Ebola en RDC : L’ONU exige un accès complet du personnel de santé dans les zones rouges

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Apres la mort de deux agents de l’équipe de riposte d’Ebola dans l’Est de la RDC, tués par les miliciens Maï-Maï à Butembo et l’identification de deux cas d’Ebola dans une zone couverte de ces mêmes miliciens, une source indique que le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté, mardi 30 octobre 2018, une résolution condamnant les attaques de groupes armés en RDC  et leur rôle dans l’exacerbation d’Ebola. Cette épidémie qui continue de sévir dans ce pays. L’Onu donc, a exigé un accès complet, sûr, immédiat et sans entrave du personnel humanitaire et médical à travers la région. Ledit personnel travaillant à sauver des vies et empêcher le virus de se propager.

Rappelons qu’au cours d’une conférence de presse du 22 octobre 2018 à Beni, le docteur Ndjoloko Tambwe, directeur général de riposte, avait confirmé deux cas d’Ebola signalés dans des zones Maï-Maï. Par la même occasion, il avait condamné l’élimination physique de deux agents sanitaires par des miliciens Maï-Maï. En effet, des sources ont révélé que le double crime avait eu lieu vendredi 19 octobre 2018 dans la ville de Butembo au Nord-Kivu. Il s’agissait  des deux agents de santé de l’Unité Médicale d’Intervention Rapide (UMIR) à Butembo.

Adoptant la résolution 2439 (2018) par consensus, le Conseil a réitéré sa profonde préoccupation devant la situation sécuritaire et humanitaire globale de la RDC, notant que les deux sont exacerbées par les activités déstabilisatrices des groupes armés nationaux et étrangers.

Rappelant que le gouvernement du pays porte la responsabilité principale de protéger les civils sur son territoire, des crimes contre l’humanité et crimes de guerre y compris, il s’est déclaré une fois de plus préoccupé par la situation sécuritaire dans les zones touchées par la récente épidémie d’Ebola. Aussi a-t-elle appelé à la cessation immédiate des hostilités par tous les groupes armés, allusion faite également aux les Forces démocratiques alliées (ADF).

Condamnant en des termes les plus sévères toutes les attaques perpétrées par des groupes armés y compris ceux qui posent de graves problèmes de sécurité aux intervenants et compromettent la riposte à l’épidémie d’Ebola, le Conseil a demandé à toutes les parties de respecter pleinement le droit international et d’assurer un accès complet, sûr, immédiat et sans entrave aux organisations humanitaires. Et le personnel médical, ainsi que leur équipement, leur transport et leurs fournitures.

Selon les termes du texte, le Conseil a souligné la nécessité pour la communauté internationale de continuer à renforcer les systèmes de santé nationaux, conformément aux besoins du gouvernement de la République démocratique du Congo. Car, a-t-il souligné, ces efforts sont essentiels pour empêcher une détérioration de la crise actuelle ou une récurrence future.

Grosso modo, le Conseil a rappelé le gouvernement et les acteurs concernés à leurs responsabilités. Ils sont tenus, de prendre en compte la nécessité d’intensifier les efforts visant à mettre en œuvre et à communiquer au public les protocoles de sécurité et de santé établis. Et, dans le même ordre d’idée, les mesures préventives visant à atténuer les informations erronées et les alarmes injustifiées concernant la transmission et l’étendue de l’épidémie.

 

Mamie Ngondo

 

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