En formation en Chine: Des journalistes visitent la Grande Muraille, StarTimes et l’Agence Chine Nouvelle

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Une vue de la Grande Muraille/Ph. JMNK
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En séminaire de formation à Beijing en Chine, les vingt-sept fonctionnaires et professionnels dans le domaine des médias de la République démocratique du Congo ne pouvaient que visiter la Grande Muraille de  Chine, qui est un monstre de plus de 6.700 Km de long et qui relie la province de Liaoning jusqu’au désert de Gobi. En effet, comment retourner à Kinshasa sans admirer ce site touristique inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1987 comme le plus grand ensemble militaire du monde ? D’autant plus qu’on ne peut jamais prétendre avoir visité la Chine, sans avoir grimpé la Grande Muraille, située à 60 Km du centre-ville de Beijing. Les journalistes partis de Kinshasa ont découvert que ce site qui avait pour objectif de renforcer la défense de la ville contre les envahisseurs, reçoit chaque jour près de 50.000 touristes, ce qui constitue le plus grand lieu du monde à être visité. Et ce, sans oublier toute l’économie liée au site touristique (billets d’entrée, les œuvres d’art ou souvenir à acheter, le manger et boire, etc.). Le tourisme, un secteur qui peut intéresser les autorités congolaises soucieuses de renflouer les caisses de l’Etat. Il est tout simplement question d’avoir une stratégie et la volonté de mieux faire. Parce que ceux qui ont osé, ceux qui ont mis les moyens, ceux qui se sont organisés, peuvent à ce jour se frotter les mains, et tirer profit de l’afflux des touristes du monde dans leurs pays. Car sur place, c’est toutes les nationalités qui y sont représentées.

StarTimes se dévoile

En visite chez StarTimes, entreprise située dans la zone du développement économique et technologique de Beijing, les journalistes ont dit tout ce qu’ils pensaient de ce fournisseur qui a bouleversé les calculs, non seulement en Afrique, mais aussi en Rd Congo, à travers sa vision, qui est celle de permettre à chaque famille africaine d’être capable de s’abonner à la télévision numérique et d’en profiter au quotidien. Devant la presse, M. David Courbe, Brand and Markeing department Oversas Public Relations de StarTimes, a expliqué que son entreprise a été créée en 1988 à Qinghuangdao (Chine) par un ingénieur, Pang Xingxing.  En 2002, StarTimes s’est lancé dans le développement du marché africain, et depuis travaille étroitement avec les gouvernements africains pour promouvoir avec eux la numérisation. En 2007, StarTimes a reçu au Rwanda sa Première Licence d’Opérateur de Télévision numérique. Depuis, cette entreprise a déjà obtenu les licences d’exploitation et créé des filiales dans 30 pays africains dont le Nigeria, le Kenya, la Tanzanie, l’Afrique du Sud, l’Ouganda, la République Démocratique du Congo, la Côte d’Ivoire, le Mozambique, Madagascar et la République Centrafricaine. Aujourd’hui StarTimes est l’opérateur leader de la télévision numérique en Afrique et un partenaire incontournable des gouvernements africains dans leur migration numérique.  En ce qui concerne la Rdc, c’est en 2012 que StarTimes a signé un accord de coopération avec la RTNC. Et le 19 juillet 2013, StarTimes a commencé à émettre sur le territoire congolais. Ses bouquets TNT sont aujourd’hui disponibles dans les régions de Kinshasa, Lubumbashi, Kisangani et bientôt Goma tandis que les bouquets satellite le sont sur tout le territoire.

En visitant StarTimes, la presse s’est rendue vite compte qu’il y a beaucoup d’avantages que la Rd Congo peut valablement bénéficier. Déjà avec sa richesse culturelle, notamment sa musique, Kinshasa méritait d’être considéré autrement, et de bénéficier d’une émission qui valoriserait la musique et qui apporterait des dividendes au pays. Dans son objectif d’aider les pays africains à passer de l’analogie au numérique, quel est le bilan qui peut être fait aujourd’hui en ce qui concerne la Rd Congo ? Sinon si problème il y a en avait, Startimes l’aurait résolu, au regard des précisions qui nous ont été données. De même, StarTimes met en place un système qui permettra à la population africaine, non seulement de bénéficier d’une fourniture en électricité, mais aussi le matériel et le bouquet de Startimes. Qu’est-ce que la Rd Congo a fait pour se retrouver dans la zone d’expérimentation de ce projet ? Comme pour dire qu’il appartient aux autorités congolaises de chercher comment tirer au maximum l’avantage de ce partenariat avec StarTimes. Sinon, ce sont des pays entreprenants, qui ont des projets bancables, qui amélioreront les conditions de vie de leurs populations.

L’Agence Chine Nouvelle, un modèle de stabilité

Une photo de famille, devant le bâtiment de Xinhua

Pour ceux qui alignent des dépêches de l’Agence Chine Nouvelle (Xinhua) dans leurs journaux respectifs, ils devraient revenir aux fondamentaux, c’est-à-dire, savoir comment cet organe de presse a transcendé des époques et des événements de tout genre pour se hisser sur cette échelle de la considération mondiale ?  Quel est le contexte qui a facilité son émergence et que faire pour que les médias congolais résistent à la crise pour se faire une place au soleil ? Des questions qui doivent préoccuper plus d’une personne, si l’on veut réellement que les médias congolais sortent du ghetto et de la pauvreté. En effet, c’est en 2016 que Xinhua a totalisé 85 ans d’âge, compte 180 bureaux dans le monde entier et emploie plus de 10.000 personnes de toutes les nationalités. Une simple visite effectuée dans ses locaux laisse voir que seuls les moyens financiers, l’investissement dans le capital humain et les infrastructures  peuvent permettre à une Agence d’atteindre une telle renommée mondiale. Avec sept langues étrangères en son sein, l’Agence Chine Nouvelle est aujourd’hui cotée en bourse. Et ce, parce qu’elle vit des subventions étatiques et de la publicité. Preuve que le monde des médias congolais a besoin des gens qui savent prendre les risques, en investissant massivement. Et le gain ne peut que s’en suivre à la grande satisfaction de tout le monde.

Dans le chapitre des visites, terminons en soulignant que les journalistes ont été à l’école du thé. Ici, l’objectif était de leur parler de l’histoire du thé, richesse importante de la Chine et partie intégrante de leur tradition. Ils ont ainsi découvert les sortes de thés, ainsi que leurs particularités nutritives. La Rdc qui a beaucoup de terres arables et qui était parmi les producteurs du thé en Afrique, a une occasion en or de valoriser cette culture, dont les avantages ne sont pas à démontrer.

Jean-Marie Nkambua (Beijing, Chine)

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