Election présidentielle: La communauté internationale s’agite

Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

La souveraineté de la Rd Congo mise à rude épreuve

  • Des voix s’élèvent de plus en plus de par le monde pour stigmatiser la politique de Kinshasa. Une sorte d’acharnement international qui ne dit pas son nom. Certains apprentis sorciers rêvent même d’une Rdc au banc des nations pour très bientôt, partant de cette période où l’organisation des élections, tout en relevant de la souveraineté d’un pays, n’est guère une mince affaire, encore moins un cadeau
  • La question en rapport avec l’organisation des élections en République démocratique du Congo vient de mettre le feu aux poudres de la Communauté internationale, mieux de la quasi-totalité de grandes puissances du monde. Ils ont un schéma à eux. En réalité, l’heure de la récupération vient de sonner au point de se demander si, envieux, plusieurs dirigeants du monde voudraient être à la tête de la République démocratique du Congo

Lors de leur réunion mensuelle du lundi 23 mai 2016 à Bruxelles, les ministres des Affaires Etrangères de l’Union Européenne ont poussé très loin le bouchon, tablant sur la situation politique en République Démocratique du Congo comme si tout baignait dans l’huile chez eux. L’accent était mis plus singulièrement sur le processus électoral au Congo-Kinshasa, avec un schéma qui leur est propre, comme si certaines élections étaient moins importantes que d’autres. Selon eux, une mise en garde aux allures d’un dernier avertissement est venue  avant la phase des sanctions contre les institutions pourtant établies suivant les règles de l’art démocratique. Ils accusent le gouvernement de  « bloquer le processus électoral, réduisant chaque jour l’espace politique et la restriction des libertés fondamentales ».

Exhortation ou injonctions

Dans leurs propos, les ministres des Affaires étrangères de l’UE ont ‘’exhorté’’ le gouvernement congolais et toutes les parties prenantes, dont la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), à favoriser des conditions compatibles avec la tenue d’élections libres, transparentes, inclusives et pacifiques, avec en point de mire la présidentielle et les législatives nationales. Pour quelle raison ce schéma et comment la Rdc voit-elle l’organisation des élections pour que celles-ci soient réellement pacifique ? Là, ce n’est pas leur affaire.

« Tout en prenant acte de l’Arrêt de la Cour Constitutionnelle du 11 mai 2016, l’Union Européenne souligne qu’un gouvernement démocratique fonde sa légitimité sur des élections régulières et dans les délais stipulés par la Constitution », lit-on dans le communiqué final rendu public pour la circonstance. Mais si prendre acte de cet arrêt est une chose, l’organisation des élections en est une suite logique. Et toutes les batteries se mettent en marche pour en arriver là. Autrement, l’UE n’a ni alternative, ni argument de taille pour fléchir Kinshasa.

Ailleurs, il est souligné, que l’organisation des élections est de l’entière responsabilité du gouvernement congolais. Par conséquent, « le manque de clarté constitue un facteur d’instabilité ». Selon l’Union Européenne, on doit « redémarrer au plus vite le processus électoral en franchissant des étapes concrètes ». Dans cet ordre d’idées, il est demandé à la Ceni, une commission totalement indépendante, de « communiquer, dans les plus brefs délais, un calendrier électoral révisé et des options qui permettent aux divers acteurs politiques de se prononcer sur la situation ».

D’aucuns se sont demandé si à propos l’Union européenne connait bien ce qu’elle fait et ce qui se passe au Congo. Pour quelles fins le projet de loi portant identification et enrôlement des électeurs est-il sous examen au Parlement, et celui portant organisation des élections est-il en attente ? Le dialogue politique auquel ils ont totalement souscrit, la présence des experts internationaux à la CENI, à quoi bon ?

Dans  cette même logique, les ambassadeurs d’ici et d’ailleurs se souviendront de la parole de Joseph Kabila, Président de la République démocratique du Congo. « Des conseils, nous sommes prêts à les recevoir amicalement. Des injonctions, jamais ! », leur avait-il lancé en face.

Le ver est dans le fruit

En politique congolaise, les tireurs de ficelles viennent toujours d’ailleurs. Et s’ils disent une chose de loin, ils en diront une autre de près. L’envoyé spécial de Barack Obama dans la Région des Grands Lacs Tom Perriello a dans cette optique parlé de la possibilité d’imposer des sanctions… à la Rdc, alors qu’arrivé au Palais à Kinshasa, il s’est placé au milieu du village comme une église. Quand l’Union européenne parle du processus électoral bloqué en Rdc, la France, pays-membre, veut éviter la ‘’burundisation’’ de la situation et parle d’‘’une posture à adopter’’, donc la possibilité d’un dialogue.

La Belgique, membre de l’Union européenne aussi, prend son courage entre les mains pour encourager, d’une voix conciliante et modérée, le dialogue et l’élargissement de l’espace politique.

Faisant fi des lois de la République, le Royaume-Uni, par la bouche de son envoyée spéciale Danae Dolakia, comme la députée italienne d’origine Rdcienne Cécile Kyenge, se font avocates de Moïse Katumbi dont le dossier suit son cours normal dans  les mains de la justice… Il y a péril en demeure dans ce jeu de cache-cache. Les vrais Congolais savent que la Rdc est comme une case en flamme et qu’il leur revient, mieux que quiconque, à apporter de l’eau pour éteindre le feu.

L’Avenir

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse