Elimination des discriminations à l’égard des femmes

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Les parlementaires appelés à adopter le Code de la famille conformément à la CEDEF

En collaboration avec la commission socioculturelle de l’Assemblée nationale, l’Ong Afia-Mama a organisé hier à Kinshasa, une matinée porte ouverte d’échanges et d’informations sur la Convention sur l’élimination de toutes les formes des discriminations à l’égard des femmes (CEDEF) et la mise en œuvre des recommandations issues de la 55ème session du Comité CEDEF. Laquelle a réuni des députés nationaux et sénateurs.

Après la présentation de l’Ong précitée aux participants ainsi que des objectifs de l’atelier par Mme Anny Modi, directrice exécutive de l’Ong Afia-Mama, il y a eu également une présentation sur l’aperçu de la CEDF et la mise en œuvre de son application en Rdc depuis sa ratification le 17 octobre 1986. En effet, cette convention adoptée par l’ONU le 03 septembre 1981 renferment des droits civiques et statut juridique des femmes ; le droit à la protection de la femme ainsi que les incidences des facteurs culturels dans les relations entre les hommes et les femmes, etc.

Et la Rd Congo a adopté cette convention le 16 novembre 1986 sans émettre aucune réserve et a déjà publié sept rapports dont le premier en 1987 et le dernier en 2013 et le prochain le sera en juillet 2013. Dès lors, elle a pris l’engagement de garantir l’égalité des sexes, d’éliminer la discrimination et les violences à l’égard des femmes. Ce, malgré que le pays n’a pas encore ratifié le protocole facultatif de la CEDEF adopté le 06 octobre 1999 par la 54ème session de l’Assemblée générale des Nations-Unies.

Des observations de la CEDEF

Cependant, l’on a remarqué que sur le plan pratique, des inégalités s’observent dans certains secteurs de la vie des femmes congolaises. Bien que plusieurs avancées législatives ont été constatées ainsi que quelques mesures nationales adoptées par la Rdc en vue de la mise en œuvre de la CEDEF et d’améliorer la situation de la femme congolaise. Notamment sur la plan de l’éducation, de la santé, de l’autonomisation de la femme, politique, des violences basées sur le genre, etc.

C’est ainsi que le comité de la CEDEF a formulé des observations et recommandations à la Rdc à l’issue de l’évaluation du 6ème et 7ème rapport périodique sur la mise en œuvre de la CEDEF à sa 55ème session en juillet 2013.

Notamment d’accélérer le processus des réformes législatives en fixant une échéance claire et précise afin de rendre sa législation conforme à la Convention, et en veillant à abroger toutes les dispositions discriminatoires. En particulier, réviser sans tarder, le Code de la famille de 1987 et adopter le projet de loi relatif à l’égalité des sexes.

Aussi, sensibiliser les membres du Parlement, les responsables du Gouvernement, les employeurs et la population en général, à la nécessité d’adopter des mesures temporaires spéciales afin d’obtenir l’égalité réelle entre les femmes et les hommes.

Voilà pourquoi, cette rencontre d’échange avec des parlementaires a été organisée en vue d’amener les députés nationaux et sénateurs à veiller à ce que les dispositions discriminatoires du Code de la famille notamment soient abrogées. Il était question de leur amener à comprendre le bien-fondé de conformer la législation nationale relative aux droits des femmes aux engagements internationaux dûment ratifiés et de les impliquer à prendre en compte les dispositions pertinentes à intégrer dans le processus de réforme législative.

« L’adoption du code de la femme sera le plus beau cadeau que cette législature aura donné aux mères, femmes, jeunes et petite filles congolaises », a fait savoir Mme Faïda Mwangila, ministre honoraire de la condition féminine, qui était la modératrice de cette session, aux députés et sénateurs. La raison donc de cette révision si réclamée du Code de la famille est l’harmonisation avec d’autres instruments juridiques internationaux, notamment la CEDEF, a-t-on appris lors des échanges.

Dans son mot de circonstance, le député national Mashako Mamba, premier vice-président de la Commission socioéconomique de l’Assemblée nationale, a indiqué que les droits de la femme ne sont pas que des droits politiques. Mais ce sont des droits pour tous les secteurs de la vie nationale. Il a ainsi évoqué l’article 14 de la Constitution.

Mme Eve Bazaiba, président de cette Commission socioéconomique de l’Assemblée nationale était également présente à cette activité en y apportant sa contribution aux discussions.

(Lepetit Baende)

 

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