Edifié par le cas de l’Ong Entre Terre et Ciel: Lumeya interdit l’octroie des concessions à usage funéraire

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Fort de l’expérience malheureuse de l’Ong Entre terre et Ciel qui n’utilise pas la concession de terre lui attribuée à des fins non lucratives, le ministre des Affaires Foncières, Me Lumeya Dhu Maleghi a pris le samedi 13 janvier 2018 des mesures conservatoires portant interdiction de l’exploitation des concessions de cimetière par les privés. Ainsi, plus question donc d’accorder des concessions de terre à usage funéraire aux organisations non gouvernementales exonérées des taxes, mais qui se retournent par la suite contre l’Etat en exhibant de manière ostentatoire leur penchant commercial.

« J’ai pris d’une façon conservatoire une mesure interdisant de confier les concessions des terres aux privés, des concessions à usage funéraire. Plus question de confier les concessions foncières aux privés pour exploiter les cimetières. J’ai pris cette mesure conservatoire à cause de la triste expérience du cimetière baptisé « Entre Ciel et Terre », indique le ministre. Et ce, parce qu’après les pluies diluviennes qui ont causé mort d’hommes dans la capitale Kinshasa et malgré l’intervention du gouvernement, la plupart de familles de victimes n’ont pas pu, par exemple, inhumer les leurs au Cimetière Nécropole Entre Ciel et Terre. Une seule raison : les coûts exorbitants des caveaux. A vrai dire, c’est un cimetière des riches. Pourtant, au départ, l’objet de la création de ce cimetière était social.

L’expérience de l’Ong entre Ciel et Terre a démontré que le caractère humanitaire vanté pour l’obtention des documents n’était qu’un leurre, mais que c’était, par contre, du pur commerce. Pas de sépulture à moins de 1500 dollars Us. La facture est toujours salée s’il faut enterre quelqu’un là-bas. Le caveau va de 1900 dollars à 15.000 dollars Us, voire même à 19.000 dollars Us. Donc, une tombe à un prix antisocial. « L’Ong entre Terre et Ciel n’utilise pas la concession de terre lui attribuée à des fins non lucratives », affirme certaines sources. La vocation première pour laquelle elle a obtenu la grande bande de terre est reléguée au second plan, constate-t-on.

Face à cet état de chose, le ministre Lumeya pense qu’il faut  arrêter la duplicité. Désormais, il renonce à accorder des concessions de terre à des fins funéraires aux organisations non gouvernementales « à moins que ça soit dans le cadre d’un partenariat public-privé ». « Quand les organisations non gouvernementales demanderont de concessions de terre pour usage funéraire, je n’accorderai plus parce qu’il est démontré qu’à ce jour quand on leur donne, elles se livrent de manière effrénée au commerce. Pourtant, la mission n’était pas pour faire d’énormes bénéfices. Ce qui constitue une grande violation de la loi », assure le patron des Affaires Foncières.

Le gouvernement sera saisi de la question

Ainsi, la formule est trouvée. Pour se soustraire au payement de taxes et impôts, certains responsables des Ongs se réfugient derrière le caractère non lucratif de leurs activités funéraires. Malheureusement pratique, une fois en possession de documents, ils font le commerce. Un commerce cruel. Le ministre des Affaires Foncières, Lumeya Dhu Maleghi se désole de cette situation et estime qu’il faut stopper l’imposture face à des cœurs inhumains. « Nous avions confié aux privés la gestion des corps de nos compatriotes après leur vie, mais nous avons trouvé que c’est plus du commerce. Aujourd’hui à Kinshasa, quand on est pauvre, il est difficile d’enterre un être cher avec dignité. Cette expérience étant mauvaise, nous ne voulons plus la répéter dans d’autres parties de la République ».

A la recherche des solutions palliatives, l’Etat, dit-il va chercher des nouvelles  concessions de terre pour ouvrir des nouveaux sites funéraires accessibles à toutes les bourses. La question sera davantage murie au niveau du gouvernement. « C’est aussi ça la responsabilité de l’Etat », explique Lumeya dépité par la mauvaise expérience de l’Ong Entre Ciel et Terre. « Je crois qu’il nous appartient nous, entant que gouvernement de mettre en place une bonne gestion de cimetière et comme c’est un service public, que l’Etat congolais assume ses responsabilités ».

Soulignons que des voix s’élèvent au sein de la société civile pour exiger du gouvernement des enquêtes pour savoir à quelles fins les Ongs qui gèrent présentement les cimetières, avaient-elles obtenu leurs documents ? A la question de savoir si une famille qui dispose d’une concession peut l’utiliser pour enterrer ses proches, le patron des Affaires Foncières de la Rdc rappelle qu’il faut l’autorisation préalable du Gouverneur de la province. C’est une matière qui relève de l’Administration locale, c’est le Gouvernement provincial, le gouverneur de province ou le chef de collectivité qui doit l’apprécier au cas par cas.

(JMNK)

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