Echauffourées entre forces de l’ordre et étudiants à l’INBTP: Une journaliste violemment agressée par un groupe d’étudiants

par -
0 790
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

Des voitures ont été brulées, …

Journaliste en danger (JED) condamne fermement la violente agression dont a été victime une journaliste de la Radio Télévision par Satellite 1 (RTVS 1), lors de la couverture des échauffourées qui ont opposé la police nationale congolaise à un groupe d’étudiants de l’Institut national du Bâtiment et des Travaux Publics (INBTP).

Selon des informations recueillies par JED, Francine Bitshi, journaliste-reporter à la RTVS1, a été violemment prise à partie, ce lundi 16 novembre 2015 dans la matinée, par des étudiants de l’INBTP qui manifestaient, à la place connue sous le nom de « Kintambo Magasin » à Kinshasa, contre la majoration des frais académiques.

Francine Bitshi se rendait à sa rédaction quand elle a rencontré un groupe d’étudiants de cette institution universitaire qui avaient barricadé toutes les routes, empêchant ainsi la circulation routière. C’est alors qu’elle décida de quitter son véhicule en se dirigeant vers les manifestants qui s’affrontaient aux agents de l’ordre. Francine Bitshi a été alors attaquée et copieusement tabassée par les étudiants au moment où elle filmait la manifestation à l’aide de sa tablette.

La journaliste, dont les habits ont été déchirés, a été grièvement blessée et a perdu une dent lors de cette agression. Elle a été conduite, par un de ses collègues qui a assisté à cette agression, dans un centre hospitalier. Journaliste en danger (JED) exige une enquête rapide pour identifier les agresseurs de la journaliste, afin que cet acte ne reste pas impuni.

Surchauffe à l’INBTP

 Dans l’entretemps, le problème à la base de ces incidents demeure. Un groupe d’étudiants de l’INBTP dénonce la majoration des frais académiques de 350 à 500 Usd et des frais de logement aux homes de cette institution de 50 Usd à 200 USD. Raison pour laquelle ils ont manifesté leur colère à l’endroit du comité de gestion en barricadant les voies d’accès à l’INBTP. Ils ont brulé les voitures de certains professeurs et de l’administration garées dans l’enceinte de l’institution. Les bureaux administratifs se sont retrouvés fermés hermétiquement à la suite de l’évolution de l’évènement. Pour sa part, le comité de gestion a rejeté en bloc les préoccupations de ce groupe d’étudiants en colère. D’après le Directeur général de l’INBTP, le professeur Makengo, il estime que s’il y a majoration, elle doit être publiée et affichée. « C’est une fausse information », a lâché de DG de cette institution. Quant au ministre de l’ESU, il a appelé au calme. « Evitons de gâcher les conditions de travail… », a-t-il lancé aux étudiants, en colère. Et ce, avant de leur inviter de se constituer en délégation pour être reçu dans son cabinet de travail.

(Saint Hervé M’Buy)

 

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse