Edem Kodjo s’explique

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Comité préparatoire du dialogue, délais constitutionnel, etc.

Edem Kodjo s’explique

*Dans une interview accordée à Rfi, Edem Kodjo, facilitateur international du dialogue, pense que sa mission est de faire en sorte que les protagonistes de l’espace politique congolais se retrouvent, pour régler toutes les questions relatives au processus électoral. « Ma mission n’est pas d’aller chercher des garanties quelconques de qui que ce soit. […] Si la question du respect du calendrier électoral par la majorité se pose, on va la régler ; je n’ai pas besoin de poser de préalable. L’on ne peut me demander quelque chose qui dépasse le rôle qui est le mien. […] », dit-il

*Au sujet de l’ultimatum de l’UDPS, il répond que ce parti politique de l’opposition ne l’a pas saisi. L’UDPS a écrit pour dire qu’il souhaite que les choses se passent vite. Et si, d’ici le 24 avril rien n’est fait, il pourra prendre une décision. « Moi je demande à l’opposition de venir, et nous allons trouver la solution ensemble », dit-il, avant d’ajouter que ce dialogue est indispensable, surtout que les Nations Unies dans la résolution 2277 qui sert aujourd’hui de Bible apparemment, notamment à tous ceux qui pensent qu’ils ne doivent pas aller à la négociation, dans son paragraphe 10,  invite tout le monde à participer à ce dialogue. L’on ne peut prendre la résolution des Nations Unies quand elle peut avoir quelque chose d’arrangeant et jeter tout ce qu’elle peut avoir de dérageant, conseille-t-il.

En République démocratique du Congo, le retard pris dans la publication des noms des membres de la Majorité Présidentielle, de l’Opposition politique et de la Société civile devant composer le Comité préparatoire du dialogue politique national et inclusif, est au centre  des commentaires qui vont dans tous les sens dans la ville province de Kinshasa et ailleurs. Et pour cause. La promesse faite par l’ancien Premier ministre togolais, Edem Kodjo, qui annonçait la publication du Comité préparatoire à la fin de la semaine dernière.

A ce jour, non seulement que cet homme pétri d’expérience est resté silencieux, nombreux sont ceux qui pensent qu’il n’a pas eu la tâche facile et c’est la raison pour laquelle son initiative traine. C’est dans ce climat qu’il a été interviewé par Rfi, qui ne s’est pas montré indulgente à son endroit, qui veut savoir si le dialogue ne sera pas un outil au service du glissement du calendrier électoral.

« Le facilitateur que je suis, a pour mission de faire en sorte que les protagonistes de l’espace politique congolais se retrouvent, pour régler toutes les questions relatives au processus électoral. Ma mission n’est pas d’aller chercher des garanties quelconques de qui que ce soit. […] Si la question du respect du calendrier électoral par la majorité se pose, on va la régler, je n’ai pas besoin de poser de préalable. L’on ne peut me demander quelque chose qui dépasse le rôle qui est le mien. […] » Et de renchérir qu’il n’a pas de garantie sur ce point, à avoir auprès du Président de la République et ne peut non plus, dans sa démarche, poser de préalables.

Et s’il n’y a pas de préalables, Rfi croit que l’opposition dira que le facilitateur est complice du Président Kabila. La réponse du facilitateur a été directe : « Devenir complice de Kabila, ce n’est pas mon problème. Je suis un homme d’expérience à qui on a fait appel, pour venir aider à régler un problème. Pourquoi je vais devenir le complice de qui que ça soit ? Parce qu’on s’est mis en tête un certain nombre de choses, et l’on passe son temps à tourner en rond. Moi, je ne suis pas partie-prenante dans cette affaire. Je n’ai pas de partie ».

Un travail essentiellement lié au processus électoral

Au sujet de l’UDPS, parti politique majeur de l’Opposition politique qui avait demandé le dialogue,  le Facilitateur précise qu’il n’est pas encore saisi par le parti du sphinx de Limete. Il dit tout simplement que l’UDPS a écrit, souhaitant que les choses se passent vite. Et si, d’ici le 24 courant, rien n’est fait, il pourra prendre une décision qui lui convient. Voilà ce qui est dit. « Moi je demande à l’opposition de venir et nous allons trouver la solution ensemble. Ce dialogue est indispensable, même les Nations Unies dans la résolution 2277 qui sert aujourd’hui de Bible apparemment, notamment à tous ceux qui pensent qu’ils ne doivent aller à la négociation, dans son paragraphe 10, invite tout le monde à participer à ce dialogue, mais pas à un autre dialogue imaginaire. L’on ne peut prendre la résolution des Nations Unies quand elle peut avoir quelque chose d’arrangeant et jeter tout ce qu’elle peut avoir de dérageant », réitère-t-il.

Par la suite, RFI a voulu savoir si dans un souci d’apaisement, le Président Joseph Kabila ne pouvait pas lever toute ambigüité et dire par exemple qu’il partirait le 20 novembre prochain, à l’issue de son mandat quoi qu’il arrive ? Et Edem Kodjo de répondre : il ne faut pas poser de questions comme ça à quelqu’un comme moi. Ce que je peux discuter avec le Président Kabila, s’il accepte de me recevoir, ce n’est pas forcement quelque chose que je veux dire sur la place publique. Nous sommes quand même dans l’ordre de la conduite des affaires de l’Etat.

A certaines questions de politique interne, il a insisté sur le fait qu’il est là pour régler un problème particulier. « Vous me parlez d’autres problèmes congolo-congolais, de la CENI, quelque chose qui concerne les députés. Moi, l’on m’a demandé de faire un travail qui est lié au processus électoral. Si nous avançons dans ce domaine, ça sera une bonne chose ; si l’on n’avance pas, on sera bloqué. Pour moi, c’est clair, j’ai reçu un mandat pour faciliter le dialogue inter congolais sur le processus électoral ».

(JMNK)

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