En 25 ans de pratique démocratique: La RDC enregistre des avancées significatives

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La date du 24 avril 1990 est historique en République démocratique du Congo. Les historiens l’écrivent en lettres d’or dans la mesure où elle marque officiellement le début de l’ère démocratique dans le pays. Ce, après un régime dictatorial sans partage, du Maréchal Mobutu Sese Seko pendant 32 ans.

En effet, c’est ce jour-là, suite à une forte pression internationale dans le contexte de la perestroïka russe avec Gorbatchev et après avoir organisé une consultation populaire sur l’ensemble du pays, que le Maréchal prononça un discours où il annonça solennellement que le Mouvement Populaire de la Révolution (MPR) cessait d’être le parti unique et institua le multipartisme « limité » à trois partis politiques. En même temps prenait-il congé de ce MPR dont il était le président-fondateur, le chef charismatique ou le Roi-soleil devant qui tous les collaborateurs lui devaient obéissance aveugle et allégeance. Il ne manqua pas de verser des larmes (de crocodile ?) pour s’excuser devant l’assistance « comprenez mon émotion » (une périphrase devenue célèbre).

On assista alors à une démocratisation limitée, c’est-à-dire seulement trois partis politiques étaient autorisés à fonctionner, notamment le MPR, l’UDPS et le MNC Lumumba. Mais qui a bu boira, Mobutu continua à diriger de mains de fer à la différence qu’après 1990, l’opposant farouche Etienne Tshisekedi et son parti UDPS le mirent mal à l’aise.

L’avènement de Laurent-Désiré Kabila

Entretemps, Laurent-Désiré Kabila, appuyé par les Américains et alliés, préparait sa rébellion à partir des hauteurs de Hewa Bora dans la province du Kivu. Ses troupes composées des militaires de différentes nationalités (rwandaise, ougandaise et consorts) se mirent à s’emparer des villes comme Goma, Bukavu, Kisangani, Lubumbashi, Mbuji-Mayi, Kananga pour enfin investir la capitale le 17 mai 1997. La plupart de ces prises de villes ont été faites sans combat, les éléments des ex-FAZ ayant refusé de combattre parce que démoralisés et non motivés.

Laurent-Désiré Kabila qui s’autoproclame président de la République à partir de Lubumbashi mit tous les partis politiques en veilleuse et nomma les membres du gouvernement et ceux du parlement dont le siège était à Lubumbashi.

Un système de gouvernement inédit et unique au monde

Après l’assassinat de Laurent-Désiré Kabila le 16 janvier 2001, son fils Joseph Kabila Kabange lui succède. Pendant qu’il prenait le pouvoir, les rébellions battaient leur plein. Le pays était disséqué en plusieurs morceaux. Il a fallu que le président Kabila s’humilie en acceptant un système de gouvernement inédit et unique au monde baptisé 1+4, c’est-à-dire un président de la République et quatre vice-présidents de la République à la tête de l’Etat. C’est ce qui a été décidé à Sun City en Afrique du Sud.

Puis vinrent les élections démocratiques en 2006 et 2011 suivies de la promulgation le 18 février 2006 de la constitution. Depuis lors, la RDC enregistre des avancées significatives au point de vue de la pratique de la démocratie. On peut le constater par le nombre impressionnant des titres de journaux qui écrivent n’importe quoi, jusqu’à insulter les hautes autorités du pays sans être inquiété. Comme les journaux, il existe également un foisonnement des chaînes de radio et de télévision de différentes obédiences politiques. Les débats libres qui s’y font sont l’expression d’une démocratie vivante que l’on retrouve rarement dans plusieurs pays africains.

Il va de soi que la démocratie congolaise ne prétend pas avoir atteint le niveau des vieilles démocraties comme celles de la France, de l’Angleterre ou des USA. Mais ce qui se fait en RDC est à féliciter parce que tout le monde peut exprimer son opinion sans la moindre contrainte.

Autre preuve de la démocratie congolaise, c’est le parlement. Les séances plénières qui se tiennent tant au Sénat qu’à l’Assemblée nationale sont publiques et sont télévisées en direct, elles sont suivies à travers le monde entier. Les députés et les sénateurs tant de la majorité présidentielle que de l’opposition s’expriment librement sans la moindre contrainte.

Lors de la présentation du projet de loi électorale à l’Assemblée nationale par le vice-premier ministre et ministre de l’Intérieur Evariste Boshab, ce dernier avait été abondamment sifflé, chahuté, injurié par certains députés de l’opposition (pas tous heureusement). En dépit de tout cela, il avait continué son discours. C’est encore là une preuve de la démocratie congolaise. Qui dit mieux ?

Tout cela est l’ensemble des acquis du président Joseph Kabila qui est le garant de la Constitution qu’il avait lui-même promulguée le 18 février 2006.

Même les membres honnêtes de la communauté internationale reconnaissent les efforts fournis en RDC pour faire asseoir la démocratie au Congo qui n’a que 25 ans de vie. Lorsque ce pays sera émergeant en 2030, elle aura beaucoup évolué positivement. Qui vivra verra !

L’Avenir

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