Election des gouverneurs et vice-gouverneurs

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Evariste Boshab : Pas de confusion entre la CENI et le ministère de l’Intérieur

L’opinion congolaise ne cesse d’être alimentée par une certaine rumeur relative aux mésententes entre la CENI et le ministère de l’Intérieur. Cette question a tellement soulevée un tohu-bohu à la veille de la publication du chronogramme par le Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur et sécurité nationale. Evariste Boshab était dans tous les viseurs des états-majors des partis politiques, souillant au passage des critères susceptibles d’empiéter l’organisation des élections reconnues à la Centrale électorale.

Pour ceux qui ne le savent pas, la CENI est une administration indépendante, un organe d’appui à la démocratie qui travaille en étroite collaboration avec le ministère de l’Intérieur. Ce dernier, à cause de l’indifférence de la classe politique, à cause du manque de confiance mutuelle entre politique, il a été convié à cette administration indépendante d’organiser les élections qui, en réalité relèvent de la compétence du ministère de l’Intérieur, qui a la charge de l’administration du pays, de la population et de la sécurité.

L’élection des bureaux provisoires et/ou définitif ne relève de la compétence de la CENI

Dans un face-à-face avec la presse audiovisuelle, le patron de la territoriale a levé le pan sur les inquiétudes de la population et surtout des acteurs politiques qui accusent à tort et à raison la gestion de la chose publique. « Il n’y a aucune confusion entre la CENI et mon ministère parce que, l’élection qui concerne les bureaux des  Assemblées provinciales en ce qui concerne le bureau provisoire et/ou définitif n’est pas de la compétence de la CENI, puisqu’aucun texte ne lui confère cette compétence. Il s’agit des Assemblées toute à fait souveraines qui vont organiser leurs élections en toute souveraineté », a-t-il dit.

Le patron de la territoriale a évoqué la loi de programmation qui a accordé 120 jours au Gouvernement pour être dans le délai avec l’installation des nouvelles provinces, et c’est dans cette perspective qu’il a fixé le chronogramme en rapport avec le délai accordé par la loi de programmation. « Je dirai à l’opinion que si deux personnes marchent ensemble et s’entendent, il y a toujours ceux-là qui créent la division et la confusion entre eux, pour tirer l’épingle du jeu de leur côté pour faire croire à l’opinion qu’il y a mésentente. C’est moi le ministre de l’Intérieur après avoir sorti le chronogramme, j’ai notifié à la CENI pour dire qu’en ce qui concerne l’élection des gouverneurs et vice-gouverneurs, cette élection est de votre compétence. C’est à vous de publier le calendrier pour voir comment dans les 120 jours que le législateur a mis à la disposition du gouvernement et le calendrier d’élection à la date probable, tenir l’élection », a précisé Evariste Boshab.

Compte tenu de cette réalité, la CENI de son côté devrait mentionner la lettre du Vice-Premier ministre qui a saisi cet organe d’appui à la démocratie, question de taire les divergences et rumeurs qui fusent de partout. En toute honnêteté, la CENI avait fait mention de ladite lettre. « L’opinion doit savoir qu’il n’y avait aucun problème entre la CENI et Evariste Boshab. J’ai donné le chronogramme qui n’est pas le calendrier. Le chronogramme détermine la période pour laquelle tel ou tel événement puisse se produire. Seule la CENI ne peut donner le calendrier. Il n’y a aucune confusion, en tenant compte de la loi électorale et de la constitution je consulte chaque jour pour que je ne trébuche pas », affirme-t-il.

Quid du découpage ?

Accusé de partout pour avoir précipité le découpage du fait que l’intérieur du pays n’est pas prêt ; accusé de tribalisme et de la création de républiquettes, Evariste Boshab estime que toutes ces accusations sont pleines d’amalgames. D’affirmer et de préciser par ailleurs que le Garant de l’intégrité du territoire, c’est le président de la République, conformément à son serment résumé à l’article 69 de la constitution. Parlant du découpage territorial, il a dit que le mot n’est pas exact «Découpage ». Il s’agit plutôt de la réforme administrative instituée par la Constitution selon le bon vouloir du législateur et que le Garant de la Constitution a voulu que cette disposition constitutionnelle puisse s’appliquer.

Tout est parti, indique le Professeur Boshab, à partir de Sun City où les Congolais se sont réunis pour bâtir leur pays ont décidé que les 11 provinces étaient trop grandes pour les gérer ; plutôt de les redimensionner pour qu’elles deviennent à visage humain, en mettant une administration de proximité. C’est alors que le Garant de la Constitution a chargé le Gouvernement pour l’applicabilité de cette disposition constitutionnelle. n ce qui concerne les nouvelles provinces nouvellement installées, ce qu’il faut préciser ici, c’est que ce qui a changé, c’est le niveau de prise de décision, puisque les districts élevés en provinces ont toujours existé et l’on prenait de décision. Mais seulement à la différence, ce qu’on a élevé le niveau de la prise de décision. Il n’y a pas eu une nouvelle carte administrative dessinée de la province. « On n’a pas découpé, on n’a pas charcuté, la carte demeure toujours telle qu’elle est. Mieux vaut tard que jamais », a-t-il précisé.

(Pius Romain Rolland)

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