Elections apaisées: Vers l’enrôlement des nouveaux majeurs

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*Après avoir reçu les Groupes parlementaires de la Majorité présidentielle tout comme de l’Opposition à l’Assemblée nationale, Joseph Kabila a conféré hier avec tous les sénateurs conduits par leur président, Léon Kengo wa Dondo. Tout en insistant sur le fait qu’il faut aller aux élections, le président de la chambre haute du Parlement a proposé au Chef de l’Etat de la nécessité d’organiser toutes les élections, mais aussi de tenir compte de l’enrôlement de nouveaux majeurs

*Dans le contexte actuel de la Rd Congo, l’enrôlement de nouveaux majeurs est une question pertinente et délicate, qui implique l’actualisation du fichier électoral, la localisation de sites d’enrôlement, la formation du personnel sur l’ensemble du territoire national et à l’étranger, l’établissement d’un système de transmission des données, la sensibilisation de la communauté tant nationale qu’internationale. Bref, c’est une opération qui prendra du temps et qui va exiger la révisitation des prévisions budgétaires

C’est depuis près de deux semaines que le Président de la République, Joseph Kabila Kabange est en train de consulter la classe politique du pays, la Société civile, les confessions religieuses,… bref, toutes les catégories sociales du pays, en vue de l’organisation d’un dialogue. Après avoir échangé avec les Groupes parlementaires de l’Assemblée nationale conduits par le président de cette institution, Aubin Minaku Ndjalandjoko, le Chef de l’Etat se devait aussi d’écouter les sages de la chambre haute, pour avoir leurs perceptions pour les voies et moyens de permettre à la jeune démocratie de se consolider.

C’est ainsi que Léon Kengo wa Dondo, président de cette institution, ne s’est pas gêné de dire que le Président de la République a fait le résumé des concertations qu’il a débutées depuis près de deux semaines. Au cours de la même réunion, il a souligné le problème des élections, de sécurisation des élections, de financement des élections, de nouveaux majeurs, ceux qui ont atteint l’âge de la majorité à partir de 2011. Il a parlé également de la participation de la communauté internationale dans le financement des élections.

De son côté, Léon Kengo lui a parlé de la nécessité d’aller aux élections, car pour lui, il ne faut plus envisager deux types de calendrier électoral, c’est-à-dire le calendrier électoral qui vise les résidus de 2011, mais toutes les élections doivent se dérouler en une fois partout. Il a également abordé le problème de nouveaux majeurs qui doivent participer aux élections non plus comme on avait prévu dans le calendrier électoral, c’est-à-dire, ils ne participent qu’aux élections législatives et présidentielle.

En ce qui concerne le financement des élections, le président de la chambre haute avoue lui avoir dit qu’on avait prévu au départ 1.200.000.000 de dollars Us, aujourd’hui avec le rabattement, on arrive à 900.000.000 dollars US. Mais c’est toujours beaucoup, reconnaît-il, avant de marteler qu’on verra dans les jours qui viennent si la communauté internationale mettra la main dans la poche pour intervenir au financement des élections.

Pour sa part, le sénateur Mulahila a salué cette importante rencontre. Pour lui, le Chef de l’Etat veut que les Congolais soient de plus en plus heureux du processus de la démocratie. Il veut réunir un consensus qui permettra que les élections se passent dans les conditions très apaisées et que tous les Congolais puissent être heureux au processus démocratique. Il n’y a pas assez de contradictions, reconnaît-il, tout en insistant sur le fait que ces contradictions feront l’objet de discussions au cas où elles se concluraient par un dialogue. Et ce dialogue, ce sera pour l’intérêt de ces contradicteurs.

Question pertinente et délicate

L’enrôlement de nouveaux majeurs est devenu une chanson que ne cessent de fredonner certains opposants politiques, opposés à l’organisation du dialogue par le Président de la République. Mais lorsque cette idée sort de Léon Kengo wa Dondo, président d’une chambre législative, ceci ne peut qu’intéresser tout le monde.

Et pourtant, cette question est pertinente et délicate et ne doit pas être prise à la légère. En effet, si et seulement on enrôle au niveau national, cela peut nous prendre au moins quatre mois, explique un expert de questions électorales. Avant de renchérir que si l’on y ajoute le souci d’enrôler la diaspora, l’opération peut prendre huit à dix mois.

Toutefois, cette opération va impliquer l’actualisation de tous ceux qui sont dans les fichiers, la localisation de sites d’enrôlement à l’étranger, la formation du personnel sur l’ensemble du territoire national et à l’étranger, l’établissement d’un système de transmission des données, la sensibilisation de la communauté tant nationale qu’internationale.

Pour le même expert, pour la diaspora, il y a plusieurs catégories : une diaspora régulière (pour des raisons d’études, de tourisme, de visite, de maladies, etc.). Mais il y a aussi des Congolais qui sont partis à l’étranger par des voies frauduleuses et qui ne sont pas visibles. Ils ont tous aussi besoin d’être enrôlés pour participer à l’élection présidentielle. Et au niveau national, si le pays lève l’option que l’inscription intervienne avant octobre 2015, cela veut dire que les scrutins provinciaux vont être décalés vers l’année prochaine, ainsi de suite.

En parlant de l’enrôlement, il ne faut pas oublier l’impact sécuritaire dans certains pays d’accueil, car il n’est pas évident que ceux qui réclament les élections à la télévision, veulent réellement qu’elles soient organisées. Est-ce que le pays d’accueil vont disponibiliser aussi facilement un appareil sécuritaire gratuitement ? C’est donc une problématique qui doit être bien étudiée et qui exige même la convocation d’une conférence. Mais comme le Chef de l’Etat consulte en vue de l’organisation du dialogue, nous pensons que la question sera abordée et qu’une solution sage y sortira.

Du rabattement du budget

A en croire Léon Kengo, le budget des élections qui était initialement de 1.200.000.000 de dollars Us a été rabattu à 900.000.000, même si c’est encore beaucoup. Et pourtant, les informations en notre possession renseignent qu’il est vrai que le Gouvernement de la République avait estimé que le budget était excessif. Mais la CENI a eu à exposer au Gouvernement toutes les conséquences qui découleraient du rabattement du budget.

Elle a démontré qu’elle est capable de réduire de 5 à 6 agents dans un bureau, mais cela impliquera beaucoup de travail. En plus, elle a prévu des bulletins électoraux sécurisés, c’est-à-dire non falsifiables et que la baisse du budget peut conduire l’achat d’une mauvaise qualité. Enfin, si le budget est disponibilisé à temps, le matériel peut être commandé à temps. Mais si l’argent ne vient pas avant, la CENI sera obligé de recourir aux avions, avec comme conséquence d’aller au-delà du montant prévu.

L’Avenir

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