du mois sous revue s’est établie à 1,376% contre 1,524% à la période correspondante de 2017 et 2,666% au mois de décembre 2017. En glissement annuel, l’inflation s’est fixée à 54,484% largement au-delà de l’objectif de moyen terme de 7,0%.

Au plan des finances publiques, la situation provisoire de l’exécution des opérations financières de l’Etat indique un excédent de 11,5 milliards de CDF au mois de janvier, consécutif à un niveau des recettes de 433,1 milliards de CDF et des dépenses de 421,6 milliards. Pour ce qui est du marché des changes, le CPM indique qu’il est resté globalement stable en dépit de quelques tensions observées à la première quinzaine, provoquées par une hausse de la demande de devises par les opérateurs économiques. A la clôture du mois sous analyse, une accalmie a été observée reflétant, d’une part, les injections indirectes de devises par la BCC, et d’autre part, les efforts du Gouvernement d’une gestion sur base caisse.

A cet effet,  au 31 janvier 2018, le taux de change s’est situé à 1.604,98 CDF à l’interbancaire et à 1.636,83 sur le marché parallèle contre 1.592,19 CDF et 1.615,53 CDF au mois de décembre 2017, soit des dépréciations respectives de 0,8% et 1,3%. Les réserves de change, quant à elles, ont connu un accroissement mensuel de 4,7 millions de Usd, s’établissant à 863,42 millions de Usd, correspondant à 3,68 semaines d’importations de biens et services sur ressources propres.

S’agissant du secteur monétaire, le même communiqué du Comité de politique monétaire de la BCC renseigne que l’évolution des agrégats monétaires démontre une hausse mensuelle de la base monétaire de 1,1% expliquée, au niveau des contreparties, par les avoirs extérieurs nets et les avoirs intérieurs nets qui ont progressé respectivement de 0,4% et 0,7% ; et au niveau des composantes, par l’accroissement des dépôts des banques de 23,5%. Par ailleurs, l’examen des instruments de politique monétaire au mois de janvier 2018 laisse apparaître ce qui suit : le taux directeur réel demeure négatif à 34,5 points de pourcentage, en raison de l’inflation anticipée par les agents économiques ; l’encours global du Bon BCC s’est établi à 45,0 milliards de CDF à fin janvier 2018, soit une ponction mensuelle de 10,0 milliards de CDF ; un flux de liquidité nul a été observé au niveau de la réserve obligatoire notifiée entre décembre 2017 et janvier 2018.

Au regard de ce qui précède, le Comité de politique monétaire a décidé de maintenir inchangé le dispositif actuel de la politique monétaire. Ainsi, le taux directeur demeure à 20,0%. Quant aux coefficients de la réserve obligatoire sur les dépôts en devises à vue et à terme, ils sont maintenus respectivement à 13,0% et 12,0% et ceux pour les dépôts en monnaie nationale à vue et à terme à 2,0% et 0%. Le Bon BCC pourra poursuivre le réglage de la liquidité.

(JMNK)

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