Ebola et insécurité à Beni: Les assurances de la Monusco

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La Rd Congo fait face et riposte à une épidémie à virus Ebola qui présente une menace très élevée dans un contexte particulier marqué par la présence des groupes armés, une forte densité et mobilité des populations, etc. qui sont autant de facteurs qui peuvent favoriser la propagation de la maladie et constituer des difficultés majeures.

L’analyse des risques de l’OMS par rapport à cette situation indique que les taux de risque pour la propagation de l’épidémie demeurent très élevés pour l’ensemble du pays et au niveau régional, mais assez faibles au niveau mondial. La riposte à cette épidémie, comme celle des épidémies passées est organisée sous le leadership du ministère de la Santé, appuyé par l’OMS et les autres partenaires.

A ce jour, la situation épidémiologique se présente de la manière suivante : à la date du 5 août 2018, on note 43 cas dont 36 décès. Des équipes de l’OMS sont déployées aux côtés de celles du ministère de la Santé et des autres partenaires à l’épicentre de la maladie à Mangina, zone de Santé de Mabalako et à Beni. Dans ces équipes, il y a des épidémiologistes, des cliniciens, des hygiénistes, des logisticiens, des spécialistes de communication de risque et engagement des communautés, des psychosociologues, etc.

Un laboratoire mobile a été installé par l’INRB à Beni et est fonctionnel depuis le 3 août 2018. Deux autres laboratoires mobiles sont en cours d`installation à Mangina et à Goma. Des centres de traitement Ebola sont en cours d`installation à Beni et Mangina avec l`appui de MSF et ALIMA. Entre autres activités des équipes de riposte, un briefing a été également fait à l’endroit des journalistes locaux de Beni pour les aider à mieux comprendre les mesures de prévention essentielles et les messages clés à transmettre.

A ce jour, la priorité demeure l’identification des cas et des contacts et le suivi quotidien de ces derniers, le renforcement de la surveillance aux points d’entrée et de sortie prioritaires. Aussi, une vaccination pour les agents de première ligne, pour les contacts des cas confirmés et pour les contacts des contacts démarrera incessamment. L’OMS et les autres partenaires demeurent mobilisés pour permettre au Gouvernement à travers le Ministère de la santé, d’endiguer rapidement cette 10è épidémie de la maladie à virus Ebola, comme ce fut le cas au Bas-Uele l’année dernière et dans la province de l’Equateur il y a quelques mois.

Comment combattre Ebola dans une zone instable ?

A cette question, le représentant de l’Organisation Mondiale de la Santé en RDC, le Dr Allarangar qui répondait à une question de la presse affirme que l’accessibilité est un problème, c’est une réalité. Mais nous sommes face à un évènement, et par rapport à cela, on est obligé de faire des efforts pour pouvoir résoudre le problème. « Je crois que quand on a un évènement comme l’épidémie de la maladie à virus Ebola, il n’y a pas que l’équipe de santé qui doit être engagée. Je crois que tout le monde doit être engagé. Et c’est ce que les autorités nationales sont en train de faire », dit-il, avant d’ajouter que le  2 août dernier, quand on était sur le terrain, on n’était pas que l’équipe de santé, on était avec les autorités administratives, les autorités politiques et les autorités militaires.

Donc, de ce côté, je pense que tout est mis en œuvre de sorte qu’on puisse venir à bout de cette épidémie. Mais il faut se dire, ce combat-là, il ne faut pas se voir vaincu à l’avance. Il faut dire que nous allons réussir et, on doit réussir.

Il a été complété par le porte-parole de la MONUSCO, Florence Marchal, qui apporte un complément tout ce qui a été dit. A Beni, comme vous le savez, nous avons la Brigade d’intervention, avec comme je l’ai dit tout à l’heure, 3.000 hommes. Dans le cadre du soutien que la MONUSCO peut apporter pour la riposte à cette épidémie, il y a bien évidemment des escortes apportées aux équipes de santé et d’autres choses qui restent encore à déterminer. Donc, on est dans un cas de figure qui est diffèrent de celui qu’on a connu lors de l’épisode précédent dans la province de l’Equateur.

Que font les drones ?

A cette question, le porte-parole militaire, le Lieutenant-colonel Serge Bruno Chabi reconnait que c’est vrai que nous disposons d’un grand nombre de troupes à Beni. Mais il faut faire attention aux types d’affrontements. La mission de la Force en RDC, c’est une mission de neutralisation. Ce n’est pas une mission d’extermination. Les combats se déroulent au sein des populations. On a beau avoir la suprématie dans les rapports de force, il n’est pas question de venir larguer des bombes et de faire demi-tour comme on peut l’avoir vu ailleurs.

Deuxièmement, il faut savoir le type d’ennemi auquel on a affaire. Il s’agit d’un ennemi qui se confond rapidement à la population, il n’est donc pas facile de l’identifier même si vous avez la technologie la plus perfectionnée. Il faut savoir que c’est un ennemi qui parfois bénéficie de complicités, et ce n’est même pas exclu, j’ose dire, de sympathie des populations qui leur fournissent une logistique qui les entretient.

Mais il faut savoir que c’est un ennemi assez volatile qui peut aller de part et d’autre d’une frontière. Donc, vous voyez que quand tout cela est réuni, il faut inscrire l’action dans le temps, c’est-à-dire opposer à l’ennemi un mode d’action qui l’asphyxie progressivement au point qu’il vienne se rendre. Mais, je dis que ne prendre en compte que les rapports de force, c’est prendre le risque de faire une mission d’extermination et c’est loin d’être le cas de la mission que le mandat [du Conseil de sécurité] des Nations Unies donne à la Force.

(JMNK)

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