Effort pour sauver la planète: Les Etats invités aux sauts technologiques respectueux de l’environnement

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La 9ème Conférence des présidents de l’APF, tenue du jeudi 23 au 24 mars courant à Kinshasa, se sont aussi penchés sur des questions de la lutte mondiale contre le changement climatique. C’était lors du point relatif aux divers, où le rapport sur l’après COP22 a été présenté aux participants, notamment, autour des résolutions prises à Marrakech en application de l’Accord de Paris. L’APF recommande ainsi aux pays développés, la modification des techniques et des sauts technologiques plus respectueux de l’environnement.

Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo, venait d’abriter pendant deux jours, la 9ème Conférence des présidents d’Assemblée et de section de la Région Afrique de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF). Les travaux de ces assises se sont déroulés au somptueux cadre du Kempinski Fleuve Congo Hôtel.

Les délégations des Parlements du Bénin, du Burkina-Faso, du Burundi, du Cameroun, de la République du Congo, de la Rd Congo (pays hôte), de la Côte d’Ivoire, du Gabon, du Madagascar, du Mali, du Niger, de la République Centrafricaine, du Maroc, du Sénégal, du Tchad et du Togo, avaient donc pris part à ces assises.

Cette conférence de deux jours lancée et clôturée par Aubin Minaku Ndjalandjoko, président de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo et président en exercice de l’APF, a eu, pour objectif principal, de préparer la 25ème Assemblée régionale Afrique de l’APF qui se tiendra prochainement au Maroc.

Toutefois, elle a également examiné plusieurs autres points. Dont celui sur le rapport d’activités de la Région Afrique francophone et sur la situation politique et sociale dans les pays de l’espace francophone d’Afrique et sur le lieu et de la date de la 10ème conférence des présidents d’Assemblée et de section de la Région Afrique de l’APF.

Tout s’est clôturé par les divers, pendant lesquels, les participants ont suivi le rapport sur l’après COP22 (22ème Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques(CCNUCC)) tenue du 07 au 18 novembre 2016 à Marrakech au Maroc. Lequel rapport a présenté à l’APF les résolutions prises à Marrakech en application de l’Accord de Paris sur le changement climatique (2015 – 2020).

Il s’est donc agi de se focaliser sur le rôle des parlementaires et de la Société civile sur les financements des fonds sur l’environnement : le Fonds vert mondial, le Fonds bleu pour la Bassin du Congo. Quant aux perspectives pour l’Afrique après la COP22 de Marrakech, ce rapport s’est appesanti sur la nécessité de travailler au changement des paradigmes économiques tant à l’endroit des pays industriels et développés d’une part, que des pays africains en quête d’émergence d’autre part.

Pour les Parlements des pays d’Afrique francophone, l’effort pour sauver la planète recommande aux pays développés, la modification des techniques et la nécessité des sauts technologiques plus respectueux de l’environnement. Et aux pays en quête d’émergence, de déployer les modèles de développement qui s’appuient sur les principes de la Francophonie.

A savoir, les principaux principes économiques de la Francophonie étant : l’industrialisation endogène assise sur la promotion de l’artisanat local ; l’application des machines de production locale dans le secteur agricole pour sa promotion et sa vitalité ; et la promotion du tourisme qui repose sur la mise en relief des deux richesses (la beauté des villes, surtout des capitales, et la magnificence des sites naturels).

Voilà pourquoi, conformément à ces principes économiques de la Francophonie, le rapport présenté à l’APF recommande au finish à chaque pays membres, de bâtir de vraies économies ; de former des acteurs économiques et politiques vrais, d’instaurer une vraie démocratie et d’instituer des Républiques vraies, etc.

Quid de la COP22 et de l’Accord de Paris

Signalons par ailleurs que la COP22 avait comme principal objectif d’accélérer l’action climatique de tout Etat et non-Etat acteur. Mais aussi et surtout, de développer les règles en vue de la mise en place de l’Accord de Paris sur le changement climatique (2015 – 2020).

Cet accord international marque donc une nouvelle étape dans le combat mondial pour limiter les émissions des gaz à effet de serres. Il a été ratifié par plus de 170 Chefs d’Etat et de gouvernement du monde, le vendredi 22 avril 2016 à New-York (USA), cinq mois après la COP 21, tenue à Paris du 30 novembre au 11 décembre 2015.

Pour rappel, la COP 20 tenue à Lima au Pérou a été une conférence des négociations. La COP 21 tenue à Paris en France a été celle des décisions avec d’adoption de la « Déclaration de Paris » dont la République démocratique du Congo était le tout premier pays africain à signer, par le Président de la République, Joseph Kabila Kabange. Cependant, sa mise en œuvre attend encore sa ratification qui peine encore au niveau du Parlement de la République.

Et la COP 22 c’était une conférence des actions, de la mise en œuvre des décisions. Le but principal était de développer des outils opérationnels dans le cadre du plan Paris – Lima puis Paris – Marrakech. A ce titre, la COP 22 est considérée comme la première réunion historique des Parties, cadre où l’Accord de Paris est entré en vigueur.

(Lepetit Baende)

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