En dépit de la signature de l’accord en Rdc: Jean-Marc Ayrault revient à la charge

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Dans une dépêche parvenue à la rédaction du Quotidien L’Avenir, le chef de la diplomatie française Jean-Marc Ayrault a estimé hier mardi que la décision de reporter à avril 2018 l’élection présidentielle en République démocratique du Congo, prise sans l’aval de l’opposition, n’était “pas une réponse à la crise”. “Renvoyer l’élection à 2018 ne règle pas le problème. Il n’y a qu’une façon de sortir de la crise, que le président (sortant Joseph Kabila) annonce qu’il ne se représente pas et qu’une date soit fixée pour l’élection”, a déclaré M. Ayrault lors d’une rencontre avec la presse diplomatique.

C’est ici que les Congolais ne comprennent pas réellement le sens de cet acharnement qui ne dit pas son nom, lorsqu’on sait que le dialogue a été convoqué avec comme objectif de trouver un cadre pour l’organisation des élections apaisées. Ici, les experts de la Communauté internationale et ceux de la CENI sont tombés d’accord sur non seulement la nécessité de la refonte totale du fichier électoral, mais aussi ont levé l’option quant à la séquence des élections. Il a été convenu de combiner la présidentielle aux élections législatives nationales et provinciales. Mais pour y arriver, 504 jours sont nécessaires.  Comme disent les Congolais, même avec tous ces éléments, les officiels français ne croient pas toujours à la bonne foi de Joseph Kabila d’organiser les élections?

Disons toutefois que l’accord politique comporte 12 chapitres repartis en 25 articles. Ces articles traitent notamment du fichier électoral, du calendrier électoral, de la sécurisation du processus électoral, des personnes et des biens, du budget des élections, des institutions ainsi que des mesures de confiance et de la composition du comité de suivi de l’accord issu du dialogue. L’accord se fonde sur le respect de la Constitution dans toute son intégralité et de la résolution 2277 du Conseil de Sécurité des Nations Unies. Le texte fait également référence à l’ordonnance présidentielle convoquant le dialogue. A la lecture de l’accord, les parties prenantes conviennent avec la CENI de préparer et d’organiser les élections présidentielle, législatives et provinciales dans un délai de 6 mois dès la convocation des scrutins le 30 octobre 2017.

“La situation en Rdc nous préoccupe beaucoup. Il y a un risque majeur d’affrontements et de manifestations violentes et de répression”, s’est inquiété une fois de plus M. Ayrault. Interrogé sur l’éventualité de sanctions contre des personnalités du cercle du pouvoir à Kinshasa, il a répété que “rien n’était exclu”. “On va se concerter (avec les Européens) pour voir si on doit faire quelque chose”, a-t-il expliqué. Un peu comme l’avait expliqué Lambert Mende, ministre de la Communication et Médias, la France, pays ami de la Rd Congo qui l’a toujours défendu et soutenu au Conseil de sécurité ferait œuvre utile en accompagnant les autorités congolaises, qu’alimenter cette tension qui ne servira à rien. Surtout que l’accord reste ouvert au Rassemblement qui peut à tout moment venir signer, pour le bonheur du pays.

L’Avenir

 

 

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