En dépit de la récession de 2016, 2017 : Un leadership gouvernemental qui redresse légèrement la croissance

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La Banque mondiale reconnait les efforts fournis par le Gouvernement de la République, dans un contexte extrêmement difficile, et qui ont permis à l’économie de résorber la crise de 2016 de manière significative. « Et la résilience a été soulignée par tout le monde et cela sans aucune assistance extérieure. A l’initiative du président Joseph Kabila, nous nous sommes réunis pratiquement tous les jours pour réfléchir sur les voies et moyens afin de sortir de la crise », a indiqué Pierre Kangudia, ministre d’Etat en charge du Budget, lors de la présentation  du rapport de la situation économique, avant de renchérir que nous sommes le seul pays qui a essayé tant soit peu à maintenir un certain niveau de rémunération. Et d’ajouter que nous avons jugulé l’inflation, nous avons arrêté la dépréciation monétaire et nous  avons donné à l’économie congolaise la possibilité de repartir sur une bonne base.

Comme l’Avenir l’a souligné dans sa dernière édition, c’est hier que la Banque mondiale  a procédé à la dissémination de son rapport intitulé : « Améliorer la dépense de santé pour renforcer le capital humain et assurer une croissance inclusive ». C’était en présence du ministre d’Etat au Budget, du Directeur de cabinet du ministre des Finances, du représentant du Directeur des Opérations de la Banque mondiale, du secrétaire général à la Santé, des coordonnateurs des programmes financés par la BM et plusieurs invités de marque.  Ce rapport scindé en deux grandes parties examine les conséquences sur l’évolution des principaux indicateurs macroéconomiques de la Rd Congo à la suite du ralentissement de l’économie mondiale et de la chute des cours mondiaux des matières premières intervenus en 2015. Cette édition aborde également la question de l’étroitesse de l’espace fiscal qui restreint les capacités d’une réponse efficace du Gouvernement aux chocs externes auxquels le pays est exposé, en mettant en exergue les principales conclusions de la récente étude sur l’écart fiscal en Rdc conduite par la Banque mondiale.

Messages principaux

Dans sa 1ère partie intitulée : « Développements économiques récents », le rapport donne quatre principaux messages : la situation macroéconomique a affiché des signes encourageants d’une reprise modérée avec une croissance estimée à 3,7% en 2017 suite à la remontée des prix des matières premières et de la production minière ; la réduction du déficit du compte courant à -3,1% du PIB n’a pas permis l’accroissement du niveau des réserves internationales qui demeure dangereusement bas et expose le pays à d’éventuels chocs de la balance des paiements ; malgré la réalisation d’un excédent budgétaire de 0,1% du PIB -hors arriérés de paiements-, l’espace fiscal s’est davantage rétréci avec des recettes publiques au plus bas, à 8,1% du PIB entrainant une chute des dépenses, notamment d’investissement et pro-pauvres et enfin, la priorité à court et moyen terme est d’accroitre la mobilisation des recettes internes pour renforcer les capacités de l’Etat à mieux adresser les multiples défis de développement du pays.

Dans sa 2ème partie qui porte sur : « Accroitre le niveau, l’efficacité et l’efficience des ressources allouées au secteur de la santé », également quatre messages méritent d’attirer l’attention de tout le monde. Ici, l’offre des services de santé est limitée et continue de faire obstacle à un développement humain inclusif et durable ; les ressources publiques consacrées au secteur de la santé restent bien en deçà du seuil critique défini pour la prestation d’une série de services de santé de base ; les dépenses publiques de santé sont certes en progression, mais restent faibles et nettement en deçà des niveaux observés dans les pays comparables, ce qui impacte négativement la qualité des services et enfin, les dépenses publiques en faveur du secteur souffrent d’insuffisances en termes d’efficacité, d’efficience et d’équité, en partie dues aux dysfonctionnements du système national de gestion des finances publiques.

Les assurances du Gouvernement

Après le discours du représentant du Directeur des Opérations de la Banque mondiale, des exposés d’Arsène Richmond Kaho (Economiste Principal) et de Moïse Tshimenga (Economiste), la parole a été accordée à l’assistance qui a posé plusieurs questions, mais aussi soumis quelques préoccupations. Pourquoi la Rdc refuse-t-elle l’appui de la communauté internationale pendant que les hôpitaux n’ont pas de financement ? Etes-vous du travail qui est fait pour réduire la pauvreté ? En abordant la question de la faiblesse des structures et personnel, avez-vous aussi inclus les structures privées ? Quid de l’investissement dans l’homme  et avez-vous proposé des recommandations de manière multisectorielle ? Quel est l’impact du boom minier sur la santé ? Un autre participant à fait observé que les divisions provinciales de la santé se plaignent de l’irrégularité de la rétrocession, tout en demandant l’évaluation des recettes générées par les formations sanitaires publiques ?

Premier à prendre la parole, le ministre d’Etat en charge du Budget reconnait que c’est le secteur minier qui est le plus porteur de croissance, même si la distribution reste faible. Par rapport au financement des élections sur ressources propres, il insiste sur le fait que c’est une option levée , parce qu’il s’agit d’une question de souveraineté. A l’en croire, il est difficile pour un gouvernement de se faire imposer les options par l’extérieur. Et cela ne veut pas dire que le Gouvernement arrête la coopération, parce qu’il continue à recevoir les aides dans le secteur de la santé. Il a aussi dit que la faiblesse de la mobilisation des recettes est endémique en Rdc et par rapport au PIB, le taux de pression fiscale est très faible. Il dit avoir initié la migration vers le budget programme, pour une meilleure mobilisation des recettes internes.

Pour sa part, le Directeur de cabinet et représentant du ministre des Finances a recommandé au ministère de la Santé de se concentrer sur les réformes pour améliorer l’exécution budgétaire en vue d’augmenter significativement les performances de ce secteur. Et en vue d’assure l’efficacité des investissements, le ministère des Finances s’engage à mettre en lumière le processus de budgétisation et le système de passation des marchés afin  d’améliorer les performances des dépenses publiques.  « Le ministère des Finances entend soutenir le secteur de la santé par la création d’une directive fudiciaire  au sein de ce ministère au niveau central et provincial, ce qui permettra d’améliorer l’efficacité et la transparence dans la gestion des finances publiques. Il est prévu de mettre en évidence la poursuite des réformes, notamment à travers le paiement  des salaires et le système de gestion des ressources humaines pour améliorer l’efficience du secteur de la santé », a indiqué Mutombo Mule Mule, avant de conseiller l’intensification de l’assainissement de la paie, afin de réduire  le risque de détournement pour l’ensemble des fonctionnaires de l’administration publique. Il promet de veiller à ce que le personnel de santé retraité ne puisse pas recevoir les salaires, mais la pensions de retraite. Pour renforcer la couverture sanitaire universelle, il y a lieu de noter également que cette couverture est encore insuffisante. Le défi majeur du secteur de la santé consiste à organiser une offre de service des soins de santé de qualité disponible et accessible financièrement pour la population, en exploitant le dividende démographique. C’est dans ce cadre que le gouvernement  va encourager la politique de couverture sanitaire universelle.

Jean-Marie Nkambua                                                

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