Elysée Munembwe : « nous avons les mêmes capacités »

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Clôture du mois de la femme à l’Assemblée nationale

Elysée Munembwe : « nous avons les mêmes capacités »

En marge de la clôture du mois dédié à la femme, une conférence-débat a été organisée, ce mardi 5 avril 2016, à l’Assemblée nationale. Axée autour du thème « Genre et leadership féminin », celle-ci a été présidée par Mme Elysée Munembwe, Questeure de la Chambre basse du Parlement, avec le concours de la Structure Point focal Genre de cette dernière.

Dans son mot de circonstance, la Questeure a, au nom du Bureau de la chambre basse du parlement, remercié la structure ‘’Point focal Genre’’ pour l’opportunité lui offerte, afin d’exhorter l’ensemble de la communauté féminine de l’Assemblée nationale sur la nécessité de travailler d’arrache-pied dans le but d’élaguer les obstacles à l’égalité des sexes.

Une école de réflexion

A en croire Elysée Munembwe, cette conférence-débat s’inscrit dans le cadre du processus de la mise en œuvre de la parité homme-femme à l’horizon 2030. Elle est donc, renchérit-elle, « d’une grande importance pour la promotion du genre dans la mesure où elle permet aux participantes d’acquérir, voire de développer des compétences associées au leadership qu’elles pourront mettre rapidement en pratique dans leur environnement de travail ».

Parlant du concept parité, Mme la Questeure voit une opportunité qui s’offre à toute personne, ayant les capacités intellectuelles requises, de pouvoir accéder à l’emploi ou à un poste décisionnel, sans considération aucune de la race ni du sexe.

D’où ce cri à fendre l’âme lancée par Elysée Munembwe : « J’en appelle ainsi à une prise de conscience de la femme qui doit, à l’occasion de cette célébration, se focaliser sur la réflexion autour des efforts à conjuguer pour promouvoir davantage ses droits et accéder à l’égalité tant souhaitée ».

Des interventions mobilisatrices

Des interventions du jour, il sied d’en retenir spécialement deux. Il s’agit premièrement de celle de la députée Thérèse Losenge de la structure Point focal Genre, autour du « Leadership et genre en politique ».

L’élue du peuple a axé son intervention autour du sous-thème ‘’leadership et caractères ’’, avant d’aborder le concept ‘’genre’’. Elle a reconnu, statistiques à l’appui, que le leadership féminin est encore très faible, non seulement en Rdc, mais partout au monde.

Sans verser dans l’alarmisme, Thérèse Losenge affirme cependant que la lutte est en train de produire les effets ; cette lutte doit se poursuivre, tant la femme n’est pas encore sortie de l’auberge. Le sexe n’est pas une variable en cette affaire où du reste l’on ne se fait pas de cadeaux. Mais  il faut doter la femme des moyens conséquents pour appuyer ses programmes car, conclut-elle, « plus il y aura des femmes leaders dans le monde, plus il y aura le développement durable, la paix et l’équilibre ».

Leadership féminin et développement socioéconomique

C’est à cet exercice que s’est déployée Me Josephine-Charlotte Lubidibidi, conseillère au cabinet du président de l’Assemblée nationale Aubin Minaku.

A l’en croire, allusion faite à une étude, la femme excelle en leadership par rapport à l’homme. D’où la nécessité, pour la deuxième oratrice, de bannir l’image stéréotypée et le complexe, et d’adopter les  comportements du bon leadership.

« Le leadership de la femme amène au développement sur tous les plans », a insisté la Conseillère d’Aubin Minaku, doublée de juriste.

Aux questions posées lors du débat, l’on retiendra l’intervention avisée de Mme la Questeure de l’Assemblée nationale, Elysée Munembwe qui, les balayant une à une après les deux oratrices précitées, a de prime abord découragé les femmes qui voient en l’être féminin l’ennemi de la femme, les invitant par contre à s’accepter, se soutenir et accepter en même temps une société où les femmes et les hommes évoluent ensemble. « Sinon ça bloque », a-t-elle dit. « Nous n’aurons jamais le même sexe ; cependant nous avons les mêmes capacités », a martelé Mme Munembwe. Elle a ensuite partagé son expérience personnelle avec les participantes qui, d’ores et déjà auront compris qu’il est temps de sensibiliser les hommes pour qu’ils adhèrent à la lutte.

Les temps d’intermède étaient agrémentés par le Groupe de l’Institut national des Arts (INA), interpretant quelques morceaux, plus particulièrement ceux de Rochereau Tabu Ley. Une belle façon de joindre l’utile à l’agréable.

(Emmanuel Badibanga)

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