En dépit des consultations organisées par Sassou

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Le peuple congolais exige le respect scrupuleux de la constitution

Denis Sassou Nguesso à lancé, depuis plus six jours à Brazzaville, capitale de la République du Congo, une série de consultations des dirigeants des partis politiques, des acteurs des organisations de la société civile, des responsables des confessions religieuses, des dirigeants de certaines institutions constitutionnelles et des personnalités, sur la vie de la nation et de l’Etat.

De toute évidence, Denis Sassou Nguesso veut coûte que coûte changer la Constitution pour rester au pouvoir à vie, tout en caressant le rêve de le léguer en héritage à son fils Denis-Christel Sassou Nguesso. Il l’a dit lui-même et répété à maintes reprises, y compris dans les médias nationaux et internationaux.

Or, pour le peuple congolais qui aspire au changement, la seule question qui vaille, c’est le respect scrupuleux de la Constitution pour une alternance démocratique en 2016. Cette idée saugrenue de consulter les dirigeants des partis politiques, les acteurs des organisations de la société civile, les responsables des confessions religieuses, les dirigeants de certaines institutions constitutionnelles et les personnalités, sur la vie de la nation et de l’Etat est donc un non-sujet.

En tout état de cause, envisager ce type de consultations à la fin de son deuxième et ultime mandat, cela n’a strictement aucun intérêt.

Certains acteurs politiques pensent que depuis son retour au pouvoir par les armes, en 1997, Denis Sassou Nguesso se comporte comme en terrain conquis, au point de transformer le Congo en une propriété privée appartenant à sa famille.

En traitant l’ensemble des acteurs politiques et de la société civile avec beaucoup de mépris, allant même jusqu’à affirmer qu’il n’existe pas d’opposition au Congo (sans même se rendre compte qu’une telle assertion revient à dire qu’il reconnait lui-même que le Congo est aujourd’hui une dictature). Raison pour laquelle il a toujours opposé une fin de non-recevoir systématique à toutes les demandes de rencontre et de dialogue émanant des acteurs politiques dits de l’opposition.

Son mépris pour le peuple et pour les autres acteurs politiques du pays est tel qu’il n’hésite pas à pousser parfois le bouchon trop loin, se permettant de dire qu’en dehors de lui (ou de son fils), personne d’autre n’est capable de diriger le Congo. Une manière à peine voilée de dire que le Congo est la propriété privée de sa famille. C’est bien là, la preuve, s’il en fallait encore une, de sa volonté de vouloir se cramponner au pouvoir coûte que coûte.

Alors, il convient de se poser la question de savoir : Quel est le véritable enjeu de ces consultations, alors qu’il a toujours refusé systématiquement toute rencontre et tout dialogue avec l’opposition et la société civile, pourquoi accepte-t-il de le faire maintenant ?

Consultations ou un trompe-l’œil !

C’est pourquoi l’opposition congolaise, la plate-forme pour le respect de la constitution du 2001-2002 et la ligue de la société civile congolaise pour la transparence électorale, membres de la Commission justice et paix, relevant de la conférence épiscopale du Congo. Pour elle, répondre positivement à cet appel tardif au dialogue de Denis Sassou Nguesso, c’est adopter l’attitude hypocrite de ceux qui semblent ne rien voir, alors même que tout le monde sait très bien que sa décision est déjà prise depuis longtemps et ces consultations en trompe-l’œil, même si elles ont lieu, ne lui feront pas entendre raison.

Après toutes les fausses messes de réconciliation (le fameux Forum national pour la Réconciliation, l’Unité, la Démocratie et la Reconstruction du Congo organisé à Brazzaville, du 5 au 14 janvier 1998), après tous les dialogues citoyens (à Brazzaville, du 11 au 15 avril 2009, à Ewo, du 15 au 17 décembre 2011 et à Dolisie, du 23 au 26 mars 2013), nous savons tous que le mal demeure en Denis Sassou Nguesso. Comment peut-on se laisser manipuler et berner par le même homme autant de fois, depuis plus de 30 ans ? Comment peut-on se poser en alternative crédible et rester sourd aux souffrances du peuple martyrisé qui appelle à cor et à cri au changement, s’est demandé Bienvenu Mabilemono, Secrétaire général du Mouvement pour l’Unité et le Développement du Congo (M.U.D.C).

Pour la plus part de Congolais, Denis Sassou N’Guesso doit respecter la Constitution du 20 janvier 2002 qu’il avait lui même initiée en toute connaissance de cause. Son mandat prend fin le 14 août 2016  à 14 heures précises et ce n’est pas négociable.

(Roch Bouka/Correspondant RTGA World à Brazzaville)

 

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