Élection au bureau de l’Assemblée nationale: L’opposition joue gros!

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Des urnes, lors de l’élection du bureau définitif de l'Assemblée nationale congolaise le 12/04/2012 à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo
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C’est un bureau de l’Assemblée nationale qui n’affiche pas complet depuis le décès de l’honorable deuxième vice-président Timothée Kombo Nkisi. Son remplacement à ce poste est fonction du respect de l’équilibre géopolitique, étant donné ressortissant Ne Kongo, de la famille politique de l’opposition, il est aussi logique qu’un autre ressortissant Ne Kongo pourvoit à ce poste, pas nécessairement de l’Udps, tout comme il peut y être.
Dès lors, c’est la course au pouvoir et les candidatures enregistrées depuis ne font que s’accumuler même de ceux-là qui ne sont pas Ne Kongo, ni de l’opposition.
Depuis le décès de l’honorable Timothée Kombo Nkisi, en France le jeudi 14 avril 2016, survenu à l’hôpital Port Royal de Paris. Le deuxième vice-président de l’Assemblée nationale a laissé son poste vacant, aujourd’hui convoité par les députés nationaux membres de l’opposition, jusqu’à la décision n°014 du Bureau de l’Assemblée nationale du 09 juin 2016, portant élection au poste de deuxième vice-président, membre du bureau e l’Assemblée nationale.
Deux mois après son décès, le bureau compte combler le vide laissé par ce Ne Kongo, membre de l’Udps. Considérant la vacance crée par le décès de l’Honorable Timothée Kombo Nkisi, deuxième vice-président, l’Assemblée nationale est appelé à élire un nouveau 2ième Vice-président en vue de pourvoir à la vacance créée par ledit décès.
Cependant, le calendrier relatif à l’élection au poste de deuxième vice-président se présente que depuis hier jeudi 9 juin 2016, il y a eu dépôt des candidatures et aujourd’hui 10 juin est consacré à l’examen des candidatures puis l’affichage de la liste des candidats retenus.
Par ailleurs, le lundi 13 juin sera consacré à la campagne électorale et le mardi 14 juin consacré à l’élection du deuxième vice-président, au bureau de l’Assemblée nationale. Cependant, la présentation des candidatures à ce poste, compte dûment tenu des critères de formation, d’expérience, de crédibilité, est fait conformément à l’article 24 du Règlement intérieur de cette chambre.
La géopolitique au centre de controverse
La République Démocratique du Congo est non seulement un pays vaste, mais multiculturel en raison de sa richesse ethnique et géographique. Partant, le partage politique est consécutif en tenant compte de la taille et de la démographie du pays. Aujourd’hui, le territoire de la RDC compte 26 provinces, dont le Kongo Central au cœur de la controverse entre acteurs politiques au matin de l’élection du 2ième vice-président à la Chambre basse du parlement.
Le réalisme voudrait que l’équilibre géopolitique soit respecté dans cette famille politique de l’opposition. Etant multipolaire, elle est en même de concourir à ce poste resté vacant à la suite du décès de Timothée Kombo Nkisi, mais que le Kongo central soit l’espace réservé à ce poste également.
Comme il a été le cas, avec l’élection du vice-premier président Charles Mwando Nsimba qui avait été contraint à la démission de suite de divergences politiques entre son ancienne famille de la MP, dans la distribution équitable des 7 postes au bureau de l’Assemblée nationale, celui du premier vice-président est réservé à la Province du Katanga, pour la MP, mais pas pour l’Unadef. C’est ainsi qu’un autre Katangais avait remplacé Charles Mwando à ce poste, en l’occurrence Floribert Luhonge Kabinda Ngoyi, membre de la MP, mais d’une autre famille politique.
Il en va de même du cas du Rapporteur démissionnaire Norbert Ezadri Eguma. Ce dernier étant de la MP/Ituri, ce poste de Rapporteur ne pouvait qu’être comblé par un iturien, mais pas nécessairement du MSR. Raison de plus, Nono Berocan a été élu, puis que remplissant le critère de l’équilibre géopolitique, étant ressortissant de l’Ituri, mais de la Convention des Congolais Unis, CCU, parti membre de la Majorité présidentielle.
Ainsi doit être fait pour ce poste de deuxième vice-président, réservé au Kongo central mais pour le compte de l’Opposition. Vouloir faire le contraire est suicidaire et lapidaire remettant en cause la démocratie. Sinon, toutes les forces politiques de l’opposition peuvent concourir à ce poste, pas seulement l’Udps mais, seulement du Kongo central.
C’est alors que les Ne Kongo de l’opposition ont envahi les couloirs du Palais du Peuple dans le but de déposer leurs candidatures à ce poste. A en croire nos sources, cette dispersion de candidatures est la suite logique que les potentiels candidats de l’opposition, ne se sont pas entendus sur la candidature devant rassurer et fédérer l’opposition.
Course au pouvoir
Dans les couloirs du Palais du Peuple, plusieurs élus du peuple membres de l’opposition ont envahi le bureau devant réceptionner les candidatures. Parmi les candidatures, Serge Mayamba (Udps, Ne Kongo) ; Remy Masamba (Udps Ne Kongo), César Lubamba Ngimbi (MP Ne Kongo) Basile Olongo Mpongo (SET/Sankuru Otetela), Papy Nyango (Udps/Bandundu), Fabrice Albert Pwela (Ne Kongo, Dynamique de l’opposition), Samy Badibanga (Udps/Kasaï Oriental, élu de Kinshasa) etc. qui ont déposé depuis hier leurs candidatures à ce poste.
En tout état de cause, il revient au bureau lors de l’examen et traitement des candidatures de valider celles qui sont éligibles à ce poste suivant le respect de l’équilibre géopolitique, à savoir le poste de deuxième vice-président au bureau de l’Assemblée nationale revient au Ne Kongo, mais de l’oppositon.
Du moins, les candidatures qui sont susceptibles d’être éligibles ne sont que celles qui respect cet équilibre géopolitique. En attendant, bonne chance à tous.

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