Elections générales de décembre 2018: La politique de la chaise vide a montré ses limites en Rdc

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La tenue ou non des élections en décembre prochain fait couler chaque jour beaucoup d’encre et de salive. Et ce, dans tous les milieux. De l’homme de la rue au politicien chevronné, chacun discute, philosophe et tire ses propres conclusions sur la tenue ou pas de ces élections tant attendues par l’ensemble de la population.  Les déclarations de la Ceni ne semblent pas changer la position des sceptiques qui attribuent à la Majorité présidentielle l’existence d’un plan secret pour demeurer le plus longtemps possible au pouvoir.

A travers son porte-parole, la Majorité présidentielle elle-même a réaffirmé plusieurs fois sa détermination à aller aux élections de décembre, mais cela ne semble pas convaincre une certaine classe socio-politique devenue à tort ou à raison méfiante.  L’opposition qui en principe doit participer à ces élections pour obtenir la fameuse alternance tant rêvée, commence à se fissurer comme toujours.  Plusieurs raisons justifient cet imbroglio.

La machine à voter

Une certaine opposition estime qu’avec ou sans machine à voter, il faut aller aux élections. Les élections de 2011 dont une bonne partie était mal organisée n’avaient pas de machines à voter. Cette opposition pense qu’il faut éviter le piège d’une prolongation éternelle, surtout qu’il n’y a aucune garantie de la transparence par le mode papier.  La même position pour une frange de la société civile qui avait fortement recommandé la sensibilisation de la population face à cet outil nouveau. L’opposition radicale est déjà à l’extrême : pas d’élections avec la machine à voter. Or, en considérant les différents délais qui s’imposent ainsi que les contraintes de la Ceni, il est difficile de bouleverser les choses à moins de 6 mois des élections. Corneille Nangaa est formel : il y aura élections le 23 décembre 2018 avec la machine à voter. Un bras de fer entre la Centrale électorale et une partie de l’opposition qui semble se satisfaire d’un certain report.

Libération de certains opposants

Certains opposants sont en prison pour diverses raisons. Mainte fois, le porte-parole du gouvernement a expliqué dans ses points de presse la spécificité de chaque cas. Mais cela est loin de convaincre une certaine opposition qui voit la main du pouvoir dans tous ces procès.  Certains affirment que leur participation aux élections est conditionnée par la libération ou le retour au pays de certains leaders.  Qu’est-ce qui changera dans moins de 6 mois dans ce secteur ? Difficile de le deviner, la politique étant très dynamique.

Le fichier électoral

L’audit du fichier électoral par la Francophonie a créé plus de problèmes qu’il n’en a résolus.  L’opposition, toujours la même qui avait récusé l’expertise de la Francophonie s’accroche maintenant aux conclusions de cette dernière. Elle demande l’invalidation de tous les citoyens enrôlés sans empreinte digitale, ce que la Ceni redoute ne sachant pas comment cela  peut être interprété par la population.

L’expérience du passé

En 2006 quand l’Udps a opté pour la non-participation aux élections d’après-guerre, le processus de démocratisation du pays s’est poursuivi normalement jusqu’aux élections de 2011. D’autres acteurs politiques qui se sont mis entre parenthèses en 2011 ont eu le même constat : la politique de la chaise vide ne paie pas. Le train va poursuivre son voyage avec ceux qui prennent place à bord et les retardateurs ne s’en prendront qu’à eux-mêmes.

 

(Muntu Bualu)

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