Edem Kodjo consulte encore la MP et l’opposition

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Edem Kodjo consulte encore la MP et l’opposition Le Facilitateur s’est envolé pour Bruxelles (Belgique)
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*Après la série d’entretiens avec la classe politique se trouvant à Kinshasa, Edem Kodjo s’est envolé, hier jeudi dans la soirée, pour Bruxelles, afin de rencontrer Etienne Tshisekedi, président du comité de sage du conclave. Mais avant de prendre son avion, il a voulu écouter  la Majorité Présidentielle et l’opposition, sur des points pour lesquels ils ne se sont pas encore mis d’accord

*A en croire Emmanuel Shadari, président du Groupe parlementaire PPRD et allié, le dialogue ne doit pas être convoqué par une autre personnalité étrangère. « C’est le point rouge  et l’on ne peut y revenir », dit-il. A l’occasion, il a rejeté la position d’Etienne Tshisekedi qui pense diriger la transition. Pour lui, pendant cette éventuelle transition, c’est toujours Joseph Kabila qui sera le Président de la République, parce qu’il est protégé par les lois de la République, comme le sont les sénateurs et les députés provinciaux

 

 

Après avoir reçu le rapport du groupe de travail composé de membres de la Société civile, sur le travail pré-dialogue, Edem Kodjo, Facilitateur de l’Union africaine (UA) au dialogue national et inclusif devant se tenir en République démocratique du Congo, a reçu tour à tour les représentants de la Majorité Présidentielle et de quelques partis politiques de l’opposition congolaise.

Pour Ramazani Shadari, président du groupe parlementaire PPRD et allié à l’Assemblée nationale, qui a pris la parole au nom de la Majorité Présidentielle, il faut que ce dialogue soit national et inclusif tel qu’il a été convoqué par le Président de la République, Joseph Kabila Kabange. Concernant  le renforcement de la facilitation par un panel ou un groupe de soutien à la facilitation, composé de quelques institutions internationales et régionales, la Majorité présidentielle en a pris acte, malgré quelques petites réserves non révélées à la presse.

« Nous avons parlé du format, de la durée et des termes de référence du dialogue ; et sur ça, nous avons été très clairs et avons dit que pour nous, le dialogue va traiter essentiellement et surtout du processus électoral. Je crois qu’on s’est entendu, même si à la fin, Edem Kodjo nous a dit qu’il y a des points sur lesquels on reviendra, parce que pour lui, ce n’est pas à 100% qu’on s’est mis d’accord », affirme Emmanuel Shadari.

Par rapport au blocage dû au refus de l’opposition de prendre part au dialogue convoqué par le Président Kabila, le Secrétaire général adjoint du PPRD a déclaré qu’il ne s’agit pas d’un dialogue international, où il faille aller trouver des solutions à Bruxelles, 56 ans après l’indépendance du pays.

« Nous ne sommes pas d’accord avec nos collèges qui sont partis à Bruxelles. C’est une façon de trahir le peuple congolais et de dire que nous ne sommes pas matures, sur le plan politique. L’on n’invente rien, ce dialogue a été convoqué par le Chef de l’Etat en fonction et qui est toujours en fonction. L’on ne peut  accepter que ce dialogue soit convoqué par une autre personnalité étrangère. Pour nous,  en effet, c’est le point rouge et l’on ne peut pas reculer», soutient Shadari.

Réagissant aux différentes manœuvres de l’opposition, le président du groupe parlementaire PPRD et alliés n’a pas manqué de mots : « Elle viendra, l’opposition viendra. Tout ce qu’elle fait, c’est l’accumulation de stratégies. Elle viendra ». Quant au nombre de représentants de la Majorité à ces assises, Emmanuel Shadari affirme que le nombre de la Majorité sera beaucoup plus élevé que celui de l’opposition.

 

Tshisekedi au pouvoir en fonction de quoi ?

 « Il va diriger en fonction de quoi ? Ce serait la violation de la Constitution. Notre Constitution, on ne peut la toucher. Celui qui va la toucher, nous allons lui opposer l’article 64 de la Constitution. Vous voyez déjà comment la Majorité mobilise la population et aujourd’hui la rue, c’est la Majorité. Le peuple est derrière nous. Donc, pendant une éventuelle transition qui pourrait intervenir, c’est Kabila qui sera toujours Président de la République, parce qu’il est protégé par les lois de la République et la Constitution, comme le sont les sénateurs et les députés provinciaux. Ce débat, nous l’avons clôturé par l’arrêt de la Cour constitutionnelle », tranche Ramazani Shadari.

Le face-à-face Kodjo-Opposition

Après la Majorité Présidentielle, intervient alors le tour des délégués de l’opposition à être reçus par le Facilitateur Edem Kodjo.  Au menu de leur entretien, rien de grave, sinon la fameuse position de ne pas prendre part au dialogue tel que convoqué par le Président de la République. Une position qui trouve déjà sa réponse dans la Constitution de la République.

Fidèle Babala, cadre du Mouvement de Libération du Congo (MLC), y revient : « Kodjo n’avait rien à nous proposer. Tout simplement nous écouter, par rapport à la possibilité d’organiser ou pas le dialogue. Nous lui avons donné notre position qui est celle de ne pas participer au dialogue, tel que convoqué par le Chef de l’Etat Joseph Kabila. En ce qui nous concerne, le seul dialogue qui est important, c’est le dialogue autour de la CENI, pour baliser le processus électoral ».

Et Baudouin Mayo de l’UNC, parti cher à Vital Kamerhe pense que le dialogue de 2016 intervient à un moment inopportun et suspect. Pour lui, le président Kabila devait convoquer ce dialogue en 2013.

Quant à la situation de Jean-Bertrand Ewanga, qui s’est retrouvé du 08 au 09 au conclave de Bruxelles (Belgique), Mayo précise qu’il est toujours Secrétaire général de l’UNC,  si bien qu’il n’a pas démissionné.

Pour Fabien Mutomb de l’Union pour la Démocratie et le Progrès social (UDPS), la constance  est de mise.  « Nous avons accepté de participer au dialogue, mais en posant des pré requis incontournables. Le respect de la Constitution,  de la résolution 2277 du Conseil de sécurité de Nations Unies et bien entendu, la feuille de route de l’UDPS qui donne les termes de référence pour le  dialogue », soutient-t-il.

Le Mouvement Social pour le Renouveau (MSR), d’après François Ruboka, soutient le dialogue convoqué par le Président de la République, Joseph Kabila. Mais quant aux difficultés dues au processus électoral, le MSR exprime le vœu de voir le dialogue démarrer au plus vite que possible, afin d’éviter d’autres difficultés ultérieures. Et pour prévenir une éventuelle nouvelle guerre au pays, il faut vite organiser le dialogue.

Rappelons, par ailleurs qu’avant cette rencontre, Edem Kodjo avait reçu, mercredi 15 juin dans son cabinet, le Groupe de travail du Dialogue national et inclusif, constitué des délégués de la société civile qui lui a remis le draft de son rapport. D’après Jérôme Bonso, membre du groupe de travail, ce rapport contient notamment une proposition du règlement intérieur du comité préparatoire, des éléments sur le lieu, la durée, la composition et les éléments du dialogue, les critères et les mécanismes de désignation des délégués au dialogue, etc.

Après Kinshasa, c’est dans la soirée du jeudi 16 juin qu’Edem Kodjo a pris son avion pour Bruxelles, où il rencontrera la partie de l’opposition congolaise qui y séjourne.

 

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