En dépit du slogan : « Rien ne remplace la poste » Des infrastructures des PTNTIC aliénées

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A l’heure de la percée des Nouvelles technologies de l’information et de la communication, NTIC, la RD Congo déploie autant qu’elle a de moyens, pour s’accorder à cette dynamique universelle. Toutefois, il s’observe un paradoxe, car la volonté extériorisée au niveau institutionnel est mise à mal par certains particuliers.  C’est le cas notamment de ceux qui aliènent des infrastructures du secteur des Postes, télécommunications, nouvelles technologies de l’information et de la communication, PTNTIC.

Quand l’aliénation des infrastructures publiques menace des projets 

Dans la commune de Matete, le siège de la poste a été dénaturé, transformé en dépôt, au service des vendeurs et vendeuses du marché. A N’Djili, une famille entière, père, mère et enfants occupe le bâtiment de la poste. Les occupants ont apparemment la conscience tranquille, si bien qu’ils n’ont nullement tenté d’effacer des marques de la poste. C’est ainsi que le slogan suivant : « Rien ne remplace la poste » est encore perceptible sur la façade avant du bâtiment qui avoisine la maison communale de N’Djili.   A Masina, les infrastructures de la place sans fil servent de toit à plus d’une famille, au regard de la grandeur de l’immeuble.

A la N’Sele, des particuliers ont envahi le site où était posé, jadis, la station terrienne (communément appelée le grand tam-tam). En octobre 2012, la RD Congo avait reçu le XIVè sommet de la Francophonie. Dans la semaine ayant précédé ces assises, des membres des comités de gestion respectivement de la Société congolaise des postes et télécommunications, SCPT et de la Régie nationale de télécommunication par satellite, RENATELSAT ont effectué une descente conjointe sur ledit site. C’était dans le souci de faire comprendre aux occupants que leurs lotissements les mettaient en porte-à-faux avec des visées du gouvernement, dans le secteur des PTNTIC.  Le câble optique devant relier Kinshasa à Kasumbalesa (Province du Katanga) devait passer par cette station, ont-il insisté. Le conservateur des titres fonciers de la N’Sele n’avait pas manifesté de sa présence, en dépit de l’invitation lui lancée à cet effet.  Pour l’heure, « chassez le naturel, il revient au galop », redoutent les observateurs.

 Faire le diagnostic du patrimoine pour rendre le secteur compétitif

Dans le contexte congolais, en effet, l’occupation illégale du patrimoine de l’Etat par des tiers, n’est pas un discours nouveau. Les observateurs sont d’avis que le secteur des PTNTIC pourrait envisager la compétitivité, pour vu que les autorités posent utilement un diagnostic du patrimoine. Le gouvernement,  certes a décrété le secteur porteur de croissance. Lorsque des services existent sur papier, et que des lieux pour les installer viennent à faire défaut, la contradiction ainsi engendrée ne serait guère favorable à l’image de marque du secteur. Des experts, des techniciens, des « bureaux d’études » contraints à l’errance, donc à la disparition. Car ils sont appelés, contradictoirement, à être présents sans être présents. Entretemps, la RD Congo est l’un des pays qui est fidèle à la célébration annuelle de la Journée internationale de la Poste.   Le diagnostic du patrimoine laisse comprendre la volonté d’identifier, de procéder à l’inventaire de tout ce qui appartient à l’Etat et est susceptible de servir dans la poursuite des objectifs définis. Cela relève d’un effort de conserver les acquis de l’Etat face à l’envahissement des particuliers qui le fragilisent. C’est aussi valoriser ledit patrimoine et l’adapter aux exigences de l’heure.

  Maintenir les efforts institutionnels       

Le ministre des PT-NTIC avait pris part à la conférence annuelle sur les Télécommunications à Dubaï aux Emirats Arabes Unis. Ouverte dimanche 14, la conférence s’était clôturée jeudi 18 octobre 2013. De retour de ces assises, En son temps, le ministre Kin-kiey Mulumba d’annoncer la tenue  prochaine à Kinshasa, d’un Sommet international sur les NTIC. « Le choix porté sur le pays de Joseph Kabila est une preuve palpable que la RD Congo se réveille et récupère sa place en Afrique et au monde », a-t-il indiqué. Et de renchérir : « J’ai été heureux, en venant à cet événement mondial où il y a les ministres des Télécommunications du monde entier. J’ai été heureux et fier de pouvoir dire au secrétaire général de l’UIT que la dette que nous avions au niveau de cette organisation et qui nous empêchait de prendre la parole, de nous présenter la tête haute, la dette a été finalement payée par le gouvernement Matata, un million cinq cent-quarante mille francs suisses », a-t-il lancé. En deux mois, pour rappel, cela a été la deuxième participation du ministre à une rencontre similaire.

(Payne)

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