Election à la Commission de l’UA: Abdoulaye Bathily, une candidature conforme à son engagement de panafricaniste

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Le Sénégalais Abdoulaye Bathily, candidat à la présidence de la commission de l’Union Africaine,  était de passage hier à Kinshasa. A l’occasion, il a mis à profit son temps si précieux pour échanger avec deux journaux importants de la place, auxquels il a livré ses points forts pour cette élection qui pointe à l’horizon. Il faut dire que les Chefs d’Etat et de Gouvernement réunis au 27ème sommet de l’Union Africaine à Kigali n’étaient pas parvenus à désigner le successeur de la président de la Commission Nkosazana Dlamini-Zuma, arrivée fin mandat. Cette élection a été reportée à janvier 2017 lors du prochain sommet de l’UA.

Même s’il dit que sa candidature qui n’est pas de circonstance, est dans la logique de son engagement pour le panafricanisme, le Gouvernement du Sénégal avait envoyé une délégation officielle pour présenter la candidature d’Abdoulaye Bathily.  Lors de son passage à Kinshasa, le candidat a tenu non seulement à rencontrer les officiels, mais également à échanger avec les hommes et les femmes des médias. Et ce, lorsqu’on sait que le président de la Commission travaille sous la gouverne des chefs d’Etat. Dans son travail, il doit tenir compte des enjeux des pays africains et doit veiller à ce que les populations africaines soient sensibilisées aux questions africaines

Des défis importants

L’homme qui a placé sa candidature sous le signe de l’expérience et du panafricanisme est celui-là même qui, toute sa vie durant et tout au long de sa carrière professionnelle, s’est engagé à promouvoir le panafricanisme selon des modalités diverses. Il avoue que ce qui nous a réuni par le passé et ce qui nous réunit aujourd’hui, est la conviction que l’Afrique, notre continent, qui ne se développera que si nous avons foi en elle et mettons à son service nos expériences et expertises communes. De l’Organisation de l’Unité Africaine jusqu’à l’Union Africaine, l’Afrique a continuellement été confrontée à des crises multiformes qui ont menacé son organisation.

Sinon, si Abdoulaye Bathily brigue le poste de Président de la Commission, son programme mettra l’accent sur la promesse de la vision de l’Agenda 2063 avec six principaux objectifs : Amener le continent vers une croissance sociale, politique, économique et culturelle ; Renforcer les capacités de l’institution à délivrer sa mission en rendant ses organes plus performants et efficaces ; Rétablir la confiance des Africains en l’Union Africaine ; Faire de l’UA un instrument encore davantage capable de promouvoir la démocratie, la paix, la prospérité et la liberté pour les peuples Africains ; Inspirer un plus grand leadership dans le continent et défendre les intérêts du continent sur la scène mondiale.

Pour atteindre ces objectifs, Abdoulaye Bathily propose de bâtir sur la vision et les aspirations collectives, de passer d’une Union des Etats à une Union des peuples,  contribuer à l’institutionnalisation de l’Union comme symbole vibrant et vivant de l’inébranlable unité des Africains et des peuples d’ascendance africaine, réaffirmer le leadership de l’Union dans toutes les affaires internationales, faciliter l’intégration régionale et continentale, optimiser nos ressources collectives, sans oublier le souhait d’avoir une commission performante.

L’UA dépendante à 80% de l’aide extérieure

En parlant des défis à relever, Abdoulaye Bathily a insisté sur la fin du syndrome de Berlin où l’Afrique a été partagée en colonie. L’Afrique doit avoir une stratégie et parler d’une seule voix, en affirmant l’identité du continent. « Ce qui se produit aux Etats-Unis avec l’intolérance, la montée de l’isolationnisme, du protectionnisme justifie qu’il faut se souder les coudes. De même, la solution aux conflits, la problématique de femmes, de la jeunesse, … On ne peut régler ces questions que si nous changeons les paradigmes de l’économie africaine », dit-il, avant de souligner que les matières premières doivent être transformées sur place, sans oublier la nécessité de créer les bases sociales de cette industrialisation.

Il a regretté que l’UA soit dépendante à 80% de l’aide publique extérieure, ce qui ne permet pas à la Commission d’avoir la politique de ses moyens. Il a aussi fustigé le fait que l’Afrique ait environ 10 partenaires, même si elle n’a pas de stratégie spécifique pour tirer profit de tous ces partenariats. Il a terminé par dire que de fois les gens ont un jugement excessif de l’UA. « Je suis pour une alternance pacifique, parce que l’alternance réalisée dans le sang n’est pas souhaitable, elle conduit à un recul », dit-il, tout en soulignant que la nécessité pour les acteurs politiques d’accepter les compromis (accords, alliances, gouvernement d’union) est souhaitable, surtout qu’il n’y a pas de formule magique. Il appartient donc aux acteurs africains de faire le pas pour nous épargner de la guerre civile. Bonne chance Abdoulaye Bathily !

(Jean-Marie Nkambua)

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