Elaborer des stratégies pour sortir de l’insécurité en Afrique: Les patrons des renseignements en réunion à Kinshasa

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La République démocratique du Congo a abrité, le vendredi 04 mai 2018, l’atelier du comité des services de renseignement et de sécurité africaine (CISSA). Ceci, dans le but de réfléchir sur les stratégies à proposer aux Etats membres, confrontés aux défis sécuritaires, et dans un contexte de la prolifération des armes légères et de petits calibres.  C’est le Vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur et Sécurité, Henry Mova Sakanyi qui a ouvert cet atelier, en présence du représentant du président et le secrétaire exécutif de CISSA. « Les observateurs avisés que vous êtes comprennent qu’en dépit de la multiplicité des défis dont le pays est confrontés, défis qu’il  relève et qu’il relèvera avec efficacité, parmi lesquels celui de sauvegarder la paix, la sécurité et la stabilité sur l’ensemble du territoire national ; Défi aussi d’organiser le processus électoral jusqu’à son terme, la Rdc ne s’est pas dérobée à ses obligations de mériter de la crédibilité placée en elle par le CISSA », a-t-il  indiqué dans son discours.

A quelques différences près, cette situation n’est pas l’apanage des seuls Congolais, c’est devenu le lot commun dans tous les pays africains. « Sans nulle doute, cette menace traversera  les estimations du renseignement dans la région, qu’ils nous incombent de produire en pareille circonstance assorties des recommandations grâce auxquelles nos Etats contiendront les menaces de sécurité d’où qu’elles viennent », dit-il, tout en insistant sur le fait qu’il nous faut ensemble des stratégies pour sortir de l’insécurité dans lequel on voudrait renfermer nos Etats, distrait de s’occuper du progrès social de nos populations. Et ces stratégies, le gouvernement les attend des services des renseignements.

Trois contextes significatifs

Bien avant le Vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur et Sécurité, la parole a été accordée à M. Kalev Mutond, Administrateur général de l’Agence Nationale des renseignements (ANR), qui a situé le contexte 3 contextes significatifs) dans lequel s’est tenue la réunion de Kinshasa.  Le premier contexte, dit-il,  est d’ordre général. Il se traduit par le fait que cette réunion se tient au moment où la CENI, toutes les institutions de la République et toute la population congolaise se préparent pour les élections présidentielle, législatives nationales, provinciales et locales qui auront lieu le 23 décembre 2018 sur l’ensemble du territoire national.

Le deuxième contexte, explique-t-il,  est d’ordre spécifique.  Il se justifie par le fait que cette réunion dont la substance a été préparée par la rencontre des experts le jeudi 03 mai 2018 fait suite à un atelier régionale de la région africaine centrale organisée le mercredi 02 mai 2018 dans un même cadre.  Ledit atelier a été consacré à la thématique suivante : « La prolifération des armes légères et de petit calibre et son impact sur la paix et la sécurité en Afrique ».  « Je saisi cette opportunité pour une lecture horizontale de ce phénomène », indique-t-il, avant de soutenir que la prolifération des armes légères et de petit calibre est une menace de tous les jours certes à intensité variables, selon les zones et les périodes, …

Pour une lecture verticale, le responsable du CISSA pour la région africain centrale explique que la prolifération des ALPC s’appréhende comme un phénomène devenu courant dans nos Etats. Fort malheureusement, faute d’information, il y a une opinion qui croit que des ARPC sont à la fois des armes légères et de petits calibres et d’autres considèrent les armes légères comme lourdes. Les confusions à ce propos sont telles que l’Assemblée général de Nations Unies a eu à statuer que les armes légères sont collectives, conçues pour être utilisées par une ou deux personnes.

« Ainsi, si l’on ne peut accepter la prolifération des armes de petits calibre dans nos Etats, à plus forte raison l’on ne pourrait y tolérer la circulation des armes légères hors des forces armées et de la Police. C’est pour dire que l’initiative prise par le CISSA sur cette menace est venue à point nommé et je tiens à vous en féliciter », s’est ainsi exprimé M. Kalev Mutond, avant d’apprécier dans la foulée,  le rapport issu dudit atelier qui a mis à jour la prolifération des ARPC dans les différents Etats et a débouché sur une batterie des recommandations dont la mise en œuvre aura le mérite de devenir la forteresse des armes légères et de petit calibre en Afrique.

Le 3ème contexte, termine-t-il,  est d’ordre organique. En effet, dans le fonctionnement du comité des services de renseignements et de sécurité africaine, il est prévu une organisation tournante des réunions régionales. C’est pourquoi, les chefs des services des renseignements et de sécurité de la région Afrique centrale s’étaient réunis le 23 juin 2017 à Brazzaville. C’est dans le même contexte qu’ils se réunissent aujourd’hui à Kinshasa.

(JMNK)

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